Bonnevoie

Ecole de DJ: six semaines pour mixer comme un pro

Aux platines, Maryline, professeur de français, est la plus douée du groupe
Aux platines, Maryline, professeur de français, est la plus douée du groupe
Photo. Sophie Wiessler

Par Sophie Wiessler

Si vous rêvez d'enflammer les boites de nuit d'Ibiza, cet article va sans aucun doute vous intéresser. Nous sommes allés visiter l'une des écoles de DJ présentes au Luxembourg: la Skilz DJ academy.

Installée à Bonnevoie, cette école a ouvert ses portes il y a deux ans. C'est Sam Skilz, célèbre DJ, qui a voulu partager ses connaissances en la matière avec d'autres passionnés. «Il n'existait pas d'école de DJ au Luxembourg. Les personnes qui voulaient apprendre ce métier devaient se rendre à Paris ou Berlin. J'ai voulu ouvrir une école luxembourgeoise» explique-t-il.

L'idée est simple: à raison de quelques heures par semaine, les élèves apprennent au sein d'une - petite - classe à se perfectionner ou à apprendre les rudiments pour devenir un bon DJ.

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Avoir le rythme dans la peau

Si s'amuser sur des platines semble simple, il n'en est rien. Le métier de DJ demande beaucoup de pratique. «Nos élèves doivent s'investir même en dehors des cours. Les quelques heures que nous leur proposons ne suffiront pas à faire d'eux de bons DJ. Il faut travailler pour cela», explique Sam Skilz.

Mais est-ce que tout le monde peut vraiment devenir DJ? «Tout le monde peut apprendre et comprendre ce que c'est être DJ. Mais il faut tout de même une qualité primordiale pour cela: avoir le rythme dans la peau. Si vous ne bougez pas sur une musique, si vous restez statique, sans ressentir le son qui passe, vous ne pouvez pas être DJ», explique-t-il.

Les élèves sont répartis en trois niveaux: débutant, intermédiaire et avancé. «Tout dépend de ce que vous voulez faire», souligne Sam. Et les prix varient également: de 120 euros les 6 semaines à 850 euros les 8 semaines. Les cours se déroulent en anglais, casque sur la tête et mains sur les platines, sans ordinateur.

Les élèves présents dans cette école ne sont pas des étudiants comme les autres. Maryline, professeur de français dans un lycée de Luxembourg vient ici chaque semaine depuis 3 mois. «Je voulais comprendre comment ça marche. C'est une belle expérience, ça fait écouter la musique autrement. Et ça fait plaisir de commencer à maîtriser quelque chose de complexe», explique-t-elle.

Ce sont ainsi surtout des travailleurs, âgés de 30-40 ans qui viennent suivre ses cours de DJ, après leurs heures de travail. Mais des classes juniors sont également ouvertes: les enfants peuvent venir s'exercer au mix dès l'âge de 8 ans.

Un diplôme à la clé

«On ne s'attendait pas à évoluer aussi vite et à voir autant de monde s'inscrire. Nous avons en tout 48 élèves pour des classes pouvant aller jusqu'à 6 personnes maximum. On ne peut pas en mettre davantage, il faut que cela reste en petit comité pour apprendre plus facilement», détaille Sam.

A chaque niveau, un test, pour passer au niveau supérieur. Et pour le niveau avancé, un test grandeur nature, en public, pour obtenir le fameux diplôme qui fera d'eux des DJ professionnels, reconnus dans la profession et qui pourront aller «flamber les pistes».

Cette année, trois d'entre eux passeront cet examen ultime ce samedi soir, lors d'un Future Stage au Melusina Lounge de 22h00 à 03h00. A la clé: leur diplôme.«On organise aussi souvent des soirées à l'école, pour qu'ils apprennent à gérer leur stress en public avant ce grand soir», souligne Sam.

Et si l'envie vous prend de vous essayer aux platines, et que vous avez minimum 16 ans, un stage de 5 demi-journées est vacant pour les vacances d'été...

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