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Commentaire: Contre l’ennemi, il faut rester unis
Luxembourg 2 min. 20.11.2015 Cet article est archivé

Commentaire: Contre l’ennemi, il faut rester unis

Commentaire: Contre l’ennemi, il faut rester unis

Photo: Shutterstock
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Commentaire: Contre l’ennemi, il faut rester unis

Je veux retrouver la paix. Comme tout un chacun, je ne veux plus entendre parler de guerre, d’attentats, de meurtres. Je veux que cela se termine. Mais avant de retrouver la paix, chacun a un rôle important à jouer. Ceci vaut également pour la communauté musulmane. Un commentaire de Marc Vanacker.

Par Marc Vanacker

Les attaques de Paris ont fait ressortir en chacun de nous des sentiments que nous n’avions plus l’habitude de ressentir : la peur, la méfiance, pour certains même de la haine. Des émotions négatives qu’il faut au plus vite canaliser pour éviter qu’elles nous rongent, qu’elles ne prennent le pas sur notre humanité et nous rendent mauvais.

«Nous sommes en guerre». Cette phrase nous l’entendons un peu partout ces derniers jours, que ce soit de la part de François Hollande au lendemain des attentats de Paris ou encore du pape François dans un récent sermon, particulièrement sombre.

Je veux retrouver la paix. Comme tout un chacun, je ne veux plus entendre parler de guerre, d’attentats, de meurtres. Je veux que cela se termine. Mais avant de retrouver la paix, chacun a un rôle important à jouer. Ceci vaut également pour la communauté musulmane.

Cette guerre n’est pas une guerre de religion, comme le groupe de l’"Etat Islamique" veut bien le faire croire. Les musulmans sont autant victimes que les chrétiens, les juifs ou les athées. Mais leur rôle dans cette guerre est néanmoins crucial. Qui mieux que les musulmans pour dénoncer les imams et les mosquées qui se radicalisent, prônant la soumission des femmes, interdisant aux enfants d’écouter de la musique, diabolisant ceux qui mangent du porc ou pire, qui incitent au djihad ; bref ceux qui s’attaquent directement à nos valeurs et à notre mode de vie.

En France, certains imams ont compris l’importance de leur rôle et commencent à entreprendre cette mission. Mais ils sont encore trop peu nombreux.

Le monde occidental est donc en guerre: en guerre contre le terrorisme et contre des fanatiques qui vomissent notre modèle de société, un modèle basé sur la tolérance, le respect de l’autre, le pardon et l’amour.

Je veux retrouver cette sérénité perdue. J’ai besoin de l’aide de la communauté musulmane dans cette guerre idéologique. Je fais appel à leur aide, à l’unité.

Je veux qu’ils comprennent que lorsque je suis contre le port du voile intégral, je ne m’attaque pas à l’Islam mais que je m’oppose à réduire à néant un travail de longue haleine de toutes les féministes qui se sont battues pour l’égalité entre les sexes.

Trop souvent chaque critique envers la communauté musulmane est traduite comme un propos raciste.

Je ne fais pas d’amalgame sur les responsabilités des uns et des autres dans les attentats de Paris, j’attends en retour qu’on ne fasse pas d’amalgame sur mes propos.

Contre l’ennemi, il faut rester uni.