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Au Ban de Gasperich: «Ouf !», la construction du campus francophone est lancée
Entouré de Lydie Polfer (bourgmestre de Luxembourg) à sa droite, et de Claude Meisch (ministre de l'Education nationale) à sa gauche), le Premier ministre, Xavier Bettel -ancien bourgmestre de Luxembourg-ville- a rappelé que "la communauté française est la première communauté représentée aujourd'hui à Luxembourg".

Au Ban de Gasperich: «Ouf !», la construction du campus francophone est lancée

Photo: Maurice Fick
Entouré de Lydie Polfer (bourgmestre de Luxembourg) à sa droite, et de Claude Meisch (ministre de l'Education nationale) à sa gauche), le Premier ministre, Xavier Bettel -ancien bourgmestre de Luxembourg-ville- a rappelé que "la communauté française est la première communauté représentée aujourd'hui à Luxembourg".
Luxembourg 3 min. 23.02.2015

Au Ban de Gasperich: «Ouf !», la construction du campus francophone est lancée

L'Ecole et lycée français du Luxembourg, le futur campus francophone qui pourra accueillir 2.300 élèves et doit ouvrir en septembre 2017, devient réalité. Le Premier ministre, Xavier Bettel, a parlé d'«un projet qui répond à la modernisation de l'Etat au Luxembourg» avant de donner le premier coup de pelle, lundi au Ban de Gasperich.

L'Ecole et lycée français du Luxembourg (ELFL), le futur campus francophone qui pourra accueillir 2.300 élèves et doit ouvrir en septembre 2017, devient réalité. Le Premier ministre, Xavier Bettel, a parlé d'«un projet qui répond à la modernisation de l'Etat au Luxembourg» avant de donner le premier coup de pelle, lundi après-midi sur les hauteurs du Ban de Gasperich à Luxembourg.

C'est un grand «ouf ! Enfin on y est !» de soulagement qu'ont exprimé au nom de tous les acteurs, bénévoles, communaux et autres, Lydie Polfer, la bourgmestre de Luxembourg, et Pierre Girault, le président de l'ELFL, l'entité qui regroupe les conseils d'administrations du Lycée Vauban et de l'Ecole française de Luxembourg qui cohabiteront dans un futur proche, sur un campus francophone de 43.000 m2 auquel on accèdera par le rond-point Glück.

Après bien des péripéties, «des hauts et des bas, des arrêts et des redémarrages» du projet envisagé depuis une petite dizaine d'années, comme l'a souligné Pierre Girault, à présent «faisons en sorte que cela se passe aussi bien que possible et dans les temps. Objectif: rentrée scolaire 2017...si tout va bien. Nous nous y engageons.»

«On déménagera en toute sécurité»

Un timing «possible mais c'est serré», reconnaît, prudent, Bruno Lorrain, directeur exécutif au Vauban, en charge du suivi du vaste projet. Avant d'expliquer qu'«on déménagera en toute sécurité» à condition de disposer de voiries praticables qui mènent vers le nouveau campus. Car «contrairement à PWC, nous n'aurons pas d'autorisation d'exploitation si le service de la circulation de la Ville de Luxembourg n'autorise pas l'accès», explique M. Lorrain.

La construction de l'Ecole et Lycée français du Luxembourg (ELFL) a démarré le 18 février 2015. L'école maternelle, de plain-pied, sera construite sur la partie haute du terrain de sorte que les bâtiments du lycée, sur plusieurs étages, ne dominent pas outrageusement l'ensemble.
La construction de l'Ecole et Lycée français du Luxembourg (ELFL) a démarré le 18 février 2015. L'école maternelle, de plain-pied, sera construite sur la partie haute du terrain de sorte que les bâtiments du lycée, sur plusieurs étages, ne dominent pas outrageusement l'ensemble.
Photo: Romain Schanck

Avoir une école française au Grand-Duché de Luxembourg est «une vraie nécessité, un vrai besoin», a lancé Xavier Bettel, en présence de l'ambassadeur de France à Luxembourg, Guy Yelda. L'ancien bourgmestre de la capitale luxembourgeoise rappelle que «la communauté française est la première représentée aujourd'hui à Luxembourg».

Le Premier ministre a souligné que «la diversité est notre force. Nous sommes conscients au Luxembourg que, sans cette diversité, nous ne serions pas ce que nous sommes». A ses yeux, ce projet de campus francophone «répond à la modernisation de l'Etat au Luxembourg» mais précise que «cette école n'est pas réservée aux Français. La langue française en est le point de ralliement» pour ceux qui choisiront de la fréquenter demain.

Un campus, quatre pôles

Bâti sur un terrain de 5,4 hectares, le nouveau campus regroupera 4 pôles selon le système d'enseignement français: une école maternelle, une école élémentaire, un collège et un lycée.

L'école maternelle comprendra 18 salles de classe et une cour de récréation indépendante. Au-dessus, se trouvera l'école primaire et ses 33 salles de classe. Collège et lycée se trouveront dans une partie bien distincte et comprendront pas moins de 17 salles d'enseignement des sciences, des salles classiques, un centre de documentation et d'information, cinq gymnases, une salle d'escalade, une salle de danse et deux salles multi-activités.

A l'ombre, Michel Hiebel, proviseur du Lycée Vauban, se réjouit de ce «moment formidable. Celui d'assister à la naissance d'une nouvelle école! Le nouvel établissement pourra accueillir 2.300 élèves... c'est plus du double par rapport aux 1.150 élèves inscrits aujourd'hui au Lycée Vauban. C'est d'autant plus de destins de jeunes qu'on verra passer. Surtout qu'ils pourront être scolarisés là de la maternelle jusqu'en terminale».

La totalité du projet de campus se chiffre à «130-135 millions d'euros» dont 80% seront financés par l'Etat luxembourgeois et à 20% par un emprunt de l'ELFL.

Maurice Fick


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