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Félix et Claire: Pourquoi ils ont choisi d'appeler leur petite Amalia, Gabriella, Maria Teresa

Félix et Claire: Pourquoi ils ont choisi d'appeler leur petite Amalia, Gabriella, Maria Teresa

Photo: 2014 Cour grand-ducale / collection privée / tous droits réservés
Lifestyle 2 min. 17.06.2014

Félix et Claire: Pourquoi ils ont choisi d'appeler leur petite Amalia, Gabriella, Maria Teresa

Amalia, Gabriella, Maria Teresa, tels sont les prénoms choisis par la princesse Claire et le prince Félix pour leur petite princesse qui vient de voir le jour. Wort.lu/fr s'est penché sur les origines de ces prénoms et de leurs différentes filiations.

Le 15 juin dernier, la princesse Amalia est née à la maternité Grande-Duchesse Charlotte à Luxembourg comme tous les enfants de la Grande-Duchesse et du Grand-Duc et porte trois prénoms différents comme il est coutume de le faire.

Son père, le prince Félix, porte les prénoms des prestigieux aïeuls de sa lignée (Léopold, Guillaume) et est placé sous la protection de la Vierge, sainte patronne du Luxembourg à travers le prénom de Marie.

Sa maman, quant à elle, porte les prénoms de Claire et Margareta.

La petite princesse semble avoir hérité des prénoms de ses grands-mères, Gabriele Lademacher et la grande-duchesse Maria Teresa mais également du prénom de la princesse Amalia de Saxe-Weimar-Eisenach.

Amalia Maria da Gloria Augusta

Amélie Marie da Gloria de Saxe-Weimar Eisenach était l'épouse du prince Henri des Pays-Bas à qui son frère, le roi Guillaume III, avait confié dès 1850 le gouvernement du Grand-Duché avec le titre et les fonctions de „prince-lieutenant du roi-grand-duc“.

Née en 1830, la princesse Amalia a eu très tôt des contacts avec le Luxembourg puisque son père le duc Bernard de Saxe-Weimar, avait été nommé gouverneur général du Grand-Duché par le roi Guillaume Ier.

Elle fit la connaissance du prince Henri sur l'île de Madère et se maria avec lui le 18 mai 1853 à Weimar.

C'est en août 1853 que le couple princier arrive au Luxembourg et emménage au château de Walferdange, sa résidence pendant ses séjours à Luxembourg. On lui prêtait, comme le rapporte Fanny Beck dans un numéro de Ons Stad un „sens profond de tout ce qui est noble et beau“, un „esprit masculin dans sa clarté“ et „était aimée de toute la population grâce à ses qualités de coeur, son sens inné des vraies valeurs, l'intérêt qu'elle prenait aux problèmes du pays, son caractère affable, sa simplicité, sa charité envers les pauvres et les démunis“.

Elle joua d'ailleurs un rôle non négligeable dans la sauvegarde de l'indépendance du Luxembourg quand en 1867 celle-ci était menacée par Napoléon III. Elle se rendit alors à la cour de Russie pour y plaider auprès d'Alexandre II la cause de son pays.

Elle mourut le 1er mai 1872 à Walferdange d'une infection pulmonaire. Une mort prématurée qui plongea le pays dans un deuil sincère. Un monument fut érigé à sa mémoire dans le parc de la Ville de Luxembourg, derrière le boulevard Royal.

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Inaugurée le 30 octobre 1876, la statue de trois mètres de haut en grès de la Sûre est entourée des écussons des douze cantons du pays.

 


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