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Bientôt une taxe Airbnb à Mamer
Luxembourg 31.05.2019 Cet article est archivé

Bientôt une taxe Airbnb à Mamer

En mai, le site Airbnb proposait une douzaine d’offres de logement dans la commune de Mamer.

Bientôt une taxe Airbnb à Mamer

En mai, le site Airbnb proposait une douzaine d’offres de logement dans la commune de Mamer.
Photo: Pierre Matgé
Luxembourg 31.05.2019 Cet article est archivé

Bientôt une taxe Airbnb à Mamer

En prélevant dès juillet prochain 3% sur chaque séjour, Gilles Roth, le bourgmestre de la commune luxembourgeoise, entend contrôler l'activité de location de logements privés dans les zones à vocation résidentielle.

La commune de Mamer a décidé d'introduire une taxe de séjour de 3% sur les locations Airbnb, à partir de juillet prochain. La décision intervient après que des habitants d’un quartier de la ville du Sud-Ouest du Luxembourg se sont plaints que de nombreux sacs poubelle traînaient devant la porte d’une habitation. Et que des voitures aux plaques étrangères se garaient régulièrement dans la rue.

«Nous ne voulons pas interdire Airbnb», indique pourtant Gilles Roth (CSV), le maire de Mamer, qui souhaite toutefois garder un œil dans sa cité sur l'activité de location de logements de particuliers à particuliers, via la célèbre plateforme communautaire américaine. En mai, le site proposait une douzaine d’offres de logement dans la commune.


Gilles Roth: «La cohésion sociale n'est pas en danger au Luxembourg»
Bourgmestre de Mamer depuis dix-huit ans et vice-président de la fraction CSV au Parlement, Gilles Roth est davantage tourné vers la Belgique que la France. Le député «ne voit aucun inconvénient à ce que le gouvernement luxembourgeois participe à des investissements réalisés en vue d'acheminer plus facilement des travailleurs frontaliers vers le Luxembourg. Parce que la qualité du travail fourni serait meilleure».

«La maison familiale en question se trouve dans une zone résidentielle, conformément au plan général de développement. Aussi, afin d'éviter que des investisseurs perspicaces aient la même idée et transforment des maisons situées dans ces lotissements en appartements de vacances, il a été décidé d'introduire ces frais de séjour», justifie le bourgmestre.

«3%, ce n'est pas beaucoup», ajoute Gilles Roth. «Pour une nuit à 50 euros, cela équivaut à 1,5 euro. L’objectif n’est pas d’alimenter les caisses de la commune, mais de vérifier que l’activité de location privée soit conforme au plan de développement général de la commune », précise le bourgmestre, qui ajoute que les hôtels locaux ne sont pas exempts de taxe de séjour.

Texte: Nicolas Anen. Traduction et adaptation: Marc Auxenfants

 

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