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Bientôt un observatoire pour le patrimoine?
Luxembourg 21.10.2020 Cet article est archivé

Bientôt un observatoire pour le patrimoine?

La préservation du patrimoine industriel ne sera pas oubliée dans le projet de loi que présentera la commission Culture.

Bientôt un observatoire pour le patrimoine?

La préservation du patrimoine industriel ne sera pas oubliée dans le projet de loi que présentera la commission Culture.
Photo: Andre Weisgerber
Luxembourg 21.10.2020 Cet article est archivé

Bientôt un observatoire pour le patrimoine?

Alors qu’une pétition visant à préserver les richesses architecturales a recueilli 5.300 signatures, les députés planchent sur un projet de loi visant à les préserver davantage. Si le consensus existe sur le sujet, fixer l'année 1955 comme date de référence des constructions pose problème.

(DH) - Et pourquoi ne pas créer un observatoire indépendant? Un observatoire qui pourrait sensibiliser, intervenir et encadrer le gouvernement et les communes en ce qui concerne le patrimoine. L'idée émise à la Chambre, ce mercredi, a, en tout cas, fait l'unanimité par les pétitionnaires pour qui les édifices ne sont pas juste que des immeubles mais plus sûrement «des témoins vivants pour les générations futures».

«Il faut continuer à sensibiliser les responsables des communes, vu que la démolition est aussi une décision politique», a encore souligné un autre député. Sensibiliser, le mot d'ordre est lâché et figure en bonne place parmi les points que les députés ont retenus pour alimenter le travail sur le projet de loi. De même, la commission de la Culture examinera dans quelle mesure l'information sur le patrimoine pourrait être développée et intégrée dans le texte de la future loi.


FOUILLES ARCHEOLOGIQUES, MARIENDALL,SERVICE NATIONAL DE LA JEUNESSE,  FOTO GUY WOLFF, 02.09.2008
Le chemin de croix de la loi sur le patrimoine
Alors que la ministre de la Culture vient de dresser le bilan de la protection et la conservation des richesses architecturales du pays, de nouvelles objections s'élèvent contre le projet de loi relatif au patrimoine culturel. Après le Syvicol, le Conseil d'Etat émet des réserves.

Lors du débat en présence de la ministre de la Culture Sam Tanson (Déi Gréng), les pétitionnaires, ont souligné qu'il ne faudrait pas protéger que des parties d'immeubles, «mais des bâtiments ou des ensembles entiers». En outre, des infrastructures, telles que des puits ou des murs historiques devraient aussi être conservées. Tout comme le patrimoine industriel, à l'image des silos à Mersch, condamnés à la destruction. Pour toutes les parties prenantes, renforcer la préservation de bâtiments anciens et historiques n'empêche en rien de «créer de nouveaux logements ni de promouvoir l'innovation architecturale».

Toutefois, au cours du débat, une des propositions phares des pétitionnaires n'a pas fait l'unanimité: la protection de tous les édifices construits avant 1955. Bien qu'ils ne soient pas reconnus patrimoine national, les personnes voulant les démolir devraient alors se procurer une autorisation de la part du Service des sites et monuments nationaux. 

Le délai de fixer l'année 1955 comme référence n'a pas convaincu tous les députés. Par contre, la ministre de la Culture adhère à cette idée. Toutefois, a-t-elle indiqué, cette protection automatique nécessite «la mise en place d'une banque de données sur les dates de construction des édifices».

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