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43 nouvelles infections au VIH en 2018
Luxembourg 2 min. 26.03.2019 Cet article est archivé

43 nouvelles infections au VIH en 2018

Pour la première fois depuis 2015, le nombre de nouvelles infections au Luxembourg recule en 2018, selon des données encore provisoires.

43 nouvelles infections au VIH en 2018

Pour la première fois depuis 2015, le nombre de nouvelles infections au Luxembourg recule en 2018, selon des données encore provisoires.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 2 min. 26.03.2019 Cet article est archivé

43 nouvelles infections au VIH en 2018

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Le nombre de contaminations au virus ont diminué l'an passé, ce qui n'était pas arrivé depuis 2015, rapporte Stop Aids Now dans son rapport annuel.

Pour la première fois depuis 2015, les infections par le VIH au Luxembourg recule. Selon les données encore provisoires publiées par l'ONG Stop Aids Now et obtenues par le Luxemburger Wort, 43 personnes ont été contaminées en 2018, contre 60 en 2017 et 68 en 2016. 

Une baisse qui s'expliquerait principalement par les mesures de prévention mises en place à destination des toxicomanes, population particulièrement touchée en 2017. L'installation de distributeurs de seringues à proximité de la Fixerstuff à Luxembourg-Ville, mais aussi à Esch/Alzette et Ettelbruck.

Selon les données encore provisoires de 2018, seules quatre personnes ont été contaminées lors de la consommation de drogue. A l'inverse, la catégorie la plus à risque se trouve être celle de la population homosexuelle (21 cas recensés), suivie des hétérosexuels (14 cas).

Pour tenter de réduire encore le nombre de cas recensés et développer la prévention, le ministère de la Santé avait annoncé, en mars 2018, sa volonté d'autoriser les autotests dans les pharmacies. Selon l'ONG Stop Aids now, ces derniers devraient être disponibles dans quelques semaines et s'adressent notamment aux personnes ayant vécu, au cours de leur vie, un risque d'infection au VIH, et ce dans un délai supérieur à 3 mois. A ce jour, les estimations tablent sur 15% de personnes séropositives qui s'ignorent.

Les autotests sont rapides et identiques aux tests de grossesse, très simples à utiliser, et rapides (minimum 15- 20 minutes), avec une réponse «oui», «non», ou «indéterminée». Le prélèvement et l’analyse se fait par la personne souhaitant se faire dépister.
Les autotests sont rapides et identiques aux tests de grossesse, très simples à utiliser, et rapides (minimum 15- 20 minutes), avec une réponse «oui», «non», ou «indéterminée». Le prélèvement et l’analyse se fait par la personne souhaitant se faire dépister.
Photo: Lex Kleren


Autre outil de prévention à disposition, la consultation pilote PrEP (prophylaxie préexposition). Mise en place par le service national des maladies infectieuses, cette consultation est destinée aux personnes qui n'utilisent pas systématiquement des préservatifs de réduire leur risque d'infection. Ces derniers peuvent alors prendre des médicaments antirétroviraux, de  manière temporaire ou continue, en fonction de leur comportement sexuel. 

Depuis 2016, date de début de cette consultation, 140 patients ont consulté pour s'informer et 120 patients ont débuté le traitement. D'après le comité de surveillance du Sida, les demandes pour ce médicament sont fluctuantes, variant entre trois et huit nouveaux patients par mois.

Prise en charge par la CNS

«Nous n'avons pas enregistré de nouvelles infections pendant cette phase test», note le docteur Vic Arendt. «C'est pour cette raison que nous recommanderons aux ministère de la Santé et de la Sécurité sociale d'étendre le remboursement du traitement». L'OMS vise l'objectif de trois millions de personnes à travers le monde sous PrEP, le Luxembourg est sur la bonne voie proportionnellement à sa population et au nombre de patients».     

Jusqu’à présent la PrEP n'est utilisée que pour l'exposition sexuelle au VIH mais pas encore pour l'exposition parmi les usagers de drogues par voie intraveineuse. A noter que le médicament est, depuis avril 2017, pris en charge par la CNS. Le Grand-Duché se trouve être le troisième pays européen à prendre en charge le coût de ce traitement, après la France et la Norvège.

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