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Une énigme criminelle vieille de 31 ans en passe d'être résolue grâce à l'ADN

Une énigme criminelle vieille de 31 ans en passe d'être résolue grâce à l'ADN

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International 14.06.2018

Une énigme criminelle vieille de 31 ans en passe d'être résolue grâce à l'ADN

En 1987, une petite fille âgée de 4 ans avait été retrouvée morte sur le bord de l'autoroute A10, le visage tuméfié. Aujourd'hui 31 ans après, les gendarmes ont pu identifier les parents grâce à l'ADN.

(NK avec AFP) - Les enquêteurs sont remontés jusqu'aux parents, jusqu'ici inconnus, de la fillette grâce à un prélèvement ADN opéré sur son frère. Il avait été arrêté dans le cadre d'une tout autre affaire, selon le parquet de Blois. Après comparaison avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), une correspondance a été révélée avec des traces ADN sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l'enfant lors de sa découverte le 11 août 1987 dans un fossé de l'autoroute à Suèvres (Loir-et-Cher) par deux employés de la société Cofiroute. 

Grâce à l'ADN du frère, les enquêteurs ont pu ainsi identifier et retrouver la trace des parents, un couple de sexagénaires originaires du Maroc, selon la Nouvelle République. Les enquêteurs ont recoupé les données de la caisse d'allocations familiales pour déterminer qu'un enfant du couple n'était plus recensé. Les parents ont été placés mardi dernier en garde à vue à Orléans pour meurtre, recel de cadavre, violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans. Ils sont présentés ce jeudi à un juge d'instruction à Blois en vue de leur mise en examen.   

L'énigme de la découverte du corps martyrisé d'une fillette dans un fossé de l'autoroute A10 près de Blois en août 1987 est en passe d'être résolue avec l'identification et le placement en garde à vue de ses parents mardi dernier. La fillette jusqu'ici inconnue avait été surnommée «la petite martyre de l'A10»: son cadavre mutilé portait des traces de brûlures dues à un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, sans doute d'une femme, selon les médecins légistes.


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