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Centre national d’incendie et de secours: le chantier est lancé!
Luxembourg 8 3 min. 24.03.2017

Centre national d’incendie et de secours: le chantier est lancé!

Luxembourg 8 3 min. 24.03.2017

Centre national d’incendie et de secours: le chantier est lancé!

Maurice FICK
Maurice FICK
Il jouxtera le rond-point Glück et sera immanquable à l'entrée du Ban de Gasperich. Vendredi a officiellement été posée la «première pierre» du futur Centre national d'incendie et de secours. Une caserne-école géante de 40.000 m2 dotée à l'arrière d'un plateau technique parmi «les plus modernes d'Europe».

Il jouxtera le rond-point Glück et sera immanquable à l'entrée du Ban de Gasperich. Vendredi en fin de journée a officiellement été posée la première pierre - en réalité un extincteur de l'époque contenant des plans et des photos - du futur Centre national d'incendie et de secours (CNIS). Une caserne-école géante de 40.000 m2 dotée à l'arrière d'un plateau technique parmi «les plus modernes d'Europe».

«On dit souvent que c'est un moment historique. Mais  je crois pouvoir dire que c'en est un!», a lancé Lydie Polfer, bourgmestre de Luxembourg, en présence du ministre de l'Intérieur, du président de la Chambre des députés et de très nombreux invités au premier rang desquels, bien rangés, de nombreux sapeurs-pompiers professionnels et volontaires venus de tout le pays. Trois d'entre eux ont fait le show en descendant en rappel d'une grue pour poser directement l'extincteur faisant office de première pierre, dans son logement.

Sur fond de chantier et de fondations déjà partiellement coulées, la cérémonie hautement symbolique marquait à la fois l'aboutissement de très nombreuses années de discussion sur la construction d'une nouvelle caserne pour les pompiers professionnels de la Ville de Luxembourg (celle de la route d'Arlon est devenue trop petite) et la concrétisation de la fameuse réforme des services de secours qui créera un unique Corps grand-ducal d'incendie et de secours (CGDIS).

Les contours du futur Centre national d’incendie et de secours sont déjà dessinés au sol. «si tout va bien, il sera terminé en 2020», avance prudemment Lydie Polfer, bourgmestre de Luxembourg.
Les contours du futur Centre national d’incendie et de secours sont déjà dessinés au sol. «si tout va bien, il sera terminé en 2020», avance prudemment Lydie Polfer, bourgmestre de Luxembourg.
Photo: Pierre Matgé

«Ici sera créé ce qui doit être mis ensemble», a résumé Simone Beissel, échevine en charge des incendies, sauvetages et ambulances, pour souligner une première au Luxembourg: le regroupement, sous un même toit, des sapeurs-pompiers et de la Protection civile.  Le CNIS matérialise déjà l'établissement public que formeront demain l'État et les communes pour gérer ensemble les services de secours publics du pays.

A l'horizon «2020, si tout va bien» - dixit Mme Polfer - le CNIS regroupera «la caserne des sapeurs-pompiers professionnels de la Ville de Luxembourg, l'Administration des services de secours, le nouveau Central des secours d'urgence du 112, l'Institut national  de formation des secours et un grand plateau avec les installations techniques nécessaires pour passer à la pratique et s'entraîner», résume Erny Kirsch, commandant du Service d'incendie et d'ambulance de la Ville de Luxembourg.

«Une des écoles de pompiers les plus modernes d'Europe»

Au premier plan, la façade du CNIS qui longe le boulevard Kockelscheuer. Le futur «plateau technique» pour la formation et l'entraînement des pompiers est au second plan, bordé par l'A3.
Au premier plan, la façade du CNIS qui longe le boulevard Kockelscheuer. Le futur «plateau technique» pour la formation et l'entraînement des pompiers est au second plan, bordé par l'A3.
Photo: gouvernement.lu

Au quotidien, cette immense Cité des secours implantée au 3, boulevard Kockelscheuer, sera le lieu de travail de près de 200 personnes. Des pompiers (professionnels et volontaires) près à décaler 24/24 heures, des élèves pompiers et du personnel administratif.

A l'arrière du gigantesque complexe du CNIS (qui forme la «zone 1») financé par la Ville de Luxembourg et l'Etat luxembourgeois, sera créé «Un immense plateau technique («zone 2»). On peut dire que ce sera l'une des écoles de pompiers les plus modernes d'Europe, explique Dan Kersch, ministre de l'Intérieur. 

Le long de l'A3 sera créée cette vraie petite ville factice composée d'un échantillon d'immeubles comme il en existe dans toutes les villes du Luxembourg. Ces entrepôts, surfaces commerciales, immeuble à 5 étages, caves, etc. seront le théâtre de simulations aussi réalistes que possible et de scénarios en tous genres pour les pompiers qui s'y formeront ou les jeunes pompiers qui apprendront le métier.

141,1 millions d'euros en tout

Au total, le CNIS coûtera 141,1 millions d'euros à la collectivité. La Ville de Luxembourg déboursera 67,1 millions d'euros et l'Etat luxembourgeois devra mettre 74 millions d'euros sur la table.

Pour le CNIS à proprement parler («zone 1»), le coût total s'élève à 121,6 euros dont la Ville de Luxembourg financera 67,1 millions d'euros (soit 55%) et l'Etat  54,5 millions d'euros (soit 44%).

Le plateau technique et ses infrastructures («zone 2»), sera entièrement porté par l'Etat. Son coût total s'élèvera à 19,4 millions d'euros.

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