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2020, année «surmortelle»
Luxembourg 2 min. 03.02.2021 Cet article est archivé

2020, année «surmortelle»

La seconde vague virale de 2020 aura particulièrement affecté le nombre de disparitions par rapport aux années passées.

2020, année «surmortelle»

La seconde vague virale de 2020 aura particulièrement affecté le nombre de disparitions par rapport aux années passées.
Photo : AFP
Luxembourg 2 min. 03.02.2021 Cet article est archivé

2020, année «surmortelle»

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Les décès en lien avec le covid-19 ont représenté 10,8% des 4.649 morts officiellement enregistrées l'an passé. Selon le Statec, il faut remonter à une quarantaine d'années pour retrouver des chiffres aussi morbides.

Oui, il y a bien un effet covid sur les chiffres de la mortalité au Grand-Duché. Ainsi, le Statec vient-il d'analyser que depuis mars le pays est régulièrement en «surmortalité» par rapport aux années passées. Les mois d'avril, novembre et décembre ayant été les mois les plus endeuillés pour 2020. Une année qui se solde sur un nombre inédit de 4.649 morts. «Pour se rapprocher de ce chiffre, il faut remonter à 1976 (4.507 décès)», note l'organisme statistique.


TOPSHOT - An employee of the Chaudoir funeral house adjusts a Christian cross on a coffin of a person who died of the COVID-19 at the company's morgue in Namur on April 20, 2020 before the funeral ceremony while relatives will not attend the burial for sanitary reasons. (Photo by JOHN THYS / AFP)
Un mois de novembre particulièrement mortel
Alors que la mortalité avait tendance à diminuer au cours des dernières années, le nombre de décès est en hausse durant les onze premiers mois de l'année avec un pic en novembre. Un taux record qui serait étroitement lié au covid-19.

A suivre au plus près la courbe des disparitions de résidents, le Statec tire aussi comme conclusion que la seconde vague d'infection covid aura significativement impacté la mortalité du pays. Depuis mars, ce sont ainsi 437 décès de plus qu'en 2019 qui ont été enregistrés. Plus 515 si l'on se réfère à 2018.

Un tiers des semaines de l'année passée ont d'ailleurs connu un nombre moyen de morts au-delà des constats de ces dernières années. Seules les données de deux semaines, sur 52 donc, figurent en deçà des standards habituels. «Avec un pic de décès en novembre et décembre», justement quand l'épidémie était au plus fort au Luxembourg.

En 2020, le taux de mortalité luxembourgeois aura remonté à 7,4‰. Un ratio que n'avait plus connu le Grand-Duché depuis douze ans maintenant, et qui succède au niveau le plus bas enregistré. Ainsi en 2019, 6,9 habitants sur 1.000 avaient perdu la vie au fil de l'année. 

Si ce taux de mortalité a donc augmenté en 2020, il faut se souvenir qu'il a été par le passé à des niveaux bien plus élevés. Dans les années 70, il s'établissait à des 12‰ en moyenne, 11 ‰ dans les années 80 avant de diminuer rapidement jusqu'à la survenue de cette crise covid.

Ainsi, selon le Statec, dès la mi-mars et la circulation du virus parmi la population résidente, la part des décès en lien avec le covid est passée de 10,8 à 13,2%. Et cela alors que l'année avait démarré par un premier trimestre un peu moins endeuillé que par le passé.


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