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Bonnevoie pourrait aussi passer sous surveillance privée
Luxembourg 3 2 min. 08.01.2021 Cet article est archivé

Bonnevoie pourrait aussi passer sous surveillance privée

Fin 2019, l'effectif de police avait déjà été renforcé dans le quartier de la gare de Luxembourg, mais pas suffisamment selon les autorités de la ville.

Bonnevoie pourrait aussi passer sous surveillance privée

Fin 2019, l'effectif de police avait déjà été renforcé dans le quartier de la gare de Luxembourg, mais pas suffisamment selon les autorités de la ville.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 3 2 min. 08.01.2021 Cet article est archivé

Bonnevoie pourrait aussi passer sous surveillance privée

La controverse autour de la sécurisation du quartier de la gare par une société privée se poursuit et devrait faire l'objet d'un débat parlementaire. Pourtant, pour Laurent Mosar, l'opération est un succès et pourrait même être étendue.

Pour Laurent Mosar (CSV), la polémique sur la sécurisation n'a pas lieu d'être. Pour l'échevin et député, l'opération au quartier de la gare à l'essai jusqu'au 31 janvier, pourrait être étendue au quartier Bonnevoie. «Nous avons reçu de bons échos de la part des résidents et des commerçants», a déclaré Laurent Mosar au Luxemburger Wort jeudi, à l'issue d'une commission parlementaire sur la sécurité intérieure.


Quartier de la gare, Bahnhof Luxemburg, avenue de la liberté, photo Guy Wolff
«La police, seule, ne peut régler tous les problèmes»
La décision de la Ville de Luxembourg d'avoir recours à une société privée pour sécuriser le quartier Gare continue de faire des remous. Mardi, Henri Kox, ministre de la Sécurité intérieure, et la bourgmestre Lydie Polfer s'accordent sur le besoin de coopération.

Sauf que la mesure ne fait pas l'unanimité, remettant en cause les prérogatives de la police. Qualifiée d'«illégale» par Henri Kox (Déi Greng) en novembre, la question fera l'objet d'un débat parlementaire prochainement. Le ministre de la Sécurité intérieure préconisait une approche plus globale et hiérarchisée dans l'action. «D'abord la prévention, la répression et, enfin, le travail social», avait-il plaidé. 

Selon Laurent Mosar, la loi doit «s'adapter aux réalités», sans pour autant attribuer plus de pouvoirs aux sociétés privées puisque «le monopole de l'usage de la force doit toujours rester entre les mains de la police». Les membres de la commission de la sécurité intérieure et de la défense s'accordent à dire que ce projet de loi doit être discuté à nouveau de toute urgence. «Ce serait une option pour soulager la police», note le député Marc Goergen (Piraten). Il considère néanmoins qu'elle doit être cadrée précisément. «Par exemple, les agents des forces de l'ordre ne devraient pas pouvoir procéder à des fouilles de personnes», déclare-t-il.

Une des solutions évoquées passe par un plus grand pouvoir accordé aux agents municipaux. Ceux-ci n'auraient alors plus «seulement» le pouvoir de sanctionner pour infraction de stationnement. Au printemps 2017, Dan Kersch (LSAP), alors ministre de l'Intérieur, avait présenté un projet de loi pour une extension des compétences. Le texte a cependant été rejeté à plusieurs reprises par le Conseil d'Etat.  

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