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Au Luxembourg, les salariés travaillent pour les impôts jusqu'au 25 mai
Luxembourg 2 min. 25.07.2013 Cet article est archivé

Au Luxembourg, les salariés travaillent pour les impôts jusqu'au 25 mai

Au Luxembourg, les salariés travaillent pour les impôts jusqu'au 25 mai

Photo: Shutterstock
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Au Luxembourg, les salariés travaillent pour les impôts jusqu'au 25 mai

Alors qu'en France, un salarié travaille jusqu'au 26 juillet pour s'acquitter de ses impôts et taxes, au Luxembourg, le "jour de libération fiscale" a lieu dès le 25 mai. Les Belges, eux, doivent attendre jusqu'au 8 août avant de profiter enfin du fruit de leur travail.

Une étude de l'Institut économique Molinari en collaboration avec Ernst & Young se penche sur le fardeau fiscal des salariés dans l'UE, en comparant le niveau d'impôts et taxes dans chaque pays.

Un calendrier 2013 avec le "jour de libération fiscale" de chaque pays a ainsi été établi.

  • On apprend qu'au Luxembourg, un salarié moyen doit attendrele 25 mai de l'année en cours avant de pouvoir profiter du fruit de son travail. Les 4 mois et 25 jours précédents, il travaille pour payer ses impôts et taxes.

  • En Allemagne, les salariés doivent attendre jusqu'au 13 juillet,
  • en France, jusqu'au 26 juillet,
  • et en Belgique, pays le plus taxé parmi les 27 Etats de l'UE analysés, les salariés doivent patienter jusqu'au 8 août.

Les Français doivent donc travailler 62 jours de plus que le Luxembourgeois pour s'acquitter des impôts et taxes.

La palme revenant aux Belges, puisqu'ils doivent accumuler 75 jours de travail de plus que les Luxembourgeois pour payer leurs impôts.

Les Luxembourgeois doivent gagner 166 euros pour en garder 100

Sous un autre angle, l'étude calcule aussi, dans chaque pays, combien un salarié doit être payé pour disposer de 100 euros.

  • Au Luxembourg, pour disposer de 100 euros de pouvoir d'achat réel, un salarié doit ainsi être payé 166 euros.

Les charges patronales représentent la plus lourde partie des taxes (21 euros), puis les charges salariales (18 euros), l'impôt sur le revenu (22 euros) et enfin la TVA (5 euros, la plus faible des Etats analysés).

  • En Allemagne, un salarié doit gagner 213 euros pour en garder 100 pour lui.
  • En France, il faut être payé 230 euros,
  • tandis qu'en Belgique, les salariés doivent gagner 252 euros pour disposer finalement de 100 euros.

Lire l'étude complète "Fardeau social et fiscal de l'employé lambda au sein de l'UE 2013" en français.

Christelle Raineri


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