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Une piqûre de rappel pour tous les Belges
International 3 min. 11.11.2021
Pandémie en Belgique

Une piqûre de rappel pour tous les Belges

Face à la hausse généralisée des nouvelles infections, la Belgique doit amener à l'injection d'une troisième dose, uniquement par des vaccins Moderna et Pfizer.
Pandémie en Belgique

Une piqûre de rappel pour tous les Belges

Face à la hausse généralisée des nouvelles infections, la Belgique doit amener à l'injection d'une troisième dose, uniquement par des vaccins Moderna et Pfizer.
Photo: AFP
International 3 min. 11.11.2021
Pandémie en Belgique

Une piqûre de rappel pour tous les Belges

La troisième dose du vaccin contre le coronavirus deviendra prochainement réalité pour les personnes en âge d'être vaccinées et sera octroyée sur base volontaire. Probablement dès le début 2022.

De notre correspondant, Max Helleff (Bruxelles) - Le temps des tergiversations semble terminé. Mercredi, la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale a confirmé que la décision d'injecter une «dose boost» du vaccin contre le coronavirus sera réglée le 27 novembre prochain. Une fois l'avis favorable du Conseil supérieur de la santé reçu, le feu vert pourra être donné à la troisième dose.


10.11.2021, Mecklenburg-Vorpommern, Stralsund: Ein Schild mit dem Schriftzug "Impfzentrum" weist den Weg zum Corona-Impfstützpunkt des Landkreis Vorpommern-Rügen in Stralsund. Foto: Stefan Sauer/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
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Jusqu’ici, cette piqûre de rappel est réservée aux plus de 65 ans, aux immuno-déprimés et aux personnes souffrant de comorbidité. Son octroi a été plus récemment concédé aux soignants qui le demandent. L’extension de la vaccination à la population générale avait pour sa part fait un temps l’objet de réticences. Celles-ci semblent devoir être balayées en raison du retour en force de la pandémie.

La Belgique retrouve un rythme de propagation du virus qui n’avait plus été atteint depuis un an.  Une moyenne de 8.236 personnes sont contaminées chaque jour (+ 5%). 2.270 patients sont traités à l’hôpital dont 451 en soins intensifs. 22 personnes décèdent quotidiennement du covid (+3%).  Plusieurs questions sont posées quant à l’injection de cette troisième dose. En termes de calendrier, de priorités, mais aussi en ce qui concerne son impact sur le Covid Safe Ticket. 


DENVER, CO - NOVEMBER 03: National Jewish Health registered nurse Emily Cole holds out a dose of the pediatric COVID-19 vaccine on November 3, 2021 in Denver, Colorado. The U.S. Centers for Disease Control has approved the Pfizer-BioNTech pediatric vaccine for the 28 million children aged 5-11 years old.   Michael Ciaglo/Getty Images/AFP
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La Belgique parie sur la troisième dose
Après les seniors et les personnes fragiles, une troisième injection est proposée au personnel soignant, sur base du volontariat. Un pas que devrait suivre bientôt le Luxembourg.

Le pass sanitaire qui est exigé pour entrer dans un restaurant, un café ou un club de fitness sera-t-il toujours valable sans la troisième dose ? La problématique viendra sur le tapis à un moment donné, probablement lorsque tous les Belges auront eu le choix de recevoir ou non cette injection. Pour le reste, l'administration de la troisième dose auprès de la population générale ne devrait pas commencer avant janvier. Il n’y aura pas cette fois-ci de problèmes d’approvisionnement puisque 23 millions de doses seront disponibles. Seront injectés les seuls vaccins Moderna et Pfizer. Des centres seront réouverts.

D’ici là, chacun pousse ses pions sur l’échiquier. Les trois ministres de l’Enseignement du pays viennent ainsi de demander dans une lettre commune au Conseil supérieur de la santé de donner la priorité au personnel enseignant pour l’administration de la troisième dose. Une fois encore, il s’agit de maintenir ouvertes les classes tant que cela est possible. Les ministres mettent en avant l’arriéré d’apprentissage généré par la pandémie auprès des plus jeunes et la nécessité de le résorber. Pour cela, il faut que les professeurs ne tombent pas malades.


Nurse practitioner Sarah Rauner fills a syringe with the Pfizer Covid-19 vaccine to be administered to children from 5-11 years old at the Beaumont Health offices in Southfield, Michigan on November 5, 2021. (Photo by JEFF KOWALSKY / AFP)
La Belgique temporise face au covid
En dépit des critiques venues de l’opposition, les autorités ne comptent pas évoquer de nouvelles mesures avant le 19 novembre.

Mardi, le Conseil supérieur de la santé avait recommandé une dose supplémentaire pour les Belges ayant reçu le Johnson&Johnson, un vaccin unidose dont l’efficacité a démontré ses limites. Une seconde injection sera donnée en priorité aux personnes auxquelles il a été administré, probablement dès la mi-décembre. Les derniers jours ont pris l’allure d’une veillée d’armes. La lutte contre le virus reprend de plus belle. Le ministre fédéral de la Santé, le socialiste Frank Vandenbroucke, est en passe de gagner sa bataille en faveur de la vaccination obligatoire du personnel soignant. 

Le texte législatif est prêt et doit être voté. L’obligation entrerait en vigueur au 1er janvier, avec une période de transition de trois mois pour se faire vacciner, sauf contre-indications médicales. 500.000 personnes sont concernées. L’agrément pourra être retiré en cas de refus. Mercredi, la Chambre a approuvé en séance plénière la proposition de loi qui confirme l’arrêté royal du 28 octobre déclarant la situation d’urgence épidémique. Cette approbation consacre l’application de la loi pandémie pour la première fois depuis le vote de ce texte en juillet dernier.

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