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Donner plus de normalité pour les élèves ukrainiens
Luxembourg 3 min. 20.04.2022
Scolarité au Luxembourg

Donner plus de normalité pour les élèves ukrainiens

77 médiateurs interculturels ukrainophones ont été recrutés pour accompagner les élèves venant d'Ukraine.
Scolarité au Luxembourg

Donner plus de normalité pour les élèves ukrainiens

77 médiateurs interculturels ukrainophones ont été recrutés pour accompagner les élèves venant d'Ukraine.
Photo: dpa
Luxembourg 3 min. 20.04.2022
Scolarité au Luxembourg

Donner plus de normalité pour les élèves ukrainiens

Thomas BERTHOL
Thomas BERTHOL
Cette semaine, près de 600 élèves ukrainiens retrouvent le chemin de l'école au Luxembourg, notamment dans les écoles internationales. Pour la bourgmestre Lydie Polfer, il faut leur donner rapidement un sentiment de normalité.

Après deux semaines de vacances, les élèves retrouvent cette semaine leurs professeurs, leurs copains, mais aussi de nouveaux camarades de classe. Près de 600 jeunes ukrainiens font aussi leur rentrée scolaire cette semaine, puis presque autant la semaine d'après. Ils sont principalement scolarisés dans les écoles internationales. «Pour leur projet de vie, rentrer en Ukraine et faire des études en Europe, il est d'abord important de se concentrer sur l'anglais avant d'apprendre le français ou l'allemand», indique ce mardi au micro de 100,7 Pierre Reding, en charge des classes d'accueil au ministère de l'Education. 


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Selon la radio publique, 300 employés supplémentaires ont été embauchés pour les accueillir. Le premier conseiller du gouvernement Pierre Reding précise que 77 médiateurs interculturels ukrainophones ont été recrutés: «Le poste de médiateur a été créé depuis la crise des Balkans. Leur rôle est de discuter avec les parents, d'expliquer aux professeurs leur culture et d'être une personne de confiance pour les jeunes ukrainiens.»

Un «énorme défi»

Pour les élèves du cycle 2 à 4 en primaire, les parents ont le choix de mettre leur enfant soit à l'école luxembourgeoise ou dans une école internationale.

Pierre Reding remarque que beaucoup de jeunes venant d'Ukraine sont traumatisés: «Les jeunes gardent la tête baissée et les enfants jouent, mais quand ils dessinent, il y a surtout des couleurs sombres.»

Sur les ondes de RTL, la nouvelle présidente du SEW Joëlle Damé juge nécessaire que ces élèves bénéficient d'un accompagnement psychologique. Elle parle d'un «énorme défi» pour accueillir ces nouveaux élèves, notamment en ce qui concerne le personnel. La représentante du syndicat éducation regrette n'avoir pas été intégrée dans les discussions pour préparer leur accueil.

«Donner rapidement un sentiment de normalité» 

«423 réfugiés ukrainiens sont dûment enregistrés avec une adresse à la Ville de Luxembourg», a indiqué Lydie Polfer (DP) ce mercredi matin lors d'un point presse. 12 enfants sont scolarisés jusqu'à l'âge de 12 ans dans la capitale. Ils sont répartis dans différents quartiers de la ville: Belair, Dommeldange, Gasperich ou encore Limpertsberg. 8 sont inscrits dans le premier cycle (école maternelle) et quatre dans le cycle 2 à 4.

Pour la bourgmestre de la Ville, il faut «donner rapidement un sentiment de normalité aux enfants ukrainiens, alors que la situation est encore grave en Ukraine, comme nous le montre ces derniers jours». «Nos associations sportives et culturelles sont très engagées», a souligné l'élue. «Nous mettons en place toute une panoplie de choses comme l'événement Easter organisé au Trampsschapp le weekend dernier. Même dans les situations plus difficiles, il est possible de voir de beaux gestes.»


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Les enseignants sont préparés pour bien accueillir ces enfants, a estimé Lydie Polfer rappelant que dans la capitale 70% des habitants ne sont pas des Luxembourgeois. Dans ces conditions, elle pense que l'intégration des plus jeunes ukrainiens peut se faire plus facilement à l'école maternelle.

Lydie Polfer a aussi indiqué que le gouvernement ukrainien prévoit de donner des cours par internet aux jeunes réfugiés. «Ce sera comme ce qui a été fait au Luxembourg pendant le confinement, mais beaucoup de choses restent encore à clarifier», a laissé entendre la bourgmestre.

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