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C'est le 4e référendum au Luxembourg
Luxembourg 2 min. 05.06.2015 Cet article est archivé
Au fil de l'Histoire

C'est le 4e référendum au Luxembourg

Une caricature d'Albert Simon paru au „Escher Tageblatt" illustre l'opposition de la population quant à la loi muselière.
Au fil de l'Histoire

C'est le 4e référendum au Luxembourg

Une caricature d'Albert Simon paru au „Escher Tageblatt" illustre l'opposition de la population quant à la loi muselière.
Luxembourg 2 min. 05.06.2015 Cet article est archivé
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C'est le 4e référendum au Luxembourg

Les Luxembourgeois n’ont pas une riche expérience en matière de référendums. En tout, un tel exercice n’a été réalisé qu’à trois reprises : en 1919, en 1937 et en 2005.

Les Luxembourgeois n’ont pas une riche expérience en matière de référendums. En tout, un tel exercice n’a été réalisé qu’à trois reprises : en 1919, en 1937 et en 2005.

Lors du référendum de 1919, les Luxembourgeois étaient amenés à se prononcer sur deux questions différentes, l'une portant sur la forme politique de l'Etat et l'autre sur le choix du futur allié économique.

Prenons d'abord la question économique. Il s’agissait de se prononcer sur le pays avec lequel le Luxembourg allait intensifier ses relations économiques. Le choix devait être fait entre la Belgique et la France. Bien que 73% des sondés aient répondu en faveur de la France, le gouvernement de l’époque opta pour la Belgique. C’est ainsi que deux ans plus tard, l’union économique belgo-luxembourgeoise a vu le jour.

La deuxième question porta sur la forme politique de l’Etat, en clair, garder la monarchie parlementaire ou proclamer la république. 78% des électeurs voulaient garder la monarchie avec à sa tête la grand-duchesse Charlotte.

Une loi contre les communistes

En 1937, c’est la loi d’ordre, qualifiée de loi muselière par ses détracteurs, qui a été à l’origine du second référendum du Luxembourg. 

Le gouvernement de l'époque, sous la présidence de Joseph Bech, avait élaboré un projet de loi «pour la défense de l’ordre politique et social» interdisant l’appartenance à tout groupement dont «l’activité tend à abolir ou à changer par la violence ou par tout autre moyen illicite la Constitution».

Le texte visait avant tout les communistes.

En 1937, le projet de loi a même été voté à la Chambre des députés mais une forte opposition de la société civile, notamment les syndicats, obligea le gouvernement de l’époque à réagir. Un référendum devait donc trancher la question «Êtes-vous d’accord qu’entre en vigueur la loi qui ordonne la dissolution du Parti communiste ainsi que des organisations qui veulent changer la constitution ou les lois du pays par la violence ou des menaces ?». 50,67% des électeurs répondront par la négative à la question.

Un "oui" franc à l'Europe en 2005

Enfin, en juillet 2005, les Luxembourgeois sont appelés à voter pour ou contre la ratification du traité européen: ils se prononcent à 56,5% en faveur du traité.

Fondamentalement, le vote luxembourgeois ne change pas grand-chose à la profonde crise alors traversée par les Vingt-cinq. Le "oui" devait l’emporter et l’on s’étonne même à l'époque de l’ampleur du non, qui obtient plus de 40%.

Le Grand-Duché est en effet resté fidèle à son image d’éternel pays pro-européen et devient le treizième pays à ratifier le traité constitutionnel. Une victoire personnelle pour le Premier ministre Jean-Claude Juncker, qui avait menacé de démissionner en cas de rejet.


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