Bientôt des infos en temps réel?

Ponctualité en baisse, manque de communication: les CFL veulent agir

Photo: Chris Karaba

Par Sophie Wiessler

Que d'innovations pour les amateurs de trains! Après l'annonce de François Bausch affirmant que durant sa mandature, près de deux milliards d'euros ont été investis dans le rail, voilà que les CFL annoncent vouloir mettre en place un système d'information en temps réel plus performant.

Une ponctualité et une image des CFL en berne 

Il faut dire qu'ils ne communiquent pas vraiment de manière optimale à l'heure actuelle en cas de problème: en témoignent les nombreux commentaires de voyageurs excédés durant les nombreux couacs au poste de Bettembourg.

Les taux de ponctualité des différentes lignes du pays sont également là pour le rappeler: bien que les chiffres dépassent tous les 80% de ponctualité, ces taux baissent d'années en années, avec la palme des plus gros retards pour la ligne frontalière avec Thionville, la ligne 90:

  • Ligne 10 (Luxembourg-Troisvierges) : 92,6 % 
  • Ligne 30 (Luxembourg-Wasserbillig) : 94,4 % 
  • Ligne 50 (Luxembourg-Kleinbettingen) : 86,5 %
  • Ligne 60 (Luxembourg-Bettembourg-Esch/Alzette-Rodange): 89,6 % 
  • Ligne 70 (Luxembourg-Dippach/Reckange-Pétange-Rodange); 90,5 % 
  • Ligne 90 (Luxembourg-Bettembourg/frontière): 85,2 %

François Bausch veut donc changer cela et propose de mettre en place un nouveau système d'informations en temps réel pour les voyageurs.

Le système ARAMIS, mis en place depuis novembre 2015, facilite déjà la gestion et le suivi en temps réel de tous les trains circulant sur le réseau ferré luxembourgeois. Mais seuls certains afficheurs ou écrans d'information fonctionnent aujourd'hui en service «semi-automatique».

Une norme qui devrait changer à l'avenir: en effet François Bausch a annoncé qu'il «est envisagé d'aménager un système d'information acoustique et visuel unifié à toutes les gares et points d'arrêt du réseau».

En clair, il sera possible de fournir en temps réel aux voyageurs des informations «complètes et ciblées sur la circulation des trains en situation normale et en situation perturbée, et ce, de façon entièrement automatisée», affirme François Bausch.

Un projet pilote à Pétange/Rodange

Mais avant de crier victoire, un premier projet pilote sera mis en place au nœud ferroviaire de Pétange/Rodange ainsi qu'aux points d'arrêts adjacents, au deuxième semestre 2017, pour tester et valider le concept retenu.

«Suite à ce retour d'expérience, un déploiement progressif au réseau entier est planifié pour 2019», détaille le ministre des Infrastructures.

Ce système inclut des annonces communiquées par téléaffichage dynamique ainsi que des annonces sonores.

Mieux encore, début 2018, il est prévu de mettre en service un poste de commande centralisé dont l'objet sera de gérer en temps réel le système ferroviaire. Ce poste décidera en cas de perturbations sur les adaptations du plan de transport et sur la mise en place de moyens de substitution. 

«Il transmettra des informations ciblées au personnel de train pour les mettre en mesure de renseigner efficacement les voyageurs sur la continuation de leur voyage, et ce dans un délai de moins de dix minutes après la survenance de la perturbation», détaille le ministre.

Une application mobile revisitée et des trains munis de système d'information

Le site internet et l'application mobile CFL donnent d'ores et déjà des informations sur la circulation des trains en temps réel - bien que souvent contradictoire avec le site de la SNCF - et précisent la variation entre l'horaire planifié et l'horaire réel. 

Mais «une refonte de ces outils est en planification en vue de les rendre plus conviviaux pour les voyageurs». souligne François Bausch.

Quant à l'information visuelle à l'intérieur même des trains, les 8 automotrices KISS, promis par le ministre des Transports avec le Wifi à bord, permettront également d'informer en temps réel les voyageurs sur les retards en cours de route et sur les correspondances de trains en gares... Vous avez dit magique?