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COP21: quel impact pour les Luxembourgeois?
Luxembourg 3 min. 14.12.2015 Cet article est archivé
Carole Dieschbourg, ministre de l'Environnement

COP21: quel impact pour les Luxembourgeois?

La ministre de l'Environnement Carole Dieschbourg (à dr.) en compagnie de son homologue française Ségolène Royal (au centre).
Carole Dieschbourg, ministre de l'Environnement

COP21: quel impact pour les Luxembourgeois?

La ministre de l'Environnement Carole Dieschbourg (à dr.) en compagnie de son homologue française Ségolène Royal (au centre).
Photo: Lex Kleren
Luxembourg 3 min. 14.12.2015 Cet article est archivé
Carole Dieschbourg, ministre de l'Environnement

COP21: quel impact pour les Luxembourgeois?

De retour de Paris où elle a participé pendant deux semaines aux débats et négociations de la COP21, la ministre de l'Environnement Carole Dieschbourg s'est montrée enthousiaste de l'accord signé à Paris. Qu'est-ce que cet accord va changer dans notre quotiden?

(AF) - De retour de Paris où elle a participé pendant deux semaines aux débats et négociations de la COP21, la ministre du Développement durable et de l'Environnement Carole Dieschbourg a tenu une conférence de presse, lundi où elle a résumé les principaux aspects de l'accord. Le texte de cet accord est consultable en ligne. Il devra encore être ratifié par les Etats participants d'ici le mois d'avril 2016.

La ministre, ambassadrice verte, porte cette couleur sur ses bijoux, son sac à main, sa coque de smartphone et même sur ses ongles. Elle a opté pour ce look depuis la fin de l'été. Chaque tenue a sa touche de vert.

Carole Dieschbourg a paru enthousiaste de l'accord qui a été rédigé à l'issue de la COP21. «C'est une bonne chose mais il faudra attendre les résultats», a-t-elle tempéré. Le budget commun annuel prévu auquel tous les Etats participants verseront leur écot s'élève à 100 milliards d'euros d'ici à 2020. La ministre a salué le talent «diplomatique» et la «transparence» du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, président de la COP21 et s'est montrée ravie de «l'effort collectif» de cette «conférence de haut niveau», même si l'accord «n'est pas parfait» et que des concessions ont été nécessaires.

Quels seront les changements concrètement pour les Luxembourgeois?

Nous avons déjà fait des efforts pour la préservation de l'environnement, mais ceux-ci seront renforcés. L'année prochaine, nous aurons au niveau européen de nouveaux objectifs pour 2030 comme convenu à l'issue de la COP21. Nous allons renforcer les politiques climatiques existantes: l'efficience énergétique et les énergies renouvelables. Mais c'est un processus que nous avons déjà mis en place il y a des années.

En Europe, nous avons déjà entamé cette lutte contre le réchauffement climatique. Il s'agit maintenant d'accélérer ces processus. Au Luxembourg, nous sommes maintenant sur la bonne voie. Pour les habitants, cela ne changera pas grand-chose au quotidien. Nous poursuivrons nos campagnes de sensibilisation à la protection de l'environnement et aux avantages des énergies renouvelables.

Comment le Luxembourg se situe-t-il par rapport aux autres pays européens sur le plan écologique?

Nous avons fait de grands pas en avant, mais nous ne sommes pas encore un bon élève. Jusqu'en 2013, le Luxembourg était un peu en retard. Entre-temps de gros progrès ont été accomplis: l'énergie éolienne a été développée, nous avons mis en place des coopératives pour la production d'énergie solaire, le pacte climat a été renforcé avec les communes. Nous nous adressons aussi aux entreprises qui seront des partenaires de ce pacte, ce qui jusque-là n'était pas le cas.

Nous sommes en train d'élaborer un troisième plan pour l'année prochaine dans le cadre du «pacte climat», le second étant quasiment achevé.

Et sur le plan budgétaire, l'environnement va-t-il devenir une priorité pour le Gouvernement?

Sur ce plan, nous avons le fonds climat énergie, que nous avons renforcé pour les bonnes actions climatiques au Luxembourg mais aussi pour contribuer au financement du projet européen. C'est une sécurité pour investir dans la bonne direction. Le fonds prévoit pour le Green Climate Fund 5 millions d'euros, et 120 millions d'euros d'ici à 2020 pour le financement international.