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60 minutes pour rassurer sur la vaccination
Luxembourg 3 min. 20.10.2021
Covid-19 au Luxembourg

60 minutes pour rassurer sur la vaccination

Le Luxembourg a administré plus de 800.000 doses anti-covid en dix mois de campagne vaccinale.
Covid-19 au Luxembourg

60 minutes pour rassurer sur la vaccination

Le Luxembourg a administré plus de 800.000 doses anti-covid en dix mois de campagne vaccinale.
Photo : dpa
Luxembourg 3 min. 20.10.2021
Covid-19 au Luxembourg

60 minutes pour rassurer sur la vaccination

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Deux médecins de la direction de la Santé vont se prêter, jeudi, à une séance de questions-réponses en direct sur internet. A partir de 17h, toutes les interrogations sur les injections anti-covid pourront être posées.

Le temps n'efface pas les doutes. Et même si, depuis décembre dernier, le Luxembourg vit au rythme des injections anti-covid, les interrogations, les craintes, les reproches sur l'opportunité de se faire piquer persistent. Ils se font même de plus en plus visibles, alors que jusque-là le pays avait fait montre de docilité. Alors qu'un quart de la population des 12 ans et plus n'a pas encore reçu de vaccin, le ministère poursuit ses actions pour convaincre les réticents avec l'organisation, ce 21 octobre, d'un face-à-face via Facebook. D'un côté, les internautes et de l'autre les docteurs Thomas Dentzer et Jean-Claude Schmit.


Familljendag  - Esch/Alzette -  - 18/09/2021 - photo: claude piscitelli
5.000 infections covid reconnues post-vaccination
Oui, le virus reste impactant même après l'injection d'une dose ou de deux doses anti-covid. Très faiblement toutefois, comme vient de le rapporter le ministère de la Santé alors que plus de 408.000 personnes disposent d'un schéma vaccinal complet au Luxembourg.

Impliqués dans la campagne vaccinale depuis ses origines, les deux membres de la direction de la Santé répondront à toutes les questions et interpellations qui leur seront adressées. Soit en direct, soit en les signifiant à l'avance sur l'adresse dédiée à ce tchat. Un exercice qui -dans le climat tendu actuel- pourrait s'avérer périlleux mais qui suit la ligne fixée par la ministre Paulette Lenert (LSAP) de «convaincre plutôt que de contraindre». 

Car si 75% de la population est maintenant vaccinée, les pourcentages à grappiller encore pour obtenir une immunité satisfaisante s'avèrent difficile à atteindre. Et en attendant d'atteindre un niveau fixé à 85%, le gouvernement multiplie les nouvelles dispositions contraignantes pour les non-vaccinés. 

Entre la nécessité d'un CovidCheck valide pour accéder à son lieu de travail (possiblement au 1er novembre) ou la fin de la gratuité des tests PCR, la volonté de l'exécutif est claire : il faut pousser les uns et les autres à accéder au sérum anti-covid au plus vite.


Enceintes, vaccinées et sous bonne garde
Le Luxembourg a mis en place depuis plusieurs mois un suivi des mamans ayant reçu un vaccin anti-covid, avant et après la naissance de leur enfant. A ce jour, aucun effet secondaire n'a été repéré.

Reste qu'après plus de 18 mois de crise, la lassitude des mesures sanitaires, la perplexité face à l'efficacité des injections, la crainte des effets secondaires (1.864 signalés en dix mois) ou l'incertitude face à la troisième dose mise en place alors que se profile la vaccination anti-grippe, les autorités doivent faire oeuvre d'une nouvelle pédagogie. Le mantra «Nous faisons tous partie de la solution» ne suffit plus à mobiliser adolescents ou adultes à fréquenter les centres de vaccinations (qui reprennent du service), l'Impf-bus ou les cabinets médicaux.

Reste pourtant cette ''vérité'' statistique : la vaccination a eu un effet notable sur la gravité des formes d'infection respiratoire développées tout comme sur la circulation du virus. Au dernier bilan hebdomadaire, le ministère de la Santé indiquait que, du 4 au 10 octobre, sur les 675 nouveaux cas covid+ détectés, 53% concernaient des personnes non vaccinées. Les trois quarts des nouveaux patients hospitalisés en raison du virus n'ayant pas, eux non plus, reçu de vaccins.

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ARCHIV - 07.10.2021, Sachsen, Großpösna: Eine Frauenärztin impft eine Schwangere mit dem Impfstoff «Vaxigrip Tetra 2021/2022» vom Hersteller Sanofi Pasteur Europe gegen Grippe. (zu dpa «Frauenärzte rufen Schwangere zur Grippeschutz-Impfung auf») Foto: Jan Woitas/dpa-Zentralbild/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
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