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Copie à revoir pour le ministre de l'Education
Luxembourg 16.11.2020 Cet article est archivé

Copie à revoir pour le ministre de l'Education

Copie à revoir pour le ministre de l'Education

Photo : Claude Piscitelli
Luxembourg 16.11.2020 Cet article est archivé

Copie à revoir pour le ministre de l'Education

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Claude Meisch demandera aux députés de ne pas se prononcer sur le projet de loi 7662 qu'il soutenait. Face à la fronde syndicale, le ministre retire ce texte suggérant le recrutement de personnels issus du privé à la tête de lycées publics.

Les temps sont déjà suffisamment difficiles pour s'éviter un nouveau conflit. Avec déjà une situation sanitaire compliquée à gérer dans les établissements scolaires, le ministre de l'Education a choisi de battre en retrait sur un texte qui aurait dû être voté ce mercredi à la Chambre. Face à la bronca quasi unanime des syndicats du milieu enseignant, Claude Meisch (DP) a préféré « maintenir le dialogue et permettre un débat serein». Autrement dit : retirer sa proposition.

Lundi matin encore, Feduse, Adil CGFP joignaient leur colère à celle déjà exprimée par SEW-OGBL, Apess, ACEN, UNEL et ALPIA ou les Jeunes Déi Gréng pour demander au ministre qu'il fasse machine arrière sur la proposition de projet de loi 7662. Pas question de prendre autre chose qu'un fonctionnaire avec expérience du milieu scolaire secondaire pour prendre la tête d'un lycée spécialisé. Et de menacer d'une manifestation, mercredi jour du vote. Il n'en sera donc rien, le ministre ayant fait un pas en arrière.


Lokales, Corona, Rentree für  die Schüler des  Lycée Hubert Clement, Minister Claude Meisch, Direktor Jean Theis, Foto: Guy Wolff/Luxemburger Wort
Qui pour prendre la place de directeur de lycée?
Si jusqu'à présent seuls des fonctionnaires pouvaient postuler à des fonctions de direction dans les lycées luxembourgeois, le gouvernement envisage d'étendre le recrutement au privé. De quoi énerver les syndicats du secteur enseignant.

Claude Meisch veut maintenant «fournir des explications» face à certaines inquiétudes nées parmi les acteurs scolaires. Mais avant d'entamer ce «dialogue constructif», le ministre ne manque pas de préciser que le projet de loi en question a non seulement été adopté en conseil de gouvernement, en août, mais approuvé par la commission parlementaire le 9 novembre dernier. Mais point de vote à attendre ce 18 novembre de la part des députés donc.

Ne jugeant «pas opportun de passer au vote du texte dans les conditions actuelles», le ministre demandera donc à la Chambre des députés de retirer le projet de loi de l’ordre du jour de la séance de mercredi prochain. Signe de bonne volonté «permettant ainsi au débat de se dérouler dans la sérénité qui s’impose», selon lui.

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