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5 start-up du secteur spatial sélectionnées pour une pré-incubation
Luxembourg 4 min. 24.03.2022 Cet article est archivé
Des entreprises prometteuses

5 start-up du secteur spatial sélectionnées pour une pré-incubation

Le comité de sélection a effectué une sélection parmi 33 candidatures reçues de 17 pays du monde entier.
Des entreprises prometteuses

5 start-up du secteur spatial sélectionnées pour une pré-incubation

Le comité de sélection a effectué une sélection parmi 33 candidatures reçues de 17 pays du monde entier.
Photo: D.R.
Luxembourg 4 min. 24.03.2022 Cet article est archivé
Des entreprises prometteuses

5 start-up du secteur spatial sélectionnées pour une pré-incubation

Suite au premier appel à candidatures, le Centre européen d'innovation en matière de ressources spatiales (ESRIC) vient de sélectionner les cinq start-up qui vont commencer leur pré-incubation en avril 2022.

Hébergé à Esch-sur-Alzette au Luxembourg, l’ESRIC est le centre européen de recherche et d’innovation de référence en Europe en ce qui concerne le domaine des ressources spatiales. Lancé en partenariat avec l'Agence spatiale européenne (ESA), l’Agence spatiale luxembourgeoise (LSA), l’Institut luxembourgeois des sciences et technologies (LIST) et le Technoport (le principal incubateur technologique du Luxembourg), le «Start up Support Programme» (SSP) de l’ESRIC vise à soutenir les start-up en phase de démarrage dans le secteur des ressources spatiales, à développer leurs modèles commerciaux, à attirer leurs premiers clients et à garantir leurs premiers investissements. Ciblant les applications terrestres et/ou spatiales, le programme de soutien aux start-up est géré avec l’ESA.


Die Chemikerin Kathryn Hadler übernimmt die Leitung des European Space Resources Innovation Centre.
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La phase de pré-incubation, qui dure trois mois, permet à cinq start-up sélectionnées de valider des concepts techniques et de les aligner avec les opportunités du marché. Elles bénéficieront d'un soutien en nature, tant pour les aspects techniques que commerciaux de leur projet.


33 candidatures reçues de 17 pays du monde entier

Le comité de sélection, composé notamment de membres de l’ESRIC, du Technoport, de la LSA, du LIST et de l’ESA, a effectué une sélection parmi 33 candidatures reçues de 17 pays du monde entier et couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur des ressources spatiales, qu’il s’agisse de prospection, d’extraction, de technologie robotique, de gestion des déchets, ou encore de fabrication.

Le ministre de l’Économie, Franz Fayot (LSAP), a indiqué que le programme de l’ESRIC pour soutenir les jeunes entreprises innovantes «consolide davantage le rôle pionnier que le Grand-Duché joue dans ce domaine en Europe, tout en contribuant à l’attractivité et à la visibilité internationale de l'écosystème spatial luxembourgeois.»


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«Nous avons eu la chance de rencontrer la prochaine génération d’entreprises du secteur des ressources spatiales, et avons été portés par leur enthousiasme, leurs idées innovantes et leur esprit d’entreprenariat. Les 33 candidatures reçues, dans des domaines très variés, prouvent l’intérêt pour le secteur et son potentiel économique», a notamment expliqué Lari Cujko, en charge du SSP au sein d’ESRIC.

Les candidatures ont été évaluées selon des critères tels que la pertinence du projet en lien avec le marché et/ou l’activité des ressources spatiales, la technologie, les objectifs commerciaux, la planification et l’exécution, et enfin l’équipe du projet. Cinq entreprises ont ainsi été sélectionnées par le jury.

Voici les 5 entreprises sélectionnées

La première se nomme Astroport Space Technologies. Cette dernière utilise la poussière − ou régolithe − lunaire et la transforme en briques et en matériaux pour l’impression en 3D d’infrastructures lunaires. Son expertise porte sur les domaines de l'impression 3D pour la construction, de la préparation du site, du traitement et du raffinage du régolithe, de la robotique et de l'architecture spatiale.


La recherche spatiale s'ancre au Luxembourg
Annoncée en novembre 2019, la création d'un «centre d'innovation européen pour les ressources spatiales» se concrétisera d'ici la fin de l'année via la mise en place d'un nouveau département au sein du LIST. La nouvelle structure ambitionne de devenir «un pôle d'excellence en Europe».

Il y a ensuite Anisoprint qui travaille sur le développement d'équipements permettant l'impression 3D d’outils, de composants, de pièces de réparation et d’éléments structurels en matériaux composites en conditions d'apesanteur et de faible gravité. Leur projet permettra de soutenir le développement, l'extraction et l'utilisation des ressources spatiales.

Notons également la présence d'Adventus Interstellar. Cette entreprise se concentre sur la conception et la construction de systèmes d'atterrisseur-rover basés sur la tenségrité, c’est-à-dire «l’équilibre interne» d’une structure, dû au jeu des forces de tension et de compression qui s'y répartissent. Elle souhaite, grâce à cette technologie, mettre en place des services de déploiement spatial à très faible coût.

Retirer les débris spatiaux de l'orbite terrestre

Il y a également Four Point et son projet de réduire l’impact environnemental des mines à ciel ouvert grâce à de nouvelles innovations technologiques focalisées sur la surveillance, l’analyse de big data, et de machines autonomes pour l'extraction et le transport.

Enfin, la dernière entreprise sélectionnée se nomme Orbit Recycling et ambitionne de retirer les débris spatiaux de l'orbite terrestre et de les transporter sur la Lune pour les recycler.


Le satellite ESAIL enfin mis sur orbite
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Après cette première phase de trois mois, le meilleur projet sera sélectionné pour une phase d'incubation de deux ans, pendant laquelle la start-up pourra confirmer sa proposition de valeur technique et développer davantage son modèle commercial. Un soutien technique et commercial supplémentaire sera fourni au cours de la phase d'incubation, et un financement sous forme d’une subvention pouvant atteindre 200.000 euros non remboursable sera alloué à la start-up.

Une troisième phase de résidence d'une durée maximale de 36 mois sera possible pour cette start-up, afin d'assurer le suivi des développements techniques et la poursuite de la croissance des ventes et de l’ensemble de ses clients.

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