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Comment la sécheresse change le Luxembourg

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  • Un pays qui a la fièvre
  • La gestion de l'eau et du vin
  • Une lutte contre le temps
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Comment la sécheresse change le Luxembourg

Comment la sécheresse change le Luxembourg
Changement climatique

Comment la sécheresse change le Luxembourg


par Tiago RODRIGUES/ 25.09.2022

Certains ruisseaux se sont retrouvés rapidement à sec cet été.Photo: Anouk Antony

Cet été a été le plus sec de ces 100 dernières années au Grand-Duché. Les cours d'eau se sont asséchés et les arbres sont morts. L'approvisionnement en eau potable a été menacé dans certaines communes. Même la production de vin pourrait changer. Des phénomènes qui changent le Luxembourg tel que nous le connaissons.

Vídeos: Christophe Olinger

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La mort de la forêt
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Foto: Anouk Antony

En traversant la forêt, Christophe Hissler pointe du doigt certains arbres. Ils sont dépourvus de feuilles, minces et sans couleurs. Mourant de soif. Au milieu d'un paysage triste. Il arrête la voiture au fond du bois, au bord d'un petit ruisseau complètement asséché. Il n'y a aucune trace d'eau à cet endroit. On ne voit que des équipements et des appareils éparpillés partout. Nous sommes dans le bassin hydrographique expérimental de Weierbach, le plus étudié et le plus équipé du bassin de l'Alzette, au nord-ouest du Luxembourg, près de la frontière avec la Belgique.

Les travaux de recherche sur cette zone de 450.000 mètres carrés - environ 50 hectares -, entièrement couverte de forêt, ont débuté il y a 22 ans, dans le but de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes hydrologiques. En d'autres termes, ces appareils mesurent toutes les quinze minutes le niveau de l'eau dans une vingtaine de bassins versants. Cela permet aux chercheurs de l'Institut luxembourgeois des sciences et de la technologie (LIST) de développer des modèles pertinents concernant l'évolution ou la dynamique hydrologique et de comprendre comment ces bassins versants réagiront à un climat non stationnaire.

Christophe est l'un des responsables du projet. Pour ce géochimiste environnemental de 51 ans, ce site expérimental est «tout à fait unique au monde». Ces dernières années, il a été témoin de deux phénomènes. L'un d'eux était à prévoir. «Depuis 2015, nous avons connu des sécheresses successives, sauf l'année dernière, qui a été une année extrêmement humide. Nous constatons qu'en été, la quantité d'eau sur le sol diminue progressivement.» Le deuxième phénomène, auquel il ne s'attendait pas, est qu'il y a également un effet de sécheresse en période hivernale. «C'était une sécheresse extrêmement violente. Non seulement pour le sol, mais aussi pour les arbres. Nous pouvons nous attendre à voir des niveaux d'eau souterraine jamais atteints auparavant dans ce bassin versant.»

Ce qui intéresse également les chercheurs, c'est de comprendre comment les arbres sont capables ou non de survivre aux épisodes de sécheresse. Stanislaus Schymanski, spécialiste des arbres au LIST, utilise un appareil pour observer les feuilles. Tout comme nous, rappelle-t-il, les arbres ont besoin d'eau pour survivre. S’ils ne veulent pas perdre d'eau, ils doivent fermer leurs feuilles et ne peuvent donc pas absorber le CO2 (dioxyde de carbone) et ne poussent pas. Lorsque la demande en eau est supérieure à l'offre, il y a stress hydrique. «Cela se produit aussi bien dans la forêt que dans la ville. Même avec des pluies sporadiques, il faut un certain temps pour inverser cette situation, car l'eau doit atteindre les racines, et il faut plusieurs jours pour atteindre les feuilles. C'est un transport très lent», décrit-il.

Plus loin dans la forêt, les deux chercheurs marchent entre des arbres de l'espèce Picea abies, plus connue sous le nom d'épicéa commun. La tête haute, ils comparent les différents spécimens et touchent les troncs, regardant sous l'écorce à la recherche des scarabées noirs, des scolytes, qui se nourrissent des parties vivantes. «Nous pouvons voir que certaines feuilles sont sèches. La plupart des arbres sont en train de mourir. Les branches sont complètement détruites, elles n'ont plus de feuilles. Il est intéressant de voir comment, au fil du temps, ils sont devenus de plus en plus étroits. Certains sont déjà morts cette année», commentent-ils entre eux, sur un certain ton de mélancolie.

L'une des techniques utilisées par les scientifiques pour analyser l'état des arbres consiste à placer autour du tronc un équipement qui leur permet de mesurer toutes les 15 minutes son rétrécissement ou son élargissement, ainsi que sa respiration. 

