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Bettel prend des risques pour les étrangers
Luxembourg 05.05.2015 Cet article est archivé
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Bettel prend des risques pour les étrangers

Le Premier Ministre Xavier Bettel en route pour la Chambre des Deputes pour son discours sur l'état de la nation
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Bettel prend des risques pour les étrangers

Le Premier Ministre Xavier Bettel en route pour la Chambre des Deputes pour son discours sur l'état de la nation
Chris Karaba
Luxembourg 05.05.2015 Cet article est archivé
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Bettel prend des risques pour les étrangers

Alors que l’électorat luxembourgeois n’est pas acquis à l’ouverture du droit de vote aux étrangers, Xavier Bettel s’est prononcé largement en sa faveur.

Par Marc Vanacker

Alors que l’électorat luxembourgeois n’est pas acquis à l’ouverture du droit de vote aux étrangers, Xavier Bettel s’est prononcé largement en sa faveur.

Le discours sur l’état de la nation n’a pas débouché sur une grande annonce, du style présentation d’une augmentation des impôts, d’une nouvelle réforme ou encore de mesures pour rééquilibrer les finances publiques.

Xavier Bettel a choisi de mettre l’accent sur la cohésion sociale et a, par là même, débuté enfin, la campagne du référendum.

Le Premier ministre souhaite que les résidents étrangers obtiennent le droit de vote aux élections législatives.

C’est là son message principal et il donne les arguments en faveur de cette question qui est à l’ordre du jour lors du référendum du 7 juin.

Oui, parce qu’aucun pays au monde n’intègre autant de nationalités en son sein,

oui, car les étrangers contribuent à la richesse économique et culturelle du pays,

oui parce que cela serait un atout supplémentaire pour notre pays pour convaincre des entreprises d'investir et créer des emplois au Luxembourg.

Xavier Bettel veut inverser la tendance actuelle - une majorité de Luxembourgeois est encore contre le droit de vote des résidents étrangers - et changer le scepticisme ambiant qui prône le statu quo par peur du changement et du sentiment de ne plus être totalement maître chez soi.

Pourtant Bettel prend des risques politiques. Il sait ô combien cette mesure est encore impopulaire auprès de son électorat.

Avec ce discours, le Premier ministre s’est plus que jamais engagé en faveur du oui, un risque politique important indispensable pourtant pour consolider la cohésion sociale du pays.