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Coup de froid autour de la marche blanche
Luxembourg 4 2 min. 13.11.2021
Protestation

Coup de froid autour de la marche blanche

Pas simple de mobiliser les foules quand le thermomètre n'affiche que 2 degrés.
Protestation

Coup de froid autour de la marche blanche

Pas simple de mobiliser les foules quand le thermomètre n'affiche que 2 degrés.
Photo : Guy Jallay
Luxembourg 4 2 min. 13.11.2021
Protestation

Coup de froid autour de la marche blanche

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Vendredi soir, la cinquième manifestation silencieuse pour dénoncer les choix du gouvernement dans sa gestion de la crise covid a attiré moins de monde que les deux dernières éditions.

Le rituel est désormais rodé : rendez-vous tous les 15 jours le vendredi soir sur les marches de la Philharmonie pour partir en cortège, sans banderoles ni slogans, en direction du Knuedler. Et ce 12 novembre, ils étaient près de 2.000 à assister à la cinquième marche blanche et silencieuse (MBS) organisée dans la capitale.


Trois questions autour de la marche blanche
Ce vendredi, combien de participants prendront part à ce cinquième rendez-vous de protestation (silencieuse)? Réponse à partir de 19h, heure à laquelle le cortège partira de la Philharmonie pour rejoindre le Knuedler. Le tout sous bonne garde de la police grand-ducale.

Après deux cortèges réunissant quelque 3.500 personnes, la foule était donc moins nombreuse cette fois. A voir si la tendance se confirme le 26 novembre, date possible du prochain temps fort de ce mouvement de colère aux revendications multiples. Froid, lassitude, démobilisation, indisponibilités des uns et des autres: les causes de cette baisse d'influence peuvent être nombreuses.

Dans le cortège, toujours impossible d'interroger un organisateur. Si l'origine de la MBS reste le refus des mesures sanitaires adoptées depuis 20 mois pour faire face au covid, nul meneur ne veut en dire plus. Un communiqué quelques heures avant le début de la manifestation a juste rappelé que la marche s'inscrivait en réaction à une politique « injuste, incohérente et absurde». Et que face à cela, les organisateurs avaient «choisi d’exprimer notre souffrance et nos désaccords pacifiquement».  

Au fil du communiqué, les organisateurs s'en prennent pêle-mêle au «gouvernement et sa majorité parlementaire qui sabordent les valeurs constitutionnelles, les libertés et droits acquis au prix du sang de nos aïeux», à la «politique décidée par la Commission européenne qui n’est pas une émanation des citoyens» ou au fait que, selon leurs dires «nos médecins généralistes ont eu interdiction de soigner une partie des citoyens, interdiction d’exercer leur art pendant plusieurs mois et jusqu'à aujourd'hui en raison de la limitation du droit de prescrire et du choix thérapeutique». Etc.

 

Mais la règle de silence dans la procession nocturne, ces dernières semaines, a été suivie. Tenue blanche de rigueur pour les ''marcheurs" et absence de pancartes et autres cris dans les rangs. A ce titre, la MBS de vendredi s'est encore tenue sans incident, à l'image de ce qu'avait déjà pu noter la police grand-ducale lors des éditions précédentes.

Se pose toujours la même question quant au devenir de cette marche blanche à laquelle aucun politique national n'a apporté de soutien, pas plus que les syndicats. Et cela alors que sur certaines revendications, comme la limitation du CovidCheck, certaines passerelles pourraient exister.


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Comme deux semaines auparavant, près de 3.500 personnes ont à nouveau manifesté dans la capitale leur opposition aux mesures votées pour contrer l'épidémie covid. Un cortège aux motivations toujours aussi multiples.