Lorsqu'il est soumis à un stress hydrique, l'épicéa consomme l'eau du tronc et commence à devenir de plus en plus mince et ne pousse plus, car il n'y a plus d'eau provenant du sol. Il est de plus en plus écrasé

Stanislaus Schymanski, chercheur au LIST

 Stanislaus s'arrête près d'un épicéa pour expliquer ce processus. «Chaque jour, il devrait transpirer, mais celui-ci n'est plus vivant. Lorsqu'il est soumis à un stress hydrique, il consomme l'eau du tronc et commence à devenir de plus en plus mince et ne pousse plus, car il n'y a plus d'eau provenant du sol. Il est de plus en plus écrasé». Lorsque les vaisseaux intérieurs se vident d'eau, ils ne peuvent plus se remplir et l'arbre meurt. Même s'il pleut, l'eau ne peut plus être transportée vers le haut. Pour Christophe et Stanislas, cela signifie la fin de ce type de forêt au Grand-Duché.


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Un pays qui a la fièvre
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Foto: Marc Wilwert

Les mises en garde contre les effets de la sécheresse prolongée ont été répétées dans tout le pays au cours de l'été. Début août, le ministère de l'environnement et l'administration de la gestion de l'eau ont parlé d'une «situation critique» dans laquelle les cours d'eau avaient des niveaux extrêmement bas, certains étant déjà complètement à sec. Le nord du pays a été plus touché que le sud, les orages et les pluies locales n'ayant rien changé à la situation.

Plus tard dans le mois, l'Observatoire européen de la sécheresse a estimé qu'il s'agissait de la pire sécheresse depuis au moins 500 ans. Les chercheurs ont constaté que près de la moitié de l'Europe était exposée à un risque d'alerte, y compris le Luxembourg. L'alarme ne s'est pas arrêtée là. Début septembre, le ministère de l'agriculture a publié le bilan météorologique des trois mois précédents. La principale conclusion est sans appel : il s'agit de l'été le plus sec depuis 100 ans au Grand-Duché

Pour Andrew Ferrone, climatologue et directeur du service météorologique de l'Administration des services techniques de l'agriculture (ASTA), l'organisme responsable dudit rapport, l'été 2022 a effectivement été «exceptionnel» en matière de sécheresse. «Nous pouvons même dire que c'est sans précédent. Bien que la température ne le soit pas. En fait, il s'agit seulement du deuxième été le plus chaud depuis 1838, date à laquelle nous disposons de données. L'été 2003 a été le plus chaud qu'on ait jamais connu. De plus en plus, nous constatons une accumulation d'étés plus chauds et d'années plus chaudes», déclare l'expert.

S'il y avait encore des doutes sur le changement climatique, Andrew Ferrone les dissipe en rappelant que les dix années les plus chaudes jamais enregistrées au Grand-Duché se sont toutes produites au cours des deux dernières décennies. «C'est une indication claire que le changement climatique est bel et bien présent et qu'il l'est aussi au Luxembourg», assure l'expert, qui est le représentant du pays auprès de l'Organisation météorologique mondiale des Nations unies. Outre les vagues de chaleur, les précipitations ont également été très faibles, non seulement pendant l'été, mais aussi au printemps. 

Il s'agit d'une indication claire que le changement climatique est bel et bien présent et qu'il l'est également au Luxembourg.

Andrew Ferrone, climatologue

Andrew Ferrone donne comme exemple la période 1961-1990, où les mois au cours desquels les sécheresses se produisaient régulièrement étaient juin et juillet. Par rapport aux 30 dernières années, les experts ont constaté que presque tous les mois, à l'exception de décembre et janvier, connaissent des périodes de sécheresse au Luxembourg. Donc, dans 10 des 12 mois de l'année, le phénomène se renforce. «Il y a une très forte évolution de la situation de sécheresse et c'est principalement dû au fait que les températures ont augmenté de manière assez significative.»

Andrew Ferrone est climatologue et directeur du service météorologique de l'Administration des services techniques agricoles.
Andrew Ferrone est climatologue et directeur du service météorologique de l'Administration des services techniques agricoles.
Photo: DR

Depuis l'époque préindustrielle, les températures ont augmenté de 1,5 degré au Grand-Duché. Cela explique pourquoi les sols agricoles, mais aussi les sols en général, se dessèchent beaucoup plus rapidement lorsqu'il n'y a pas de pluie, comme ce fut le cas cette année, reflète l'expert, qui compare cette augmentation à une fièvre. «Nous constatons des changements climatiques évidents au Luxembourg. Cela peut sembler peu significatif, mais si vous pensez à la fièvre, être à 38 ou 39,5 degrés est très différent. À 38, ce n'est généralement pas un gros problème. Cela vous fera rester à la maison pendant un jour ou deux. Mais si vous avez 39,5, cela devient une situation de danger de mort.»

