Changer d'édition

Christophe Schiltz veut un Conseil d'Etat plus «ouvert»
Luxembourg 2 min. 12.04.2021

Christophe Schiltz veut un Conseil d'Etat plus «ouvert»

Christophe Schiltz (en bas à gauche) est membre du Conseil d'Etat depuis sept ans.

Christophe Schiltz veut un Conseil d'Etat plus «ouvert»

Christophe Schiltz (en bas à gauche) est membre du Conseil d'Etat depuis sept ans.
Photo: Conseil d'Etat
Luxembourg 2 min. 12.04.2021

Christophe Schiltz veut un Conseil d'Etat plus «ouvert»

Marie DEDEBAN
Marie DEDEBAN
Le tout nouveau président de l'institution entend mieux faire connaître son fonctionnement au grand public, sans toutefois lui donner accès aux séances plénières. Il se place ainsi dans la ligne d'Agnès Durdu à qui il succède.

Diplômé de l'université de Cambridge et du collège de l'Europe, Christophe Schiltz (LSAP) occupe depuis cinq jours le poste de président du Conseil d'Etat. A 42 ans, le coordinateur général de la Coopération au développement et de l’Action humanitaire succède à Agnès Durdu (DP). Mais pas question de jouer la carte de la rupture de style avec sa prédécesseure, lui s'inscrit «dans sa continuité».


Simplification administrative Dossier Akten Bureau Büro SHUTTERSTOCK
«Le Conseil d'Etat n'a jamais autant agi»
Chaque épisode covid impose son lot de changements législatifs, et à chaque fois les «Sages» se doivent de rappeler au gouvernement et aux députés les limites fixées par la Constitution. Un travail bousculé par le rythme de la crise sanitaire.

Le plus jeune président du Conseil d'Etat jamais désigné au Luxembourg entend en effet «faire connaître» le travail de son institution au public, indique-t-il dans une interview à nos confrères du Quotidien. Sans avoir pour le moment de «piste très concrète», il estime qu'il est «important pour la démocratie que les gens connaissent le rôle des institutions». 

En revanche, pas question pour lui d'autoriser l'accès au public lors des séances plénières. Relevant que le rôle du Conseil d'Etat est de donner «des avis juridiques», le caractère privé des délibérations permet selon Christophe Schiltz d'agir «en toute indépendance». En les rendant publiques, il craint que la pression «des partis politiques sur leurs membres» ne trouble «la sérénité des débats». 

Membre du Conseil d'Etat depuis sept ans, Christophe Schiltz arrive à sa tête en pleine crise sanitaire. Alors qu'en 2020 l'institution avait eu à statuer sur 261 projets de loi (contre 158 en 2019), le haut fonctionnaire veut améliorer l'efficacité de l'institution, notamment en déployant les efforts «dans le domaine de l'informatique». L'objectif: continuer «d'entrer dans les détails» des textes de loi ce que «les ministères ne peuvent pas toujours», surtout dans une période où «tout le monde est sous pression».

Par ailleurs, s'il constate que la moyenne d'âge des membres a «baissé de trois ans» depuis son arrivée, le nouveau président aimerait voir s'appliquer «une plus grande mixité». «L'équilibre hommes-femmes se limite au minimum légal de sept sur 21 membres», note-t-il simplement, en rappelant que ce n'est pas au Conseil d'Etat «de décider de sa composition». A noter qu'Alain Kinsch, administrateur d'Arrival, et Patrick Santer, du cabinet d'avocat Elvinger Ross, ont été nommés vice-présidents.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

«Le Conseil d'Etat n'a jamais autant agi»
Chaque épisode covid impose son lot de changements législatifs, et à chaque fois les «Sages» se doivent de rappeler au gouvernement et aux députés les limites fixées par la Constitution. Un travail bousculé par le rythme de la crise sanitaire.
Simplification administrative Dossier Akten Bureau Büro SHUTTERSTOCK