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C'est parti pour les vendanges du cru 2021
Luxembourg 3 min. 28.09.2021 Cet article est archivé
Viticulture

C'est parti pour les vendanges du cru 2021

Le rivaner reste le cépage le plus cultivé dans les vignes luxembourgeoises.
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C'est parti pour les vendanges du cru 2021

Le rivaner reste le cépage le plus cultivé dans les vignes luxembourgeoises.
Photo : Gerry Huberty
Luxembourg 3 min. 28.09.2021 Cet article est archivé
Viticulture

C'est parti pour les vendanges du cru 2021

Sans soleil, les premières équipes ont commencé à récolter les raisins des coteaux de la Moselle luxembourgeoise notamment. A l'exemple du vigneron bio, Jean-Paul Krier.

(pj avec Irina FIGUT) Bien sûr quelques degrés de plus auraient été appréciés, lundi matin. Mais à défaut d'un franc soleil, les premiers vendangeurs ont apprécié le temps sec des premières heures passées entre les pieds de vigne. Un soulagement partagé aussi par le vigneron bio Jean-Paul Krier qui, avec une dizaine d'aides, se lançait à l'assaut des grappes sur les pentes du Naumberg à Bech-Kleinmacher. Sur les hauteurs de Schengen, l'heure est venue de cueillir les raisins du cépage auxerrois.


Télécran, Lifestyle, Weinmarketing, Traubenlese, Wein, Mosel, Foto: Guy Wolff/ Luxemburger Wort
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«Traditionnellement, nous débutons toujours par les cépages qui servent à l'élaboration des crémants. Pour notre cave, ils représentent environ 25% de l'ensemble de la gamme», affirme le patron. Dans sa tête, Jean-Paul Krier planifie déjà le timing à venir. Il lui faudra trois à quatre jours pour récolter l'auxerrois, puis viendra le temps du pinot blanc, du rivaner puis du riesling avant d'attaquer les pieds de gewürztraminer. 

Pour ce lancement des vendanges, Jean-Paul Krier a fait appel à une dizaine d'aides. La plupart de ces ''petites mains" sont originaires du Luxembourg ou de la Grande Région, France et Allemagne. Quelques «Herrschtleit» viennent aussi du Portugal, ils profitent d'une visite à des proches au Grand-Duché pour accepter cette tâche au grand air. «Après tout, nous avons suffisamment de bras ici. L'argent doit rester ici et ne pas aller en Pologne ou en Roumanie.»

Marc Kohll, de Bech-Kleinmacher, a pris un congé supplémentaire pour travailler dans le vignoble. Et déjà il s'enthousiasme de cet épisode 2021 des vendanges : «Je suis une personne très sociable et je rencontre des gens sympas ici au travail avec lesquels je peux discuter». Même sourire pour Chantal Buddrich, venue de Lorraine. «Je le fais pour le plaisir... et pour gagner un peu d'argent. Le travail n'est pas si difficile ici, les vignes ne sont pas particulièrement basses, comme c'est souvent le cas en France. Vous n'avez pas besoin de vous baisser beaucoup», explique l'enseignante retraitée. 

Dans le silence du matin, le bruit des ciseaux donne le rythme. Et les raisins mûrs filent dans les seaux. Sitôt les conteneurs pleins, l'un des assistants vient les collecter pour remplir un autre container, et ainsi de suite. L'organisation est rodée, et l'oeil expert de Jean-Paul Krier veille sur chacun et... aux grains. Ouf, la qualité des raisins n'a pas l'air très différent de celle de l'année dernière. Les pluies et le temps frais de l'été n'auront pas causé tant de dégâts.  

Ici, les mauvaises grappes finissent au sol. En se décomposant, elles serviront d'engrais naturel. «Seuls les grains sains peuvent être utilisés pour le crémant», explique Jean-Paul Krier. En termes de maturité, les raisins sont également suffisamment à point pour le jour 1 des vendanges. La lecture la plus récente du réfractomètre, qui mesure la concentration en sucre, a rassuré l'exploitant des parcelles. Mais pas question d'avancer un éventuel rendement global pour ce cru, trop tôt encore.


Wiese unter Wasser 
/ Lokales, Norden, Lokalteil, Unwetter, Regen, Überschwemmung, Inondations, Meteo / 
10.02.2019 /
Überschwemmungen Grosbous in Richtung Vichten / 
Centre Sportif Hartmann - salle Grimmler, Grosbous /
Foto: Ben Majerus
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Et après dix ans d'exploitation en mode bio, Jean-Paul Krier sait que la nature peut se montrer généreuse ou ingrate d'un jour à l'autre. Spécialisé dans les cépages bourguignons, il commente d'ailleurs une année qui «n'aura pas été facile. Toutes les précipitations nous ont mis sous pression... D'autant que le printemps avait débuté tardivement», explique-t-il.

Résultat, comme ses collègues, le viticulteur a dû pulvériser plus souvent pour prévenir les maladies fongiques. Cependant, seules les pulvérisations biologiques sont autorisées dans son exploitation. «Cela a demandé beaucoup de travail mais nous nous en sommes bien sortis», rassure le professionnel de 59 ans. «Nous avons constamment travaillé à la limite, mais heureusement il n'y a pas eu de lockdown ou de grosses perturbations cette fois.» 

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