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La gestion de l'eau et du vin
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Foto: Gerry Huberty

L'une des plus grandes préoccupations soulevées par la grave sécheresse - si ce n'est la plus grande - est l'impact possible sur l'approvisionnement en eau potable du Luxembourg. Environ 50 % de l'eau potable du pays provient de ses eaux souterraines. L'autre moitié provient du lac de la Haute-Sûre, qui est traité à la station d'épuration d'Eschdorf. Cette fourniture est garantie sans aucun problème. Cependant, les eaux souterraines ne sont rechargées que pendant la période hivernale. Ainsi, la situation peut devenir critique dans certaines régions du pays, car certaines communes ne sont pas reliées à un syndicat d'eau potable et dépendent de leurs eaux souterraines pour l'approvisionnement et la distribution.

Jean-Paul Lickes, directeur de l'administration de la gestion de l'eau, reconnaît qu'il y a eu des phases critiques au niveau local cette année. L'une des raisons est, par exemple, une activité touristique, comme le camping. «Tout à coup, une commune compte 500 habitants de plus. Il y a une grande consommation d'eau et cela crée des situations critiques en été», justifie-t-il. Ce que l'administration essaie de faire, c'est de niveler les pics de consommation afin d'avoir une meilleure gestion des ressources disponibles entre les communes.

Environ 50 % de l'eau potable du pays provient du lac de la Haute-Sûre, qui est traitée à la station d'épuration d'Eschdorf.
Environ 50 % de l'eau potable du pays provient du lac de la Haute-Sûre, qui est traitée à la station d'épuration d'Eschdorf.
Photo: Marc Wilwert

Mais ce qui préoccupe vraiment l'administration, c'est le fait que la sécheresse réduit l'infiltration de l'eau dans le sous-sol et, par conséquent, affecte les eaux souterraines. La solution, révèle Jean-Paul Lickes, consistera à renaturaliser les cours d'eau, ce qui leur permettrait de s'auto-traiter. «Nous mettons beaucoup d'espoir là-dedans. Il est vraiment important d'adopter une approche beaucoup plus systématique des voies navigables, car c'est ainsi que nous pourrons avancer dans la bonne direction pour les rendre plus résistantes au changement climatique».

Outre la gestion de l'eau potable, la sécheresse a également suscité des inquiétudes dans le secteur du vin. L'augmentation des températures pendant les mois d'été a incité les chercheurs du LIST et de l'Institut de Viticulture (IVV) à en examiner l'impact dans la région de la Moselle. Dans le vignoble expérimental de Remich, le chercheur Daniel Molitor a constaté que les longues périodes sans pluie constituent un vrai problème, notamment pour les jeunes vignes. Les raisins restent petits et partiellement durs. Ils ne deviennent pas complètement mûrs, et ne peuvent plus être utilisés pour la production de vin.

Daniel Molitor assure toutefois que toutes les vignes n'ont pas le même aspect. «N'ayez pas peur qu'il n'y ait pas de bon vin. Il y aura de très bons vins cette année. Mais dans les vignobles où il n'y a pas assez d'eau, cela peut être un peu plus problématique.» Il prévient que les producteurs doivent être préparés à des étés secs, mais aussi à des étés humides. «Il existe des prévisions saisonnières, mais elles ne sont pas très précises. Je n'ai pas de solution à ce problème, c'est donc un grand défi de gérer le sol de manière à pouvoir produire des raisins de haute qualité», explique cet expert de 43 ans.

C'est un grand défi de gérer le sol de manière à pouvoir produire des raisins de haute qualit

Daniel Molitor, chercheur

Ces dernières années, la région de la Moselle s'est forgée la réputation de produire d'excellents vins blancs, mais le changement climatique rend de plus en plus difficile la conservation des raisins nécessaires à ce type de vin. Cela pourrait-il signifier un passage à la production de vin rouge ? «Cela pourrait être une option, mais pas la solution pour l'ensemble de la région», précise le chercheur, qui estime qu'il faut continuer à se concentrer sur les vignobles classiques en les adaptant. «Ce n'est pas une solution au problème de la sécheresse, mais cela pourrait être une option pour avoir des vins issus de raisins à maturité plus tardive, avec des conditions légèrement plus fraîches. C'est généralement assez bon pour les vins.»

