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40 détenus font un sitting pour une mauvaise prise en charge médicale
Luxembourg 2 min. 19.02.2016 Cet article est archivé
Au Centre pénitentiaire de Schrassig

40 détenus font un sitting pour une mauvaise prise en charge médicale

Au Centre pénitentiaire de Schrassig, 40 détenus se sont rebellés contre une prise en charge médicale jugée défaillante à leurs yeux.
Au Centre pénitentiaire de Schrassig

40 détenus font un sitting pour une mauvaise prise en charge médicale

Au Centre pénitentiaire de Schrassig, 40 détenus se sont rebellés contre une prise en charge médicale jugée défaillante à leurs yeux.
Photo: Marc Wilwert
Luxembourg 2 min. 19.02.2016 Cet article est archivé
Au Centre pénitentiaire de Schrassig

40 détenus font un sitting pour une mauvaise prise en charge médicale

40 détenus ont fait un sitting jeudi au Centre pénitentiaire de Schrassig pour dénoncer une prise en charge médicale défaillante. Un des leurs est décédé d'un cancer la semaine passée et s'était plaint de douleurs depuis un certain temps.

(MF avec ml) - 40 détenus ont fait un sitting jeudi au Centre pénitentiaire de Schrassig pour dénoncer une prise en charge médicale défaillante. Un des leurs est décédé d'un cancer la semaine passée et s'était plaint de douleurs depuis un certain temps mais les responsables de la prison n'auraient pas réagi tout de suite.

L'action de protestation qui a duré près de deux heures dans la buanderie de l'infirmerie du centre pénitentiaire a pris fin aux alentours de midi, et s'est déroulée sans qu'il n'y ait d'incident, a rapporté la chaîne TV RTL Luxembourg. De cette manière, les prisonniers ont voulu attirer l'attention sur l'insuffisance de la prise en charge médiale au sein de l'établissement.

Les manifestants se sont montrés indignés par le décès d'un codétenu, survenu la semaine dernière alors qu'il avait été hospitalisé à cause d'un cancer. Les détenus sont d'avis que leur collègue, âgé de 37 ans, s'était plaint depuis un certain temps de douleurs sans que les responsables de la prison n'aient immédiatement entrepris quelque chose.

Les détenus ne seront pas sanctionnés

Après le sitting, des représentants de la direction et les détenus ont eu une discussion. Le porte-parole de la Justice, Henri Eippers, a expliqué au Luxemburger Wort qu'il n'est pas possible pour l'heure de juger si les griefs des détenus sont bien justifiés ou non. Les détenus auraient été priés, par la direction, de fixer leurs griefs sur papier afin de trouver une solution par la suite.

Mais les 40 détenus qui ont pris part à l'action de protestation ne risquent pas de sanctions a confirmé le directeur-adjoint de la prison, Michel Lucius, au journal. Il ne sait pas qui a communiqué l'information hors des murs de la prison. Mais ce n'étaient ni la direction, ni le ministère de la Justice.

«Les émotions s'accumulent»

Le directeur-adjoint de la prison n'a toutefois pas voulu prendre position quant aux reproches formulés par les détenus. Il a simplement rappelé que pour la prise en charge médicale des détenus, il existe une convention entre la direction du centre pénitentiaire de Schrassig, le ministère de la Justice, le CHL et le Centre-Hospitalier Neuro-Psychiatrique (CHNP) d'Ettelbruck.

Mais les prisonniers ressentent différemment les soucis médicaux que les gens vivant en liberté: «Les émotions s'accumulent assez rapidement et peuvent alors conduire à des tensions qui éclatent».

Les sittings sont toutefois rares à Schrassig, précise le directeur-adjoint de la prison. Il y en avait eu un, voilà des années. Le déclencheur avait alors été la question de la rémunération des détenus en prison.


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