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Affaire Luxleaks: Xavier Bettel: «Je n'accuserai personne»
Luxembourg 2 min. 07.11.2014 Cet article est archivé

Affaire Luxleaks: Xavier Bettel: «Je n'accuserai personne»

Affaire Luxleaks: Xavier Bettel: «Je n'accuserai personne»

Photo: Marc Wilwert
Luxembourg 2 min. 07.11.2014 Cet article est archivé

Affaire Luxleaks: Xavier Bettel: «Je n'accuserai personne»

Le Premier ministre, Xavier Bettel, est revenu vendredi sur l'affaire Luxembourg Leaks à l'issue du Conseil de gouvernement. Il rappelle que le tax ruling est une pratique tout à fait légale et se refuse clairement à montrer qui que ce soit du doigt.

(MF avec jag) - Le Premier ministre, Xavier Bettel, est revenu sur l'affaire Luxembourg Leaks à l'issue du Conseil de gouvernement. Il rappelle que le tax ruling est une pratique tout à fait légale et se refuse clairement à montrer qui que ce soit du doigt.

Deux jours après la révélation des documents dans l'affaire Luxleaks, le Premier ministre a parlé vendredi d'une tentative de ternir l'image du Luxembourg et de ses habitants. Ce qu'il ne laisserait pas faire. Expliquant avoir déjà réagi au niveau international pour expliquer que le Luxembourg a justement pris le chemin inverse de celui qui lui est reproché.

"Face à cette situation, je ne suis pas là pour dire que c'est de la faute de l'un ou de l'autre. Ça je ne le ferai pas!" De façon véhémente Xavier Bettel a répété que jamais il ne montrera du doigt son prédécesseur, Jean-Claude Juncker. Même si ce dernier est, selon lui, dans le collimateur. Ce que tendrait à montrer la date de publication des documents juste après l'arrivée effective de Jean-Claude Juncker à la tête de a Commission européenne: "Le hasard du calendrier n'est peut-être pas innocent...", a glissé Xavier Bettel.

Rappelant que le mécanisme du ruling "était légal" et que le "Luxembourg s'est tenu aux règles internationales", le Premier ministre rappelle que "nous étions tous très contents lorsque le budget était bien ficelé. Alors je ne montrerai personne du doigt en disant que c'est sa responsabilité parce que tout le monde en a profité".

Le ministre de l'Economie, Etienne Schneider a expliqué, pour sa part, que les choses avaient changé depuis l'arrivée de Pierre Gramegna au ministère des Finances: "jusqu'ici un seul homme traitait les rulings. A présent c'est un comité de trois personnes qui analysent les rulings et regardent si tout est correct. L'inconvénient c'est que ça ne va plus aussi vite que jusqu'ici".


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