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Comment concilier tram, voitures, vélos et piétons au centre-ville?

Comment concilier tram, voitures, vélos et piétons au centre-ville?

Photo: Guy Jallay
Luxembourg 4 min. 10.09.2018

Comment concilier tram, voitures, vélos et piétons au centre-ville?

Les autobus, les voitures, les vélos et les piétons se déplacent quotidiennement dans la capitale. Mais depuis quelques temps, le tramway se rapproche également du centre. La Ville de Luxembourg doit donc développer un concept pour accueillir toutes les formes de mobilité.

Petit à petit, le tramway part du Kirchberg via la place de l'Etoile en direction du centre-ville et du quartier de la gare. L'objectif à terme est d'intégrer un autre moyen de transport dans la vie quotidienne des Luxembourgeois vivant dans la capitale et de donner un espace égal à la voiture, au bus, au tramway, aux vélos et aux piétons. Mais ce n'est pas une tâche facile, comme l'explique le premier échevin de la Ville de Luxembourg, Serge Wilmes, dans notre entretien.

«L'introduction du tramway est le plus grand projet d'urbanisation de la capitale et nécessite une très forte coopération entre tous les partenaires impliqués», souligne-t-il d'emblée. Dans le même temps, il faut reconsidérer l'ensemble de la mobilité. 

La réorganisation nécessaire des transports publics, en particulier, est une entreprise délicate. Comme le tramway divise virtuellement la capitale en son centre, il est nécessaire de planifier en détail comment les quartiers individuels seront encore reliés entre eux à l'avenir. De courts trajets à travers la capitale devraient également être possibles à l'avenir.

«Il ne doit pas être possible pour les gens de l'extérieur d'atteindre le centre-ville plus rapidement que les habitants eux-mêmes», déclare le premier échevin. «Les citoyens devraient pouvoir continuer à prendre le bus de Merl au Kirchberg sans avoir à changer de train trois fois ou à traverser la ville en cours de route», souligne Serge Wilmes.

Les voitures disparaissent de l'avenue de la Gare

Ce qui semble simple en soi ressemble davantage à une accumulation de pièces de puzzle qu'il faut assembler pour former une unité. Le fait que l'avenue de la Liberté ne sera plus accessible aux autobus signifie que les transports publics doivent être acheminés par l'avenue de la Gare. C'est dans cet esprit que cette rue est en cours de réaménagement. Seuls les autobus y circuleront. Alors que les voitures disparaîtront de l'avenue de la Gare, plus d'espace sera donné aux piétons et aux cyclistes. Si la possibilité existe, une voie cyclable bidirectionnelle y sera également créée - tout comme dans l'avenue de la Liberté. 

Enfin, l'élargissement et la rénovation du viaduc permettront aux autobus, aux cyclistes et aux piétons d'y disposer également d'un espace suffisant. Mais les responsables manquent encore d'un détail pour compléter le puzzle, du moins dans ce domaine : «Nous n'avons pas encore les plans pour le futur aménagement de la Place de la Gare», explique Serge Wilmes.

Le fait que les plans préliminaires pour le réaménagement de la place de la Gare ont déjà été soumis au ministre du Développement durable et des Infrastructures mais que les responsables de la ville de Luxembourg ne les ont pas encore vus est quelque peu surprenant. Dans un entretien avec le "Luxemburger Wort" datant du 6 août dernier, le ministre, François Bausch, avait déjà révélé un certain nombre d'idées, dont la création d'un garage souterrain pour vélos, d'un kiosque avec terrasse et de nombreux espaces verts sur le site. 

Plus de sécurité pour les cyclistes

En parlant de vélo: à l'avenir, les pistes cyclables devraient être encore plus sûres. Au Limpertsberg, celles-ci pourront être reliées directement aux pistes existantes et au réseau de tramway. Après discussion avec les autorités de la ville et les représentants du Syndicat Lampertsbierger, trois variantes possibles ont été élaborées, qui seront présentées aux habitants à l'automne. 

Une fois cette piste cyclable terminée, des liaisons sûres avec les pentes existantes seront également créées pour les quartiers de Bonnevoie et de Belair. Mais c'est surtout à l'avenue Marie-Thérèse et à l'avenue Guillaume qu'il faut agir, selon Serge Wilmes. Actuellement, les pistes cyclables s'étendent le long de la chaussée et ne sont pas sécurisées sur la route. Le chemin lui-même n'est que balisé. 

Pour que toutes les formes de mobilité aient leur place dans la capitale à l'avenir, la direction de la mobilité urbaine travaille actuellement avec un bureau d'études sur la mise en œuvre d'un plan de développement des transports multimodaux. Bien que l'entreprise souhaite continuer à promouvoir la mobilité douce, elle doit néanmoins garder un œil sur l'ensemble de la chaîne de mobilité, déclare Serge Wilmes. Le plan doit être coordonné avec le Modu 2.0 national du Ministère du Développement durable et des Infrastructures.

Par Nadine Schwartz, traduction Sophie Wiessler

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