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Affaire Bettel-Kemmer: Xavier Bettel fait son mea culpa
Luxembourg 2 min. 13.04.2016 Cet article est archivé

Affaire Bettel-Kemmer: Xavier Bettel fait son mea culpa

Xavier Bettel estime n'avoir rien fait d'illégal et se dit disposé à répondre à toutes les questions que se pose l'opposition.

Affaire Bettel-Kemmer: Xavier Bettel fait son mea culpa

Xavier Bettel estime n'avoir rien fait d'illégal et se dit disposé à répondre à toutes les questions que se pose l'opposition.
Chris Karaba
Luxembourg 2 min. 13.04.2016 Cet article est archivé

Affaire Bettel-Kemmer: Xavier Bettel fait son mea culpa

Marc VANACKER
Marc VANACKER
Xavier Bettel vient de faire son mea culpa dans un entretien accordé au Luxemburger Wort. Le Premier ministre revient sur son entrevue avec l'ancien agent du service des renseignements luxembourgeois, André Kemmer, et admet avoir commis une erreur.

(ChB, mv, VO) - Xavier Bettel vient de faire son mea culpa dans un entretien accordé au Luxemburger Wort. Le Premier ministre revient sur son entrevue avec l'ancien agent du service des renseignements de l'État luxembourgeois (SREL), André Kemmer, et admet avoir commis une erreur.

Il revient sur l'affaire et reconnaît qu'il aurait dû informer la commission parlementaire d'enquête de sa rencontre avec André Kemmer.

Xavier Bettel était présent lors de l'interrogatoire de l'ancien agent des renseignements en février 2013 alors qu'il l'avait rencontré le 17 décembre 2012 au moment de l'affaire dite de "la montre" dans une entrevue privée à son domicile.

Dans l'entretien, le Premier ministre insiste sur le fait que rien d'illégal n'a été commis, même s'il était alors vice-président de cette commission d'enquête et député de l'opposition, et qu'il est tout à fait disposé à répondre à toutes les questions que peuvent encore se poser les membres de la Chambre des députés, avant d'ajouter:

«On peut penser que j'aurais dû démissionner plus tôt de la commission. Mais je ne me suis pas tout de suite rendu compte avoir été manipulé. Par la suite, j'ai pris mes responsabilités en démissionnant et j'estime n'avoir rien fait d'illégal».

« Ceci n’est pas une affaire Bettel-Kemmer »

Ce mardi, le CSV a demandé au Premier ministre la plus grande transparence et n'a pas hésité à aller jusqu'à demander sa démission: «Si tous les reproches contre Xavier Bettel s'avèrent fondés, alors nous irons jusqu'à demander sa démission».

Pour le CSV, la commission d'enquête de l’affaire SREL a été instrumentalisée pour provoquer des élections anticipées et évincer Jean-Claude Juncker. 

Une injonction à laquelle le Premier ministre répond de manière très claire: «Ceci n’est pas une affaire « Bettel-Kemmer » mais l'affaire du SREL. Le CSV devrait se rappeler d'où venait tout le problème à l'époque. Je me demande si ce que ce parti fait actuellement est vraiment une bonne méthode de faire de la politique. »

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