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Une vaste étude confirme l'efficacité des vaccins
International 3 min. 11.10.2021
Pandémie de covid-19

Une vaste étude confirme l'efficacité des vaccins

L'étude publiée lundi porte uniquement sur l'efficacité des vaccins contre les formes graves. Elle ne permet pas de dire à quel point ils empêchent d'être infectés et de transmettre le virus.
Pandémie de covid-19

Une vaste étude confirme l'efficacité des vaccins

L'étude publiée lundi porte uniquement sur l'efficacité des vaccins contre les formes graves. Elle ne permet pas de dire à quel point ils empêchent d'être infectés et de transmettre le virus.
Photo: AFP
International 3 min. 11.10.2021
Pandémie de covid-19

Une vaste étude confirme l'efficacité des vaccins

La vaccination contre le covid-19 réduit de 90% le risque d'hospitalisation et de décès chez les plus de 50 ans et semble aussi efficace face au variant Delta, selon une analyse réalisée en France portant sur 22 millions de personnes.

«Les personnes vaccinées ont 9 fois moins de risque d'être hospitalisées ou de décéder de la Covid-19 que les personnes non vaccinées», explique  l'épidémiologiste Mahmoud Zureik, directeur de la structure Epi-Phare, qui associe l'Assurance maladie (Cnam) et l'Agence du médicament (ANSM). Ces données confirment d'autres observations faites en vie réelle dans d'autres pays, Israël, Royaume-Uni ou Etats-Unis. Mais l'étude française est «la plus large menée dans le monde», selon le Pr Zureik.


La France fixe le prix des tests PCR
Le 15 octobre, il ne sera plus possible pour les Français de bénéficier de dépistages covid gratuits (hors rares exceptions). L'idée pour le gouvernement Macron étant d'en finir avec les «tests de confort» pour inciter à la vaccination.

Les chercheurs d'Epi-Phare ont comparé les données d'onze millions de personnes vaccinées de plus de 50 ans avec celles d'onze millions de personnes non vaccinées dans la même tranche d'âge, sur une période allant du 27 décembre 2020 (début de la vaccination en France) au 20 juillet dernier. A partir du 14e jour après l'injection de la seconde dose, les chercheurs ont observé «une réduction du risque d'hospitalisation supérieure à 90%».

Pour cerner l'impact du variant Delta, aujourd'hui dominant, les chercheurs ont estimé de manière spécifique la réduction du risque d'hospitalisation au cours de la période où il a pris de l'ampleur en France, à partir du 20 juin (donc un mois avant la clôture de l'étude). Ils ont trouvé des résultats comparables aux périodes antérieures: une efficacité de 84% chez les 75 ans et plus, et de 92% chez les 50-74 ans.


La troisième dose accessible dès 75 ans
Le Conseil supérieur des maladies infectieuses vient de donner son aval pour l'administration d'une nouvelle injection antivirale pour les seniors nés avant 1946, mais aussi à l'ensemble des résidents en maison de retraite (sans distinction d'âge).

Cela permet de fournir «de premiers éléments», mais «cette période reste très courte pour évaluer l'impact réel de la vaccination sur ce variant». «L'étude doit être poursuivie pour intégrer les données d'août et de septembre», souligne le Pr Zureik. Ce constat sur l'efficacité des vaccins vaut pour ceux de Pfizer/BioNtech, Moderna et AstraZeneca. 

Le quatrième autorisé en France, celui de Janssen, l'a été plus tardivement, a été utilisé dans des proportions moindres et n'est donc pas inclus dans l'étude. «Cette réduction est du même ordre de grandeur pour le risque de décès au cours d'une hospitalisation pour Covid-19», selon Epi-Phare. En outre, l'efficacité sur les formes graves de la maladie «ne semble pas diminuer sur la période de suivi disponible, qui allait jusqu'à cinq mois».


A member of the medical staff vaccinates a colleague with a dose of the AstraZeneca-Oxford Covid-19 vaccine at the South Ile-de-France Hospital Group (Groupe Hospitalier Sud Ile-de-France), in Melun, on the outskirts of Paris, on February 8, 2021 during a visit of French Health Minister for an AstraZeneca vaccine injections campaign for people under the age of 65. - The top French medical authority (Haute autorite de Sante) has approved the vaccine AstraZeneca-Oxford for use in France, but only for people under 65, echoing decisions made in Sweden, Germany, Belgium and Switzerland over concerns about a lack of data on the effectiveness of the vaccine for over 65s. (Photo by Thomas SAMSON / POOL / AFP)
Tolérance zéro pour les soignants français non vaccinés
Deux mois après l'annonce officielle, l'obligation vaccinale entre en vigueur ce mercredi pour 2,7 millions de professionnels de santé de l'Hexagone. Ceux qui ne peuvent justifier une première dose seront suspendus sans rémunération ou devront utiliser leurs jours de congés.

L'étude comporte deux volets, consacrés à deux populations distinctes. D'une part, les 75 ans et plus, avec un échantillon de 7,2 millions de personnes (50% de vaccinés et 50% de non-vaccinés). D'autre part, les 50-74 ans, avec un échantillon de 15,4 millions de personnes (50% de vaccinés et 50% de non-vaccinés).

La campagne de vaccination en France a débuté le 27 décembre 2020 pour les premiers, et le 19 février dernier pour les seconds (le 19 février pour les 65 à 74 ans et le 10 mai pour les 50 à 64 ans). L'étude a suivi ces deux populations jusqu'au 20 juillet (avec des résultats d'efficacité similaires dans les deux classes d'âge). Pour comparer les données, les chercheurs ont constitué des couples. Pour chaque personne vaccinée à une date donnée, ils ont associé une personne non vaccinée du même âge, de même sexe et vivant dans la même région. Ils ont suivi ces couples jusqu'au 20 juillet et ont comparé les taux d'hospitalisation. 


L'UE approuve la troisième dose pour les adultes
Le régulateur européen a approuvé lundi l'administration d'une nouvelle injection du vaccin Pfizer/BioNTech pour les plus de 18 ans, craignant que la protection contre le Covid-19 ne baisse après les premières injections.

Cette étude porte uniquement sur l'efficacité des vaccins contre les formes graves. Elle ne permet pas de dire à quel point ils empêchent d'être infectés et de transmettre le Covid-19. D'autres travaux à travers le monde ont montré que par rapport à d'autres variants, Delta abaissait l'efficacité des vaccins contre l'infection. Pour autant, éviter les formes graves est «l'objectif majeur de santé publique», souligne le Pr Zureik: «Une épidémie sans forme grave n'est plus une épidémie».


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