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A 94 ans, la rescapée d'Auschwitz lutte contre l'oubli
Luxembourg 16 1 18.10.2019

A 94 ans, la rescapée d'Auschwitz lutte contre l'oubli

A 94 ans, la rescapée d'Auschwitz lutte contre l'oubli

Photo: Anouk Antony
Luxembourg 16 1 18.10.2019

A 94 ans, la rescapée d'Auschwitz lutte contre l'oubli

Longtemps, elle a préféré ne rien dire. Racontée dans «Retour à Birkenau», son histoire bouleverse des générations d'élèves à présent. Une des dernières survivantes du terrible camp de la mort, Ginette Kolinka, est au Luxembourg cette semaine.

(MF) –  «J'avais la chance d'être rentrée et je ne voulais plus en parler», raconte-t-elle en juin 2019 sur le plateau d'«On n'est pas couché» sur France 2.  «La liste de Schindler» de Steven Spielberg y est indirectement pour quelque chose lorsqu'au début des années 2000 elle décide de prendre son bâton de pèlerin contre l'oubli pour témoigner de ce drame humain devant les plus jeunes. 

Ce vendredi matin, l'histoire de Ginette Kolinka a happé les élèves du Lycée des Garçons. La veille déjà, elle a raconté la faim, le froid, la soif et les brutalités des camps de la mort aux élèves du Lycée Michel Lucius.

Ginette Kolinka avait été arrêtée en mars 1944 par la Gestapo et déportée au  camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau avec son père, son petit frère de 12,5 ans et son neveu. Elle en avait 19. Elle a été la seule à échapper à la mort. Quand elle est rentrée, quinze mois plus tard, elle ne pesait plus que 26 kg. 

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Au micro de France Inter, en mai, elle a raconté le «remord de sa vie». Celui d'avoir conseillé à son père de 61 ans et son petit frère de «monter sur les camions» en arrivant à Birkenau. Elle l'apprendra plus tard, «ne rentraient dans le camp que les personnes capables de travailler». 

Elle n'a eu qu'un fils, Richard Kolinka -le batteur du groupe Téléphone- a qui elle «n'a jamais raconté son histoire» car elle ne voulait pas qu'il ait «une haine contre des personnes sans savoir pourquoi exactement ils les détestait». 

«Maintenant je fais une grande différence entre Allemands et Nazis et j'espère que mon fils en fait autant», a-t-elle confié au micro de Laurent Ruquier.