Changer d'édition

Besoin d'une grande bouffée d'oxygène
Luxembourg 3 min. 29.04.2021

Besoin d'une grande bouffée d'oxygène

Au pic de la deuxième vague, la demande a pu bondir de 300% dans certains établissements prenant en charge des malades covid.

Besoin d'une grande bouffée d'oxygène

Au pic de la deuxième vague, la demande a pu bondir de 300% dans certains établissements prenant en charge des malades covid.
Luxembourg 3 min. 29.04.2021

Besoin d'une grande bouffée d'oxygène

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Plus que jamais, la crise covid a rendu vital l'approvisionnement en oxygène des hôpitaux luxembourgeois. Car pour les patients les plus atteints par le virus, le gaz est devenu médicament.

Contrairement à d'autres pays, les hôpitaux du Grand-Duché ne risquent pas de manquer d'oxygène. Un consommable dont l'emploi s'est considérablement accru pourtant avec l'épidémie covid. C'est que le précieux gaz est devenu indispensable non seulement pour assurer la bonne respiration des patients placés en coma artificiel mais aussi, et surtout, pour accompagner les malades prêts à perdre leur souffle à cause de l'infection pulmonaire causée par le virus.


07.01.2021, Großbritannien, London: Krankenschwestern arbeiten auf einem Korridor einer Akut-Station im St. Georges Krankenhaus. Wegen der rasant steigenden Zahl von Corona-Patienten geraten Krankenhäuser in Großbritannien immer stärker unter Druck. (zu dpa: "Britische Kliniken wegen Corona zunehmend unter Druck") Foto: Victoria Jones/PA Wire/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Un risque sur 100 d'attraper le covid à l'hôpital
Le ministère de la Santé indique que le taux d'infectiosité au sein des établissements de santé ne dépassait pas les 1,2% entre le 15 mars et le 18 avril. Ce qui représente un risque inférieur à celui d'autres maladies nosocomiales.

Et si les services de santé ont pu assurer cet accompagnement, c'est qu'au bout des tuyaux respiratoires les fournisseurs n'ont pas fait défaut. «Et pourtant, il y a eu des montées de besoins impressionnantes, indique Emmanuel Dehan, directeur Benelux d'AirLiquide. On parle de pic à +300% pour la deuxième vague, + 200% lors de la première». Pour le ''gazier" et ses concurrents, c'est bien simple plus la pression a augmenté du côté des hospitalisations, plus le besoin en fourniture d'oxygène était pressant.

«Cette crise est venue rappeler que l'oxygène peut aussi être un médicament», rappelle le directeur. Aussi, en pleine pandémie, les équipes ont veillé à ravitailler aussi bien le CHL que le CHEM ou l'hôpital intercommunal de Steinfort par exemple. Un rôle indispensable, en première ligne, qui a d'ailleurs valu aux personnels intervenant auprès des hôpitaux comme sous-traitants de pouvoir bénéficier de la vaccination anti-covid au même titre que les personnels soignants du pays.

Car pas question que cette chaîne vitale production/livraison/thérapie ne vienne à se rompre. Plus qu'essentiel, le travail des ''gaziers médicaux'' était vital. «Cela a demandé un effort de logistique considérable et une communication permanente avec les hôpitaux pour anticiper au mieux leurs besoins». Des demandes aussi bien pour les tanks d'oxygène liquide connectés aux blocs opératoires, aux services de réanimation, aux chambres des patients en détresse respiratoire que pour l'approvisionnement en bouteilles plus maniables. Un accessoire indispensable dans la prise en charge par les ambulanciers ou pompiers des personnes infectées les plus fragilisées ou lors de transfert de chambre à chambre.

Comme ici en Inde, les besoins en oxygène sont devenus criants.
Comme ici en Inde, les besoins en oxygène sont devenus criants.
Photo : AFP

«Mais l'année 2020 a aussi eu cela de particulier, c'est que les besoins ont énormément chuté passé les grandes vagues de contamination. Bien en deçà des volumes délivrés habituellement», a pu constater Emmanuel Dehan. Comme si passé les épisodes médicaux, l'activité médicale traditionnelle (chirurgie notamment) tardait à reprendre son rythme d'avant. 

