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Un groupe d'experts recommande un «code de principes» contre la désinformation en ligne
Les fausses informations circulent plus vite que les vraies sur internet, selon une étude.

Un groupe d'experts recommande un «code de principes» contre la désinformation en ligne

Photo: Shutterstock
Les fausses informations circulent plus vite que les vraies sur internet, selon une étude.
International 2 min. 12.03.2018

Un groupe d'experts recommande un «code de principes» contre la désinformation en ligne

Un groupe d'experts mandaté par l'Union européenne recommande que les plateformes numériques et les réseaux sociaux s'engagent à respecter un «code de principes», afin de combattre la désinformation en ligne.

(AFP) - Parmi les «10 principes clés» préconisés, figurent «la transparence, la diversité et la crédibilité» des informations, selon la commissaire européenne au Numérique Mariya Gabriel, chargée du dossier, à qui a été officiellement remis lundi le rapport.

Dans un entretien avec l'AFP, vendredi, Mme Gabriel a jugé nécessaire de «redoubler d'efforts» contre la désinformation en ligne, en particulier pendant les périodes électorales, à 15 mois des élections européennes.

La commissaire bulgare avait mis sur pied en janvier ce groupe de travail, constitué de 40 représentants de grands médias européens (RTL, Mediaset, Sky News), de la société civile (RSF) et des géants technologiques (Facebook, Twitter et Google), d'universitaires ainsi que de journalistes, comme le responsable des réseaux sociaux à la rédaction en chef de l'AFP, Grégoire Lemarchand.

Leur rapport doit alimenter un plan d'action de la Commission contre la désinformation en ligne qui sera finalisé dans les prochaines semaines et dévoilé le 25 avril.

Ce plan ne comprendra pas de mesures législatives, a réaffirmé lundi la commissaire européenne lors d'un point presse, en rejetant toute volonté de censure ou d'instaurer un «ministère de la Vérité».

  «Désinformation en ligne»  plutôt que  «fake news» 

A l'expression «fake news» («fausses informations»), à leurs yeux «inadéquate», les experts préfèrent «désinformation en ligne», qu'ils définissent comme une «information fausse, inexacte ou trompeuse - conçue, présentée et promue pour un profit ou pour causer intentionnellement un préjudice public».

«Cela peut menacer les procédures et les valeurs démocratiques et cibler spécifiquement un certain nombre de secteurs comme la santé, les sciences, l'éducation et les finances», observe le rapport.

Selon une enquête Eurobaromètre publiée en même temps que le rapport des experts, 83% des 26.000 personnes interrogées à travers l'UE considèrent que les fausses informations représentent un «danger pour la démocratie».

Ils sont les deux tiers à faire confiance aux médias dits traditionnels (70% pour la radio, 66% la TV et 63% le presse) et un quart seulement aux sources d'information en ligne (26%) et sites web hébergeant des vidéos.

Dans un communiqué, Reporters sans Frontières (RSF), qui a participé au groupe de travail, salue «l'attention» apportée à ce dossier mais estime que «c'est une expression tangible de volonté politique qui fera la différence».


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