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Asselborn «condamne» l'action militaire turque
Luxembourg 1 2 min. 11.10.2019

Asselborn «condamne» l'action militaire turque

Les forces turques ont déjà conquis onze villages depuis le début des opérations.

Asselborn «condamne» l'action militaire turque

Les forces turques ont déjà conquis onze villages depuis le début des opérations.
Photo: AFP
Luxembourg 1 2 min. 11.10.2019

Asselborn «condamne» l'action militaire turque

La Turquie a lancé depuis trois jours une offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, faisant fi des mises en garde internationales. Le Luxembourg, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, appelle Erdogan à «cesser» son opération.

(SW) - Alors que plus de 60.000 civils kurdes font face depuis deux jours à l'avancée des forces turques, le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn (LSAP), s'est exprimé ce vendredi matin, «condamnant cette opération militaire turque».

Comme ses partenaires de l’Union européenne, le Luxembourg appelle la Turquie à «cesser son action militaire unilatérale». La reprise des hostilités armées dans le nord-est du pays «compromet encore davantage la stabilité de l’ensemble de la région, aggrave les souffrances des civils et provoque de nouveaux déplacements», a souligné le ministre LSAP.

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D'après les médias turcs, la Turquie souhaite prendre le contrôle de la bande entre Ras al-Aïn et Tal Abyad, longue de 120 kilomètres et profonde d'une trentaine de kilomètres, afin d'éloigner ainsi de la frontière la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG).

Les YPG sont pourtant partenaires des Occidentaux, notamment pour avoir lutté contre l'organisation Etat islamique (EI). «L’action unilatérale de la Turquie menace les progrès réalisés par la coalition internationale de lutte contre Daech, dont la Turquie est membre», a ainsi détaillé Jean Asselborn dans son communiqué.

Une «zone de sécurité» non satisfaisante

Le Luxembourg continue également «d’exhorter toutes les parties à assurer la protection des civils ainsi qu’un accès humanitaire sans entraves, sûr et durable dans toute la Syrie».  

Alors que la Turquie espère, via cette offensive, créer une «zone de sécurité» où pourront être installés une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens vivant sur son territoire, Jean Asselborn estime que cette idée ne répondra probablement pas «aux critères internationaux définis par le HCR en matière de retour des réfugiés».

Des milliers de civils fuient les attaques des forces turques.
Des milliers de civils fuient les attaques des forces turques.
Photo: AFP

«Nous maintenons notre position selon laquelle le retour des réfugiés et des personnes déplacées internes vers leurs lieux d’origine doit s’effectuer en toute sécurité et de manière volontaire et digne. Toute tentative d’opérer un changement démographique serait inacceptable. Nous n’apporterons pas d’aide à la stabilisation ou au développement dans les zones où les droits des populations locales sont bafoués».

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