«Là encore en termes d'organisation, ça peut être compliqué.» Mais des groupes internationaux comme AirLiquide savait à quoi s'en tenir. L'exemple italien servant de leçon. «Comme l'Italie a été le premier Etat européen a véritablement pâtir de la pandémie, mais aussi à s'en sortir, cela nous a servi de modèle par anticipation.»


La crise donne du souffle à Rotarex
L'entreprise de Lintgen spécialisée notamment dans la production de robinets et détendeurs pour respirateurs a investi six millions d'euros ces derniers mois pour accroitre ses capacités.

Tout comme l'exemple latin dans la protection même des sites de production a été utile aux collègues des autres infrastructures. «Pour le marché luxembourgeois, nous nous approvisionnons auprès de deux unités. L'une en Lorraine (Richemont) et l'autre en Belgique (Seraing). Il va de soi qu'avec le virus l'accès à ces deux usines a été plus que restreint aux extérieurs.» Ouf, on respire... Et les malades aussi, c'est bien là le principal.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Dès la fin de cette semaine, le ministère de la Santé luxembourgeois débutera l'envoi des invitations pour la plus grande part de la population résidente. Des adolescents aux quinquas, à chacun son tour désormais.
26.04.2021, Kanada, Montreal: Ein Mitarbeiter filmt die Impfung einer Kollegin in einer COVID-19-Impfklinik am CAE-Hauptsitz. Im Montrealer Hauptquartier des Flugsimulationstechnologie-Herstellers begann ein Programm der Provinz zur Durchführung von Impfungen in großen Unternehmen. Foto: Paul Chiasson/The Canadian Press via ZUMA/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Oui, même à l'heure de mettre au monde un enfant, une protection buccale s'impose pour la maman et les personnels aidant au travail. Même à l'heure de transmettre la vie, le virus reste bel et bien une menace.
A members of the medical staff fills in a Covid-19 patient register at the Pasteur hospital resuscitation unit in Colmar, eastern France, on April 22, 2021. (Photo by SEBASTIEN BOZON / AFP)
Si le rythme des infections n'a guère varié cette dernière quinzaine, le profil des personnes touchées par le virus et celles hospitalisées s'est rajeuni. Un effet positif de la vaccination des seniors, mais une source de préoccupation nouvelle pour les autorités.
20.04.2021, Niedersachsen, Braunschweig: Eine Intensivpflegerin versorgt auf der Intensivstation am Klinikum Braunschweig einen an Covid-19 erkrankten Patienten. Die Corona-Infektionszahlen steigen - und auch auf den Intensivstationen des Landes müssen wieder mehr Patienten behandelt werden. Die Verantwortlichen sehen eine ernste Lage, rechnen aktuell aber nicht mit einer Überlastung des Systems. (zu dpa "Ministerium: Lage auf Intensivstationen «ernst, aber beherrschbar») Foto: Ole Spata/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
7,9 millions de tests rapides ont été commandés par le ministère de la Santé. De quoi faciliter et accélérer la détection des infections covid dans les écoles aussi bien que dans les hôpitaux, maisons de retraite ou salles de sport.
04.03.2021, Baden-Württemberg, Hemmingen: Eine Arzthelferin tropft die Abstrichlösung in einer Grundschule auf einen Corona-Schnelltest. An der Schule werden die Lehrerinnen und Lehrer zweimal pro Woche getestet. Nach dem Beschluss von Bund und Ländern sollen bis Anfang April Corona-Testmöglichkeiten deutlich ausgeweitet werden. Foto: Sebastian Gollnow/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Il aura suffi d'un tweet du service de réanimation du Centre hospitalier pour que le doute s'installe. Mais en fait, il s'agit simplement d'un retour à la normale dans la séparation des lits accordés aux patients infectés et ceux dédiés aux autres malades.
sofia-infirmiere-pneumologie