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Albert II paiera ou fera le test ADN de paternité
 L'artiste plasticienne belge, Delphine Boël, affirme être la fille d'Albert II. Le prince héritier aurait eu une longue liaison avec sa mère, Sibylle de Sélys Longchamps.

Albert II paiera ou fera le test ADN de paternité

Photo: AFP
L'artiste plasticienne belge, Delphine Boël, affirme être la fille d'Albert II. Le prince héritier aurait eu une longue liaison avec sa mère, Sibylle de Sélys Longchamps.
Lifestyle 2 min. 16.05.2019

Albert II paiera ou fera le test ADN de paternité

L'ex-roi des Belges devra régler une astreinte de 5.000 euros par jour s'il persiste à refuser le test ADN réclamé par Delphine Boël, qui affirme être sa fille, a décidé jeudi la cour d'appel de Bruxelles.

(AFP) – «Je crois que le roi va se soumettre à ce test, puisqu'il a la garantie que cela restera confidentiel», a réagi un de ses avocats, Me Guy Hiernaux, contacté par l'AFP. «Cela dépend de lui», a nuancé un autre, Me Alain Berenboom.


Délphine Boël poursuit les procédures pour établir sa filiation avec Albert II
Delphine Boël, «fille naturelle» présumée de l'ex-roi des Belges Albert II, a poursuivi mardi ses démarches judiciaires pour faire établir son lien de filiation, alors qu'émergent de nouveaux détails sur la liaison de sa mère avec l'ancien souverain.

L'arrêt rendu jeudi est un nouvel épisode dans le long feuilleton judiciaire entamé en 2013, après l'échec d'une tentative de conciliation sur cette reconnaissance de paternité. Delphine Boël, une artiste plasticienne belge de 51 ans, affirme être née de la longue liaison qu'a eue dans les années 60 et 70 sa mère, Sibylle de Sélys Longchamps, avec Albert, alors prince héritier, marié depuis 1959 avec Paola Ruffo di Calabria.

L'ancien souverain, qui a régné de 1993 à 2013 et qui est le père du roi actuel, Philippe, a toujours nié cette filiation. En octobre 2018, donnant gain de cause à Mme Boël, la cour d'appel de Bruxelles avait ordonné à Albert II de se soumettre à un prélèvement génétique pour enfin trancher.


La «fille naturelle» d'Albert II relance une procédure pour établir sa filiation
Delphine Boël,  «fille naturelle» présumée du roi Albert II, va entamer une nouvelle procédure  pour faire reconnaître son lien de filiation car l'ancien souverain est devenu  un justiciable comme les autres depuis son abdication dimanche, a rapporté  mercredi la télévision belge RTBF.

Un prélèvement de salive

Mais il l'avait refusé et ses avocats avaient introduit un pourvoi en cassation en février, contraignant Mme Boël à recourir à l'arme de l'astreinte. Après un nouveau débat contradictoire en avril la cour d'appel a dit jeudi «recevoir la demande» de Mme Boël, selon une copie de l'arrêt obtenue par l'AFP.

L'ex-roi (84 ans) doit désormais se présenter au cabinet de l'experte judiciaire désignée qui, à partir d'un prélèvement de salive, réalisera une analyse comparative avec les ADN de Mme Boël et de sa mère. En cas de refus, précise l'arrêt, la cour «le condamne à payer à Mme Delphine Boël une astreinte de 5.000 euros par jour de retard à dater du lendemain de ladite première convocation» (de l'experte).

Ce rendez-vous pour le test devrait être fixé «dans les semaines qui viennent», selon Me Hiernaux et Me Marc Uyttendaele, qui défend Mme Boël. Les avocats des deux parties se sont dits satisfaits par la décision de la cour d'appel.


Belgique: la «fille naturelle» du roi dénonce des discriminations
La «fille naturelle» supposée du roi  des Belges Albert II, Delphine Boël, s'est dite jeudi victime de  «discriminations», raison pour laquelle elle a décidé d'assigner en justice  plusieurs membres de la famille royale pour faire reconnaître sa filiation.

«Elle préserve l'essentiel», a ajouté Me Hiernaux, car elle stipule que le résultat des analyses de l'experte ne sera communiqué, «ni à la cour ni aux parties», avant la fin de la procédure en cassation, qui pourrait prendre au moins un an.

Delphine Boël «a elle-même suggéré cette formule dans un souci d'apaisement et avec la volonté d'éviter toute agitation médiatique», a souligné Me Uyttendaele, également joint par l'AFP. «Je n'imagine pas une seconde qu'il (Albert II) ne se soumette pas au test», a conclu l'avocat.