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Réfugiés au Luxembourg

Cette école au Luxembourg a ouvert ses portes aux gymnastes ukrainiennes

par Sibila LIND| 21.04.2022

A l'école de GRS Luxembourg, six filles ukrainiennes qui ont fui la guerre ont la possibilité de poursuivre gratuitement leur formation en gymnastique rythmique. Un sport où le corps ne doit pas s'arrêter, afin de ne pas perdre sa bonne forme physique.

Plusieurs appels de parents ukrainiens ont conduit Oksana Vichniakova, fondatrice et présidente de l'École de GRS (Gymnastique rythmique sportive) Luxembourg, à accueillir des réfugiées ukrainiennes pour s'entraîner avec les élèves actuels.


online.fr, Familie Reuter, ukrainische Familie  wurde aufgenommen Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
La vie à l'épreuve de la guerre
Ils ont fui la ville d'Ivano-Frankivsk aux premières heures de la guerre. Depuis le 6 mars, Yurii, Nataliia, Ostap et Mariia ont trouvé refuge à Strassen, où ils écrivent un nouveau chapitre de leur vie aux côtés de Bernadette et Etienne Reuter.

«Il est important pour ces filles de ne pas arrêter de s'entraîner, sinon elles gâcheront les progrès qu'elles ont réalisés jusqu'à présent», explique Oksana. «En tant que Ukrainienne, je me suis sentie obligée d'aider, et c'est le moyen que j'ai trouvé pour le faire.»

Photo: Sibila Lind

Dans cette école, presque toutes les filles parlent russe et ukrainien, car leurs parents sont originaires de Russie ou d'Ukraine. «Les gymnastes du cadre national et Groupe Elite du club s'entraînent du lundi au vendredi, entre trois à quatre heures par jour, et six heures le samedi», dit Oksana. «C'est un grand engagement, auquel se soumettent ceux qui reconnaissent le prestige de ce sport. En Ukraine, la gymnastique rythmique est une grande référence, nous avons grandi avec elle, elle fait partie de notre culture.» 

À ce jour, l'école accueille gratuitement six jeunes réfugiées ukrainiennes, âgées de 9 à 17 ans. Chacune est libre de venir s'entraîner quand elle le souhaite, selon le calendrier fixé par l'école.

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