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Anastasia: "étudiante, je ne voudrais pas être une charge"
Luxembourg 02.05.2014 Cet article est archivé

Anastasia: "étudiante, je ne voudrais pas être une charge"

Anastasia (au premier plan avec ses lunettes) est venue avec ses copines du de lycée pour militer aussi activement que possible contre le projet de loi de réforme des bourses d'études.

Anastasia: "étudiante, je ne voudrais pas être une charge"

Anastasia (au premier plan avec ses lunettes) est venue avec ses copines du de lycée pour militer aussi activement que possible contre le projet de loi de réforme des bourses d'études.
Photo: Maurice Fick
Luxembourg 02.05.2014 Cet article est archivé

Anastasia: "étudiante, je ne voudrais pas être une charge"

Anastasia, 20 ans, s'apprête à passer son bac. Si la lycéenne milite contre la réforme des bourses d'études c'est parce qu'elle compte se lancer dans des études de droit à la rentrée et veut s'assumer seule.

"Il est important pour les étudiants qui n'ont pas les moyens -par le biais de leurs parents-  de pouvoir étudier ce qu'ils désirent et de ne pas être coincé ici (au Luxembourg) en étant contraint de faire quelque chose qu'ils ne veulent pas", résume d'un trait et avec un aplomb qui surprend de prime abord, Anastasia. Car c'est bien ce qu'elle redoute, sans le dire expressément.

D'origine russe et installée au Luxembourg "depuis douze ans", Anastasia est en classe de terminale, une 13e CG (Commerce Gestion), au lycée. Dans quelques mois, Anastasia "pense aller faire du droit. Ça crée plus d'opportunités pour la suite. Et si je veux changer d'orientation je pourrais le faire", estime la lycéenne.

Photo: Maurice Fick

Elle ne sait pas encore si elle sera acceptée dans une Université au Luxembourg ou à l'étranger. Dans les deux cas "j'aimerai avoir la possibilité d'être soutenue par l'Etat luxembourgeois", car "je suis assez indépendante", assure la jeune femme.

Avant de glisser. "Je ne demande pas grand chose". Alors "si l'Etat a la possibilité d'aider les parents qui éduquent leurs enfants seuls, c'est une bonne alternative".

A 20 ans et cela se comprend, Anastasia "ne voudrait pas être une charge pour quiconque" lorsqu'elle passera de l'autre côté de la barrière. Elle veut prendre son destin en main. Et sait pertinemment ce que signifie de financer des études universitaires. Elle sait aussi qu'"il y a des villes où la vie est réellement cher".

Au ministre de l'Enseignement supérieur, elle dirait simplement de "faire des choix justes pour soutenir les citoyens luxembourgeois. Car tout le monde doit avoir l'opportunité de réussir", estime Anastasia.

Maurice Fick