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Le président indonésien Joko Widodo a appelé les puissances économiques du G20 à un cofinancement pour renforcer le système de santé mondial et espère un accord au cours de la présidence indonésienne.
Brèves International 2 min. 20.01.2022

(AFP) - Cette agence, que le président indonésien a comparée au Fonds monétaire international (FMI) pour la finance, servira à rendre le système de santé mondial plus inclusif et plus réactif en cas de crise, a-t-il expliqué devant le forum qui se tient entièrement en ligne.

«La présidence indonésienne se battra pour renforcer l'architecture de santé mondiale, qui sera gérée par une agence internationale (...) dont la tâche sera de mobiliser des ressources mondiales dans le secteur de la santé, notamment pour financer les situations d'urgence sanitaire, acheter des vaccins, des médicaments et de l'équipement médical», a-t-il détaillé.

Les organisations existantes, comme le système Covax, qui fournit des vaccins aux pays pauvres, sont une «solution temporaire», a-t-il estimé, tandis que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) «n'a pas eu la capacité de couvrir de nombreux aspects stratégiques pour le monde» depuis le début de la pandémie.

De nouveaux protocoles pour faciliter les voyages pourraient voir le jour

L'agence pourrait ainsi contribuer à définir des standards et protocoles pour faciliter les voyages internationaux notamment, et promouvoir les capacités locales de production de vaccins, de médicaments et d'équipement médical.

Joko Widodo a appelé les puissances économiques du G20 à un cofinancement pour renforcer le système de santé mondial et espère un accord au cours de la présidence indonésienne.

«Les coûts (de cette initiative) sont clairement moins élevés que les pertes mondiales dues à la fragilité du système de santé international, comme lors de la pandémie de Covid-19», a-t-il relevé.

Trois priorités majeures pour la présidence du G20 par l'Indonésie

L'Indonésie a pris cette année la présidence du G20 pour la première fois avec trois priorités, l'architecture de santé mondiale, une transition énergétique durable et la transformation numérique.

Le pays d'Asie du Sud-Est a été frappé par une vague épidémique en juillet qui a débordé ses hôpitaux et poussé les habitants à rechercher des bouteilles d'oxygène pour leurs proches souvent contraints à se soigner chez eux.

L'archipel a enregistré plus de 144.000 décès du Covid-19 à ce jour et craint une nouvelle vague avec le variant Omicron.

Le quatrième pays le plus peuplé au monde, avec plus de 270 millions d'habitants, peine depuis le début de la pandémie à acquérir suffisamment de vaccins.