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La chronique de Stéphane Bern: Vie privée ou privée de vie
Lifestyle 3 min. 12.07.2019

La chronique de Stéphane Bern: Vie privée ou privée de vie

Après avoir été encensée, Meghan Markle subit actuellement les foudres de la presse britannique.

La chronique de Stéphane Bern: Vie privée ou privée de vie

Après avoir été encensée, Meghan Markle subit actuellement les foudres de la presse britannique.
Photo: AFP
Lifestyle 3 min. 12.07.2019

La chronique de Stéphane Bern: Vie privée ou privée de vie

Notre chroniqueur revient cette semaine sur la famille royale d’Angleterre et sur la polémique née du refus de Meghan Markle, désormais duchesse de Sussex, de se faire photographier lors du tournoi de Wimbledon.

Par Stéphane Bern

Toutes les pièces rapportées de la famille royale d’Angleterre en ont fait l’amère expérience: la règle des  3L» qui veut que les médias adoptent pour attitude de «lécher, lâcher et lyncher». Coqueluche de la presse lors de son mariage il y a un an, l’actrice américaine Meghan Markle, désormais duchesse de Sussex, a d’abord été encensée à longueur de colonnes avant de subir les foudres de la presse.

Dernier épisode de sa descente aux enfers médiatiques lorsque ces derniers jours elle est allée soutenir son amie Serena Williams au tournoi de tennis de Wimbledon. La duchesse de Sussex, accompagnée de deux amies, a assisté au match de l'Américaine contre la Slovène Kaja Juvan.

Si les photographes des agences présents ont pu mitrailler l’épouse du prince Harry, les anonymes ont à peine eu le temps de dégainer leur smartphone qu'ils se sont vu interdire de saisir des clichés de celle qui a longtemps pris la pose. Ses gardes du corps ont empêché le public d’immortaliser la présence de la duchesse à Wimbledon, déclarant qu'elle était là à titre privé, suscitant l’ire du journaliste Piers Morgan, dans l'émission «Good Morning Britain» qu'il coprésente.

«Si vous allez à Wimbledon, gratuitement dans la loge royale, les meilleures places possible, avec vos deux meilleures copines, vous êtes un personnage public. Si tu veux de l'intimité, retourne en Amérique et vis de manière privée», s'est-il emporté.

Très en colère, il a abondé dans le sens des critiques qui se sont multipliées ces derniers temps sur la manière – coûteuse - dont Meghan et Harry protègent leur vie privée: «C'est franchement hypocrite, ce ne sont pas des personnes privées. Ils sont duc et duchesse de Sussex. On doit payer pour leur maison, on a le droit de prendre des photos.»

La chronique de Stéphane Bern

Certes, il y a un prix à payer pour entrer dans le «royal circle»!

Cet agacement s’inscrit dans la continuité des reproches qui ont été adressés à Meghan lorsque le palais a dû expliquer qu’elle refusait de nommer les parrain et marraine de son fils Archie, baptisé dans la plus stricte intimité familiale… mais à la chapelle Saint-George, aux frais du contribuable.

Rien désormais ne lui sera épargné!

Voulant réparer l’outrage, Meghan est apparue pour la première fois en public avec son fils Archie, deux mois, aux côtés des Cambridge, pour soutenir son mari lors d'un tournoi de polo caritatif. Alors que les images montrent Meghan en train de câliner Archie, les internautes estiment qu'elle porte mal son fils. Sur le compte Instagram du couple Sussex on peut lire: «Elle va faire tomber ce bébé», «Meghan ne sait pas comment porter son propre bébé!», «Quel genre de mère tient son bébé comme ça?»

D'autres la défendent en supposant à raison que cette façon de tenir Archie était voulue pour cacher le visage de son fils des photographes… Face à une opinion aussi versatile et ingrate, on peut estimer que les Sussex, ambassadeurs de la jeunesse pour le Commonwealth, ont choisi la meilleure issue possible en décidant de mettre les voiles et d’aller vivre quelques mois en Afrique, loin de cette vaine agitation médiatique.


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