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Une lutte contre le temps
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Foto: Anouk Antony

Les effets de la sécheresse extrême, non seulement au Luxembourg, mais dans toute l'Europe, sont évidents. Les prévisions pour l'avenir ne sont pas roses. Les experts parlent d'une urgence climatique et craignent une lutte contre le temps pour inverser la situation. Andrew Ferrone estime que pour limiter l'impact du changement climatique, il faut avant tout «atténuer fortement» le changement climatique. «Cela signifie que nous devons réduire nos émissions de gaz à effet de serre et notamment de CO2 le plus rapidement possible», avertit le climatologue.

Des actions «très importantes»

La loi luxembourgeoise sur le climat stipule que nous devons réduire les émissions de gaz de 55 % d'ici 2030 et atteindre la neutralité climatique d'ici 2050. Pour atteindre cet objectif, les actions des citoyens ordinaires sont «très importantes», assure Andrew Ferrone. Passer aux transports publics ou à une voiture électrique, choisir une maison avec un chauffage plus efficace ou adopter un régime alimentaire avec moins de viande en sont quelques exemples. L'isolation des maisons et la végétalisation des jardins peuvent également contribuer à l'adaptation au changement climatique.

Dans le cas de l'eau potable, il existe également des mesures que nous pouvons prendre pour éviter le gaspillage. Jean-Paul Lickes affirme que ce changement commence par une prise de conscience. «Nous essayons de sensibiliser les gens à la nécessité d'économiser l'eau potable par des gestes souvent simples et c'est un travail qui se fait beaucoup plus maintenant qu'il y a dix ou quinze ans. L'une des idées de l'administration des eaux est de réutiliser l'eau qui entre dans nos maisons au moins deux, voire trois fois. De cette façon, vous économisez de l'eau, mais aussi de l'argent. Parce que le prix de l'eau va probablement augmenter dans les prochaines années ou décennies. C'est une façon de respecter davantage ce produit et d'avoir cette idée d'économie circulaire».

L'une des idées de l'administration des eaux est de réutiliser l'eau qui entre dans nos maisons au moins deux, voire trois fois. De cette façon, vous économisez de l'eau, mais aussi de l'argent.

Jean-Paul Lickes, directeur de l'administration de la gestion de l'eau

Le grand changement doit cependant se produire dans la forêt. Une des pistes à envisager, selon Christophe Hissler, est de penser à avoir une plus grande diversité et une gestion forestière différente, avec des mélanges d'essences d'arbres d'âges variés, ce qui permettra d'accéder à des ressources en eau différentes pour mieux répartir l'eau à chaque arbre. «Si nous examinons maintenant le risque d'événements de sécheresse comme celui-ci, qui est certainement le plus intense jamais enregistré dans ce type d'écosystème, le premier sentiment que nous avons en regardant nos données est que pour certaines des espèces d'arbres, cela pourrait être assez intéressant», note l'expert.

Moins d'eau ne signifie pas qu'il ne peut pas y avoir de forêt. Mais le type de forêt que nous avons actuellement n'est pas adapté au type de climat que nous connaissons.

Stanislaus Schymanski, spécialiste des arbres au LIST

Dans le bassin versant expérimental de Weierbach, où les épicéas sont en train de mourir, ce qui va se passer, c'est que la forêt va être coupée et qu'on va planter autre chose, explique Stanislaus Schymanski. Le scientifique ne croit pas que ce type de forêt existera à nouveau au Luxembourg, car les sécheresses sont très fréquentes. «Si vous regardez l'Espagne ou le Portugal, vous voyez qu'ils ont planté des eucalyptus à de nombreux endroits et qu'ils ont plutôt bien réussi. Il va y avoir une transition. Moins d'eau ne signifie pas qu'il ne peut pas y avoir de forêt. Mais ce type de forêt n'est pas adapté au type de climat que nous connaissons actuellement.»

«Trouver un équilibre»

«Si nous laissons les choses en l'état, il est très difficile de savoir ce qui va se passer, car pendant la période où les nouveaux arbres seront plantés, nous pouvons avoir de l'érosion et les choses peuvent devenir incontrôlables», prévient l'expert. En outre, il est également important de réfléchir à la valeur sociale de ces espaces. «Nous voulons pouvoir venir dans la forêt et en profiter. Je pense qu'il y a un moyen de trouver un équilibre.» 

Maintenant que l'été a pris fin, le Luxembourg peut pousser un soupir de soulagement. Mais la lutte contre la sécheresse ne fait que commencer.

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