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Congrès du CSV: Jean-Claude Juncker sera tête de liste lors des élections

Congrès du CSV: Jean-Claude Juncker sera tête de liste lors des élections

Photo: Anouk Antony
Luxembourg 4 min. 12.07.2013

Congrès du CSV: Jean-Claude Juncker sera tête de liste lors des élections

Le CSV a donné rendez-vous pour un congrès extraordinaire qui a eu lieu jeudi soir. A 18h45, Michel Wolter a pris la parole et ouvert le congrès extraordinaire. "Nous avons espéré que vous viendriez nombreux et nous sommes contents que ça soit le cas."

(mv) - En effet, le moins que l'on puisse dire, c'est que la salle a affiché complet. Tous attendaient impatiemment le discours de Jean-Claude Juncker. Le Premier ministre est arrivé avec un peu de retard, dû à un accident.

Avant le discours de Jean-Claude Juncker, le président du groupe parlementaire, Gilles Roth, a passé en revue les événements de ces derniers jours. "Ce n'était pas un rapport objectif, mais un rapport à charge. Il y a eu des dysfonctionnements au SREL, mais le Premier ministre a arrêté ses dysfonctionnements et ne les a surtout pas causés. Les autres partis n'ont pas voulu entendre ce que le Premier ministre a dit. C'est regrettable. Mais ce n'est pas une fin en soi. Nous regardons vers l'avenir et nous allons préparer cette échéance électorale au mieux."

Vu que Jean-Claude Juncker n'est toujours pas arrivé, c'est Michel Wolter qui reprend la parole. Il annonce la date à laquelle les 60 candidats du CSV seront présentés et adoptés par la base. Ce congrès aura lieu le  27 juillet à Ettelbruck.

31 nouveaux membres au CSV en une journée

Michel Wolter a encore annoncé que dans la seule journée de jeudi, le CSV a pu accueillir 31 nouveaux membres.

19h05: Jean-Claude Juncker arrive dans la salle. Pendant de longues minutes il est ovationné par les membres et sympathisants du CSV.

D'emblée il annonce la couleur: "Je suis en retard parce que j'ai encore gouverné et je voudrais  bien continuer à le faire. Je ne vais plus revenir sur ce qui s'est passé hier. J'aurais pu parler de tout, du Tour de France, du Muppet Show ou d'autre chose, je n'aurais pas eu d'autres réponses.“

Juncker: "Il n'y a pas de favoris pour ces élections. Nous avons de bons candidats, mais ce sera difficile. Je vais me battre pour reconquérir la confiance des gens. Nous n'allons pas mener un combat électoral contre les autres, mais nous allons montrer que nous défendons les intérêts des gens. L'avenir de nos citoyens et de notre pays méritent que l'on se batte."

Jean-Claude Juncker revient sur son engagement politique européen. "Certains disent que j'étais trop présent sur l'échiquier européen et que j'ai négligé le Luxembourg. Défendre les intérêts de l'Europe, c'est également défendre les intérêts luxembourgeois. Je ne suis pas un fanatique. Je sais aussi lorsque l'Europe va trop loin" et de souligner les différences de vues avec Viviane Reding, "Viviane Reding parle toujours d'Etats européens. A mon avis, ce n'est pas une solution."

Juncker devient plus agressif

"Je me demande qui serait le plus à même d'être un bon ministre des Finances: celui qui s'en occupe depuis des années ou ceux qui ne savent pas de quoi on parle."

Juncker évoque un avenir moins rose. "Les finances publiques sont moindres qu'auparavant et le chômage est en hausse. Ce sont là nos priorités."

"Difficile de gouverner dans ces condidtions"

"Les douze derniers mois, tout a été fait pour que l'on ne puisse plus travailler normalement au sein du gouvernement. On a discuté durant six mois à propos de  Livange/Wickrange et six mois à propos des affaires du SREL et du Bommeleeër. Il est temps de se concentrer à nouveau sur les problèmes auxquels le Luxembourg est confronté."

Juncker "j'ai parfois été triste, souvent désabusé"

Juncker: "Je ne veux pas que l'on imite le comportement de certains. Ne pas faire de même que certains députés mercredi à la Chambre. Je voudrais que nous restions un parti populaire, un parti qui comprend toujours ce qui tourmente les gens."

"Ces derniers jours j'ai parfois été triste, souvent désabusé. Mais ce qui m'a vraiment fâché, c'est que certains ont été d'avis que je n'avais plus le droit de me présenter aux élections."

Juncker est longuement ovationné à l'annonce de sa candidature

C'est à nouveau au tour du président du parti, Michel Wolter, de s'adresser aux membres. "C'est un droit élémentaire que de pouvoir se défendre lorsqu'on est accusé. La séance de mercredi à la Chambre était une farce. La décision avait été prise auparavant. Heureusement il y a un arbitre dans tout cela: il s'agit du peuple. Le CSV va présenter un programme où l'humain sera au centre. Un homme va conduire notre campagne. Le comité national a décidé à l'unanimité, cet après-midi, de nommer Jean-Claude Juncker comme candidat tête de liste."

Juncker est longuement ovationné. Il sera donc pour la quatrième fois le chef de file du CSV aux élections législatives.