Cattenom: Une commande au coeur du réacteur ne réagissait plus

Plusieurs anomalies de serrage ont conduit hier la direction de la centrale nucléaire de Cattenom à proposer "son reclassement au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7", explique vendredi la Division de la protection civile.

La centrale nucléaire de Cattenom.
La centrale nucléaire de Cattenom.
Photo: Maurice Fick

(MF) - Les événements survenus récemment à la centrale nucléaire de Cattenom n'ont eu "aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement", assure la Division de la protection civile de l'Administration des services de secours dans son communiqué de vendredi après-midi.

Mais face au constat de "plusieurs anomalies de serrage sur les tiges de commande des grappes", la direction de la centrale a demandé que la centrale nucléaire soit reclassée sur l'échelle INES.

Tout a commencé le 11 novembre 2012, lors des opérations de redémarrage du réacteur de l'unité de production n°2 , "une grappe de commande qui permet de contrôler la puissance du réacteur, est restée bloquée". Le redémarrage interrompu, des contrôles ont été réalisés pour découvrir l’origine du défaut.

L'anomalie venait de la "chute d'une vis, située sur la tige de commande de la grappe dans le mécanisme de commande".

Cette anomalie a "fait l’objet d'une déclaration, le 13 novembre 2012, à l’Autorité de sûreté nucléaire, d’un événement significatif sûreté au niveau 0 de l'échelle INES qui en compte 7", précise le communiqué.

Les 64 autres grappes de la centrale ont été expertisées. Constant: "toutes les vis sont présentes, néanmoins des anomalies de serrage ont été constatées sur des vis". Toutes les tiges présentant des anomalies ont été remplacées entre temps.