Changer d'édition

Un projet d'accord post-Brexit «ambitieux»
International 2 min. 13.03.2020

Un projet d'accord post-Brexit «ambitieux»

Les discussions entre Londres et Bruxelles sont actuellement suspendues mais les deux parties sont bien décidées à garder le contact.

Un projet d'accord post-Brexit «ambitieux»

Les discussions entre Londres et Bruxelles sont actuellement suspendues mais les deux parties sont bien décidées à garder le contact.
Photo: dpa
International 2 min. 13.03.2020

Un projet d'accord post-Brexit «ambitieux»

Le négociateur en chef de l'UE a envoyé ce vendredi aux Etats membres son rapport sur les discussions sur le Brexit. Michel Barnier se montre même optimiste et espère que sa note pourra servir de nouveau contrat commercial entre les Européens et le Royaume-Uni.

 (AFP) - Le prochain cycle de négociations entre Bruxelles et Londres, qui devait se tenir en face-à-face la semaine prochaine dans la capitale britannique, a été annulé sous cette forme en raison de la pandémie de coronavirus, mais les deux parties tiennent à poursuivre leurs efforts. «Nous avons envoyé un projet d'accord sur un nouveau partenariat au Parlement européen et au Conseil (qui représente les Etats membres) pour discussion», a expliqué Michel Barnier.

«Il montre qu'une relation ambitieuse et globale est possible. Nous devons nous donner toutes les chances de réussir. Nous nous réjouissons de travailler avec le Royaume-Uni», a-t-il déclaré. Ce texte de 441 pages devait être présenté ce vendredi après-midi aux Etats membres, qui pourront ensuite soumettre leurs questions et commentaires.


ARCHIV - 29.01.2016, Belgien, Brüssel: Eine Flagge Großbritanniens weht vor dem Gebäuder der Europäischen Kommission. (zu dpa: «Politik und Wirtschaft wollen Klarheit für Zeit nach Brexit») Foto: Laurent Dubrule/EPA/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Les divergences entre l'UE et Londres restent profondes
Des discussions sur le futur accord post-Brexit entre Londres et l'UE s'ouvrent ce lundi à Bruxelles dans un climat tendu et sous la pression du calendrier. D'autant que plusieurs points de friction sont susceptibles de bloquer les négociations.

A Bruxelles, certains d'entre eux continuent à faire pression pour que le négociateur de l'UE défende une relation étroite avec le Royaume-Uni, dans le cadre d'un accord garantissant des «conditions de concurrence équitables (level playing field)» entre les entreprises. Mais d'autres sont plus circonspects, arguant que la Commission devrait attendre de connaître la proposition britannique, a priori un simple accord commercial sans promesse d'alignement sur les règles de l'UE.

Accord de libre-échange

Lors du premier round de négociation début mars, le Royaume-Uni et l'UE avaient reconnu d'importantes divergences, en particulier sur la pêche, les conditions de concurrence et la place de la Cour de justice européenne. Le projet envoyé vendredi aux Etats membres prévoit que l'UE et le Royaume-Uni gardent des normes similaires en matière d'aides d'Etat, d'environnement ou encore de droit du travail.

Un «Comité spécialisé» sur les conditions de concurrence serait chargé de «renforcer et promouvoir les bonnes pratiques réglementaires» entre les deux parties. En cas de litige sur l'interprétation du droit communautaire, le tribunal d'arbitrage de l'éventuel accord devrait s'en remettre «à la Cour de justice de l'Union européenne pour statuer».


European Union chief Brexit negotiator Michel Barnier (R) and the British Prime Minister's Europe adviser David Frost speak at start of the first round of post-Brexit trade deal talks between the EU and the United Kingdom, in Brussels on March 2, 2020. (Photo by Olivier HOSLET / POOL / AFP)
Des dissensions dans la négociation post-Brexit
Le négociateur de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, s'est inquiété jeudi de «sérieuses divergences» avec les Britanniques sur la future relation avec le Royaume-Uni, à l'issue d'un premier round de négociations à Bruxelles.

L'accord garantirait également que «chacun autorise les navires de pêche de l'autre partie à exercer des activités de pêche dans ses eaux» conformément aux quotas convenus.

Le gouvernement du Premier ministre Boris Johnson insiste sur le fait qu'il ne demande rien de plus qu'un simple accord de libre-échange avec l'UE et se dit prêt à sacrifier l'accès au marché européen en échange de la liberté de rédiger ses propres lois. 


Sur le même sujet

Londres et l'UE lancent une négociation marathon
Britanniques et Européens affichent un optimisme prudent au moment d'entamer ce lundi cinq semaines d'intenses discussions, destinées à progresser enfin sur la relation post-Brexit et éviter un «no deal» catastrophique en fin d'année.
ARCHIV - 29.01.2016, Belgien, Brüssel: Eine Flagge Großbritanniens weht vor dem Gebäuder der Europäischen Kommission. (zu dpa: «Politik und Wirtschaft wollen Klarheit für Zeit nach Brexit») Foto: Laurent Dubrule/EPA/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Les divergences entre l'UE et Londres restent profondes
Des discussions sur le futur accord post-Brexit entre Londres et l'UE s'ouvrent ce lundi à Bruxelles dans un climat tendu et sous la pression du calendrier. D'autant que plusieurs points de friction sont susceptibles de bloquer les négociations.
ARCHIV - 29.01.2016, Belgien, Brüssel: Eine Flagge Großbritanniens weht vor dem Gebäuder der Europäischen Kommission. (zu dpa: «Politik und Wirtschaft wollen Klarheit für Zeit nach Brexit») Foto: Laurent Dubrule/EPA/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Feu vert au négociateur Michel Barnier
Les représentants des 27 Etats membres de l'UE ont approuvé lundi le mandat de leur négociateur français, fixant leurs conditions sur la future relation commerciale avec le Royaume-Uni.
Après le feu vert des ambassadeurs, le mandat de Michel Barnier (à g.) devra encore être formellement adopté ce mardi lors d'une réunion ministérielle
Londres refuse les règles imposées par l'UE
Le Royaume-Uni entend négocier avec Bruxelles un accord de libre-échange «d'égal à égal» et n'acceptera pas que l'Union européenne contrevienne à sa liberté de fixer ses propres règles, prévient le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.
Boris Johnson espère conclure un accord de libre-échange du même type que ceux récemment négociés par l'UE avec le Canada ou le Japon
A la recherche de l'impossible accord commercial
L'Union européenne entrera samedi dans la seconde phase des négociations avec Londres, celle portant sur la relation future, en particulier au niveau économique. Etat des lieux avant ces discussions qui s'annoncent intenses.
ARCHIV - 10.04.2019, Großbritannien, London: Die Sterne einer EU-Fahne scheinen durch eine britische Fahne hindurch. Am 31.01.2020 soll Großbritannien die EU verlassen.  (zu dpa «"We will miss them"») Foto: Yui Mok/PA Wire/dpa +++ dpa-Bildfunk +++