CFL: «Nous avons eu deux incidents majeurs en 40 minutes»
CFL: «Nous avons eu deux incidents majeurs en 40 minutes»
Par Maurice Fick
C'était le chaos vendredi soir sur le réseau ferré luxembourgeois. En pleine heure de pointe, toutes les lignes étaient effectivement bloquées! A l'origine de cette pagaille qui a engendré d'énormes retards, il y a un fâcheux concours de circonstances.
«Nous avons eu deux incidents majeurs en 40 minutes, c'est très rare», assure Mike van Kauvenbergh, responsable communication des CFL. En précisant d'emblée que «ces deux incidents étaient indépendants l'un de l'autre».
Le premier incident s'est produit à 17h37, pile au moment où les trains sont les plus sollicités dans la journée, à hauteur du chantier de construction du nouvel arrêt ferroviaire Howald (entre le rond-point Gluck et l'arrière du Cactus). Lors de la perforation du sol, «un câble lié au système RST a été endommagé» par un engin de chantier.
Cet accident a aussitôt «déclenché une alarme RST (Radio Sol Train) qui provoque l'arrêt total des trains sur tout le réseau», explique Mike van Kauvenbergh. Mais les CFL ne sont «pas parvenus à identifier immédiatement» d'où venait l'alarme».
Puisqu'en temps normal l'alarme RST est déclenchée par un chef de sécurité sur un poste de commandes ou un mécanicien de locomotive lorsqu'il y a un danger imminent. Par déduction, «il a été rapidement clair que c'était lié à un dysfonctionnement». L'alarme a été déclenchée «par précaution». Ce qui explique aussi pourquoi les lignes du Nord étaient également impactées.
Le second incident s'est produit à 18h20. Et c'est bien à Bettembourg qu'il s'est produit: «Une partie du poste de commandes de Bettembourg nous a lâchés», impactant les trains circulant vers Berchem et Esch-sur-Alzette.
Il s'agit «vraisemblablement d'une panne du circuit électrique mais des investigations sont encore en cours» pour l'attester, explique plus prudemment le responsable de la communication aux CFL.
Neuf bus de substitution seulement
Fait est que les usagers frontaliers de retour à la case «gare centrale» ce soir-là ont eu la mauvaise surprise de voir arriver au compte-goutte les bus de substitution promis par les CFL.
Et pour cause, explique Mike van Kauvenbergh: «Comme ça s'est passé en pleine heure de pointe, il nous a été extrêmement difficile de débloquer des bus aussi bien du côté des CFL que des entreprises privées. Personne n'a 30 bus de réserve un vendredi soir à une heure de pointe...»
De plus, «il est très difficile à cause du trafic, de les faire arriver plus vite». Les CFL sont parvenus à mobiliser 9 bus au total. Sachant qu'il y a plus de 1.000 usagers dans un seul train à double étage.
«Nous nous excusons auprès des gens» pour les pénibles désagréments dont les CFL sont pleinement conscients, assure leur responsable communication.
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