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8.000 enfants de plus vivent dans la pauvreté: Corinne Cahen décidée à lutter contre la pauvreté infantile
Luxembourg 3 min. 10.11.2014

8.000 enfants de plus vivent dans la pauvreté: Corinne Cahen décidée à lutter contre la pauvreté infantile

Corinne Cahen: «Il importe de réduire les inégalités dès le plus jeune âge et de proposer un système éducatif qui permette à chaque enfant, quel que soit sa situation de départ, d'accéder à un milieu social plus élevé».

8.000 enfants de plus vivent dans la pauvreté: Corinne Cahen décidée à lutter contre la pauvreté infantile

Corinne Cahen: «Il importe de réduire les inégalités dès le plus jeune âge et de proposer un système éducatif qui permette à chaque enfant, quel que soit sa situation de départ, d'accéder à un milieu social plus élevé».
Photo: Shutterstock
Luxembourg 3 min. 10.11.2014

8.000 enfants de plus vivent dans la pauvreté: Corinne Cahen décidée à lutter contre la pauvreté infantile

En l'espace de quatre ans, 8.000 enfants de plus sont tombés dans la pauvreté au Luxembourg. «Le gouvernement entend lutter de façon résolue contre cette pauvreté», a lancé la ministre de la Famille qui veut modifier le RMG en recalculant la part destinée aux enfants du ménage.

En l'espace de quatre ans, 8.000 enfants de plus sont tombés dans la pauvreté au Luxembourg. «Le gouvernement entend lutter de façon résolue contre cette pauvreté», a lancé la ministre de la Famille et de l'Intégration qui veut modifier le RMG en recalculant la part destinée aux enfants du ménage.

Selon le rapport de l'Unicef, le taux de pauvreté infantile a atteint 26,3% au Luxembourg en 2012, contre 19,8% en 2008, ce qui équivaut à une augmentation de 6,5%. Cela signifie, en chiffre absolu, que  8.000 enfants supplémentaires ont glissé vers la pauvreté au Luxembourg en l'espace de quatre ans de crise. Les enfants issus de familles monoparentales étant particulièrement touchés.

«Le gouvernement entend lutter de façon résolue contre cette pauvreté afin de garantir une vie décente à tous», a posé Corinne Cahen, en fin de semaine passée lors de la table ronde organisée par Unicef Luxembourg et intitulée «Les enfants de la récession: Impact de la crise économique sur le bien-être des enfants dans les pays riches».

Parmi les réformes proposées par la ministre et qui figureront dans un avant-projet de loi en cours de rédaction, il y a celle qui consiste à calculer différemment le Revenu minimum garanti. Dans le RMG, la part destinée aux enfants du ménage sera recalculée de sorte à donner plus aux enfants.

Une autre idée de réforme et de mettre l'accent sur l'activation des bénéficiaires du RMG. Alors que jusqu'ici le fait qu'un bénéficiaire du RMG travaillait beaucoup ou peu ne changeait pas grand-chose à sa rémunération, le projet de loi changera la donne et devrait l'inciter à travailler. Tout comme il permettra aux deux bénéficiaires du RMG au sein du même ménage de travailler. Car «l'intégration sur le marché du travail est le meilleur moyen pour favoriser l'inclusion sociale», estime la ministre.

Mais «l'argent seul ne suffit pas à résoudre le problème de la pauvreté des enfants!» Au contraire, au cours des dernières décennies, la pauvreté infantile a augmenté malgré un accroissement des prestations financières.

La ministre cite l'exemple de la Suède, qui offre un grand nombre de prestations en nature, de même que des mesures concrètes permettant de concilier vie professionnelle et familiale et qui est un des rares pays à avoir connu une diminution du taux de pauvreté infantile.

Parallèlement, il convient «d'augmenter les chances de réussite des enfants, quelle que soit leur situation de départ», a ajouté la ministre, présentant le projet de développement des compétences langagières des enfants âgés de 1 à 3 ans.