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Au tour des provax de se faire entendre
Luxembourg 3 min. 10.12.2021 Cet article est archivé
Société

Au tour des provax de se faire entendre

Devant les "pop-up centers", le froid et l'attente ne démotivent pas les volontaires à la vaccination.
Société

Au tour des provax de se faire entendre

Devant les "pop-up centers", le froid et l'attente ne démotivent pas les volontaires à la vaccination.
Photo : Anouk Antony
Luxembourg 3 min. 10.12.2021 Cet article est archivé
Société

Au tour des provax de se faire entendre

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Alors que la voix des opposants à la vaccination montait de plus en plus dans l'opinion, les partisans des injections anti-covid montent le son à leur tour au Luxembourg.

Combien sont-ils les anti-vaccins? Quel volume représentent ces réfractaires à recevoir le sérum devant les protéger de toute forme grave de l'infection covid? Une récente étude de l'Uni parlait de 14%. Une minorité donc, mais une minorité bien visible dans la rue, sur les réseaux sociaux et dans le débat public. Au point que les 86% d'habitants favorables (ou a minima non opposés) à la protection vaccinale avaient fini par devenir transparents. Mais les temps changent et les heurts de samedi dernier, dans la capitale, ne sont certainement pas étrangers à cette subite mobilisation.


Portrait-robot d’un antivax
La sphère des opposants à la vaccination contre le covid participe à la radicalisation de la société au moment où une nouvelle vague d’infections frappe le Luxembourg. Une étude de l’Uni lève une partie du voile sur cette part de la population qui donne de plus en plus de la voix.

Du côté des soignants, le mode choisi pour attirer l'attention sur la nécessité de passer sous l'aiguille, tient dans «la minute de silence des blouses blanches». Jeudi midi, le motus des personnels de santé au pied des hôpitaux a de nouveau fait passer le message. Celui de leur lassitude face à un nombre d'hospitalisations de cas covid+ croissant. Celui de leur désespoir à constater que c'est bien parmi les non-vaccinés que l'infection respiratoire liée au virus fait le plus de dégâts. Aussi, a-t-il été décidé que cette minute de silence, rappel muet, serait reconduite chaque semaine désormais.

Le ministère de la Santé a décidé, lui, de communiquer sur les «Cinq bonnes raisons de se faire vacciner». Bon moyen de refaire passer des informations comme «La vaccination empêche de nouveaux confinements». 

A vos casseroles!

Mais d'autres mouvements s'organisent. Non plus dans l'ombre, mais bien aux yeux de tous. Comme cette action symbolique portée par l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL), la Chambre des métiers, la Chambre de commerce, la FEDIL, la Confédération luxembourgeoise de commerce, la FEDIL, la Fédération des artisans, l’Association des Banques et Banquiers Luxembourg (ABBL) et l’Association des compagnies d’assurance (ACA). Toutes ont décidé d'afficher le mot «impfen», «vacciner» ou «vaccinate» dans leur identité visuelle. 

Dans l'opinion publique aussi les choses bougent. Pas question de ne laisser le pavé qu'aux adversaires de la campagne vaccinale. MArche, voilà un collectif de citoyens qui veut faire barrage à «toutes formes d’actions violentes et anti démocratiques». Le tout de façon non violente. Ce groupe Nous, Citoyens du Luxembourg répond là à l'appel au calme lancé conjointement par le Premier ministre aussi bien que par l'ensemble de la classe politique.

Il s'agirait donc de signifier son soutien à la vaccination anti-covid («seule solution disponible de sortie de crise») en... faisant du bruit, cette fois. Chacun est invité, ce samedi midi, à applaudir, klaxonner, taper sur des casseroles, bref exprimer de façon sonore «à l'air libre» sa volonté de ne pas céder face à ceux qui tentent d'imposer leurs vues à coups de mouvements violents, et de respecter «la vérité scientifique».


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Lokales, Esch, CHEM, SchweigeminuteFoto: Luxemburger Wort/Anouk Antony