Changer d'édition

Cahen opposée aux compensations frontalières
Luxembourg 2 min. 05.02.2020 Cet article est archivé

Cahen opposée aux compensations frontalières

Corinne Cahen renvoie les collectivités frontalières vers leur gouvernement respectif.

Cahen opposée aux compensations frontalières

Corinne Cahen renvoie les collectivités frontalières vers leur gouvernement respectif.
Photo : Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 05.02.2020 Cet article est archivé

Cahen opposée aux compensations frontalières

La ministre de la Grande Région ne cède rien face aux demandes répétées de certains élus, français ou allemands, de bénéficier d'une aide directe du Grand-Duché par salarié frontalier

(pj) Non, c'est non. Au micro de 100.7, Corinne Cahen (DP) n'a pas caché qu'elle ne voyait pas pourquoi le Luxembourg devrait verser une indemnité à ses voisins sous prétexte qu'il emploie une main-d'œuvre issue des territoires frontaliers. Autrement dit, pas question pour la ministre de la Grande Région d'abonder dans le sens du maire de Metz, Dominique Gros (PS). Début janvier, celui-ci avait réaffirmé son souhait de voir le Grand-Duché verser une compensation directe de 2.000 euros par salarié frontalier.

Pour la ministre, qui jusqu'alors avait fait preuve de discrétion sur le sujet, l'heure n'est pas à ce type de relations. Même si depuis l'automne 2019, les demandes se sont multipliées de la part d'élus lorrains (récemment encore via le sénateur socialiste Jacquin) ou de responsables politiques sarrois, Corinne Cahen reste sur la ligne gouvernementale: pas d'indemnité par tête.


Zum dpa-Themendienst-Bericht von Bernd F. Meier vom 16. September: Auf dem Mühlenradweg geht es durch das Dreieck zwischen dem saarländischen Blieskastel, Zweibrücken in Rheinland-Pfalz und dem lothringischen Kleinstädtchen Bitche - jenseits der französischen Grenze lohnt zum Beispiel das Mühlenmuseum im Dörfchen Volmunster einen Abstecher. 
(Die Veröffentlichung ist für dpa-Themendienst-Bezieher honorarfrei. Das Bild darf nur in Zusammenhang mit dem geannten Text, nur bei Nennung der Bildquelle und nur bis zum 15. September 2012 verwendet werden.) Foto: Saarland Tourismus/Eike S. Bock/dpa/tmn
Un nouveau pas vers des compensations transfrontalières
Un Etat se doit de répartir équitablement les recettes fiscales avec ses voisins en zones frontalières. Le message a été adopté, mardi, par une instance du Conseil de l'Europe. Pour le Luxembourg, la note pourrait aller de 100 à 200 millions d'euros à reverser à la France. Resterait encore l'Allemagne et la Belgique à dédommager.

L'Etat luxembourgeois préfère toujours miser sur des soutiens aux projets d'infrastructure bénéficiant aux différents partenaires d'un côté ou de l'autre de la frontière. C'est, par exemple, le cas du P+R qui va voir le jour à Thionville. Pour cet équipement de 750 places, l'aide luxembourgeoise correspondra à 50% de la facture. Soit 2,5 millions d'euros.

Globalement, une enveloppe de 120 millions d'euros a été déterminée pour ce type de partenariats essentiellement axés sur des problématiques de mobilité. 

Visées électoralistes

Au bas mot, les compensations envisagées par Dominique Gros reviendraient, elles, à payer 200 millions d'euros par an aux collectivités françaises. Une somme envisagée comme un retour sur les recettes perçues sur les salaires des frontaliers par le Luxembourg. Pour Corinne Cahen, ce nouvel appel du maire mosellan ne s'expliquerait que par l'approche des élections municipales. «Il est normal que certains cherchent à attirer l'attention, pour eux-mêmes ou pour leur successeur dans leur ville», note la ministre taclant au passage le maire de Metz dont on sait qu'il ne se représentera pas face aux électeurs en mars prochain.

Pour la ministre de la Grande Région, les régions, départements et villes voisines du Luxembourg doivent aussi se rappeler que ces territoires bénéficient directement des salaires perçus par leurs habitants via l'emploi occupé au Grand-Duché. Une récente étude a d'ailleurs démontré que les frontaliers mosellans, pour ne citer qu'eux, dépensaient relativement peu dans le pays les salariant. Par contre, ces mêmes personnels bénéficient de mesures typiquement luxembourgeoises comme l'assurance dépendance, les chèques services accueil ou les bourses étudiants. Si réclamation il doit y avoir, la ministre demande à ce que ces collectivités les portent directement auprès de leurs gouvernements nationaux. 


Sur le même sujet

Nouvelle relance à propos des compensations
Le sénateur Olivier Jacquin a évoqué, jeudi, la question des indemnités versées aux communes frontalières françaises. Dans ce dossier particulièrement sensible, il souhaite voir «une plus grande volonté de compromis» entre le Luxembourg et la France.
Olivier Jacquin
Un P+R à Thionville à l'esprit transfrontalier
Avant la fin 2020, le parking relais de Metzange entrera en service. Un espace disposant de 750 places de stationnement auquel le Luxembourg aura participé pour moitié au financement. Soit 2,5 millions d'euros.
(FILES) This file photo taken on December 18, 2008 shows thousands of cars are stored on the runway at the disused Upper Heyford airbase near Bicester, Oxfordshire, on December 18, 2008.
Britain said on July 26, 2017 it will outlaw the sale of new diesel and petrol cars and vans from 2040 in a bid to cut air pollution but environmental groups said the proposals did not go far enough. Environment minister Michael Gove announced the move as part of the government's keenly-awaited £3 billion ($3.9 billion, 3.4 billion euro) air pollution plan, which will demand that councils propose measures by March next year to reduce nitrogen dioxide (NO2) levels.
 / AFP PHOTO / Adrian DENNIS
Dominique Gros réclame 200 millions au Luxembourg
Le maire de Metz monte à nouveau au créneau et réclame une «compensation financière» de la part du Luxembourg. Selon lui, les recettes perçues sur les salaires des frontaliers devraient en partie revenir aux territoires lorrains.
Un nouveau pas vers des compensations transfrontalières
Un Etat se doit de répartir équitablement les recettes fiscales avec ses voisins en zones frontalières. Le message a été adopté, mardi, par une instance du Conseil de l'Europe. Pour le Luxembourg, la note pourrait aller de 100 à 200 millions d'euros à reverser à la France. Resterait encore l'Allemagne et la Belgique à dédommager.
Zum dpa-Themendienst-Bericht von Bernd F. Meier vom 16. September: Auf dem Mühlenradweg geht es durch das Dreieck zwischen dem saarländischen Blieskastel, Zweibrücken in Rheinland-Pfalz und dem lothringischen Kleinstädtchen Bitche - jenseits der französischen Grenze lohnt zum Beispiel das Mühlenmuseum im Dörfchen Volmunster einen Abstecher. 
(Die Veröffentlichung ist für dpa-Themendienst-Bezieher honorarfrei. Das Bild darf nur in Zusammenhang mit dem geannten Text, nur bei Nennung der Bildquelle und nur bis zum 15. September 2012 verwendet werden.) Foto: Saarland Tourismus/Eike S. Bock/dpa/tmn
Les voisins veulent une compensation pour les frontaliers
Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron et Angela Merkel, quatre élus français et allemands réclament une compensation fiscale au Luxembourg voisin qui emploie 200.000 frontaliers alors que leurs communes supportent les investissements publics.
Dominique Gros, maire de Metz