Changer d'édition

La Stëmm vun der Strooss s'apprête à changer de braquet
Luxembourg 6 1 2 min. 21.07.2021
Action sociale

La Stëmm vun der Strooss s'apprête à changer de braquet

Si 1,4 million d'euros manquent encore pour boucler le financement du projet, le futur bâtiment doit permettre à la Stëmm vun der Strooss de gérer 500 tonnes de denrées alimentaires, contre 126 tonnes à l'heure actuelle.
Action sociale

La Stëmm vun der Strooss s'apprête à changer de braquet

Si 1,4 million d'euros manquent encore pour boucler le financement du projet, le futur bâtiment doit permettre à la Stëmm vun der Strooss de gérer 500 tonnes de denrées alimentaires, contre 126 tonnes à l'heure actuelle.
Photo: Chris Karaba
Luxembourg 6 1 2 min. 21.07.2021
Action sociale

La Stëmm vun der Strooss s'apprête à changer de braquet

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Cinq ans après avoir fait le constat que les ateliers de l'asbl chargée de l'intégration des personnes défavorisées étaient débordés, la construction d'une nouvelle structure à Sanem est lancée. Un projet de 5,9 millions d'euros dont le financement n'est pas encore pleinement assuré.

Dans un peu plus d'un an, la Stëmm vun der Strooss entamera un nouveau chapitre de son histoire. D'ici à l'automne 2022, l'asbl fondée en 1996 et vouée à l'intégration sociale et professionnelle des personnes défavorisées verra en effet son centre de gravité basculer vers Sanem, lieu d'implantation de son nouveau bâtiment qui regroupera les activités de lutte contre le gaspillage alimentaire, de nettoyage des équipements sportifs sans oublier le service immobilier.


Le gaspillage alimentaire, tous concernés
124 kilos de nourriture sont jetés par an et par personne au Luxembourg alors que près de la moitié de ces déchets pourraient être évités. Pour limiter le phénomène, les consommateurs peuvent déjà compter sur les mesures mises en place.

«Depuis 2016 déjà, le constat avait été dressé que nos ateliers de réinsertion Caddy et Schweesdrëps étaient à leurs limites», indique Bob Ritz, porte-parole de l'asbl, qui précise que la future structure, en cours de construction au sein de la zone Um Woeller, permettra d'«améliorer les conditions de travail» et d'«accueillir plus de personnes en réinsertion professionnelle». En l'occurrence, les plans prévoient la mise en place de 90 postes de travail et la gestion de 500 tonnes d'aliments jetés mais encore consommables par an. 

Soit un quasi-doublement du nombre de personnes prises en charge dans les activités de réinsertion et la multiplication par quatre de l'activité dédiée à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Financé à hauteur de 75% par l'Etat, via la validation, début juillet en Conseil de gouvernement, d'une enveloppe de 4,5 millions d'euros, le projet ne bénéficie pas à l'heure actuelle d'un budget entièrement bouclé. Raison pour laquelle la Stëmm vun der Strooss a décidé de mettre en place ce que Bob Ritz nomme «une sorte de liste de mariage» vouée à combler le 1,4 million manquant.

Le futur bâtiment, en cours de construction à Sanem, prend place dans la zone Um Woeller. L'association y paie le même forfait unique et la même indemnité annuelle que les autres entreprises présentes sur le site.
Le futur bâtiment, en cours de construction à Sanem, prend place dans la zone Um Woeller. L'association y paie le même forfait unique et la même indemnité annuelle que les autres entreprises présentes sur le site.
Photo: Stëmm vun der Strooss

Objectif: permettre de recueillir des dons destinés uniquement à l'achat de matériels spécifiques, qu'il s'agisse d'éléments destinés à la future cuisine, aux chambres froides ou à l'équipement des locaux communs. Des objets dont le prix à l'unité varie entre une poignée et plusieurs milliers d'euros. A noter qu'une fois le déménagement effectué, les locaux actuellement utilisés par l'association connaîtront des sorts différents, car si le site de l'atelier  Schweesdrëps à Esch-sur-Alzette ne sera plus exploité par l'asbl, celui où se déroule l'activité Caddy devrait être utilisé «pour d'autres activités de l’association», indique le porte-parole, sans plus de détail.

Les vidéo 360 ne sont pas supportées. Voir la vidéo 360 dans l'app Youtube.

Pour rappel, l'activité de la Stëmm vun der Strooss a été loin de se calmer au cours de la crise sanitaire, période au cours de laquelle le nombre de repas servis dans les différents restaurants sociaux de l'association a augmenté. Un phénomène qui avait toutefois été observé avant, en lien direct notamment avec le fait que «les inégalités se creusent et augmentent constamment depuis 2017», selon les analyses du Statec.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Il n'aura pas fallu attendre la vague de faillites liée aux mesures sanitaires imposées au Grand-Duché pour voir progresser fortement le nombre de personnes en situation précaire. Et notamment ce que les acteurs de terrain nomment «les nouveaux pauvres».
Plus de 15.000 résidents vivent sous le seuil de pauvreté au Luxembourg et le nombre de personnes en situation de détresse augmente. Un fait que la Stëmm vun der Strooss constate clairement dans ses deux restaurants sociaux à Luxembourg et Esch. Et l'année n'est pas finie.
Du monde aux restaurants de la Stëmm, Reportge à la Stëmm, Fotos: Julian Pierrot/ Luxemburger Wort / Foto: Julian PIERROT
124 kilos de nourriture sont jetés par an et par personne au Luxembourg alors que près de la moitié de ces déchets pourraient être évités. Pour limiter le phénomène, les consommateurs peuvent déjà compter sur les mesures mises en place.
L'atelier de transformation des denrées alimentaires de la Stëmm vun der Strooss à Luxembourg est dépassé. Le ministère de la Santé vient de donner son aval pour développer une nouvelle structure qui évitera le gaspillage de 500 tonnes d'aliments par an!
26.4.2016 Luxembourg, Bonnevoie, Stemm vun der Strooss, affaire pain , Auchan donne de la nourriture au Stemm vun der Strooss, alimentation deuxième choix  photo Anouk Antony