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Un déconfinement très relatif en Belgique
International 3 min. 02.10.2020 Cet article est archivé

Un déconfinement très relatif en Belgique

Le nouveau Premier ministre, Alexander De Croo, a déjà pu évoquer le sort sanitaire et économique de la Belgique avec la présidente de la Commission européenne.

Un déconfinement très relatif en Belgique

Le nouveau Premier ministre, Alexander De Croo, a déjà pu évoquer le sort sanitaire et économique de la Belgique avec la présidente de la Commission européenne.
Photo : AFP
International 3 min. 02.10.2020 Cet article est archivé

Un déconfinement très relatif en Belgique

Max HELLEFF
Max HELLEFF
L’assouplissement des mesures sanitaires d’application depuis le 1er octobre a ses limites. Le port du masque reste ainsi obligatoire en certains endroits de Bruxelles et des grandes villes.

De notre correspondant Max  HELLEFF (Bruxelles) - Le paradoxe veut que la Belgique déconfine partiellement alors que le seuil des 10.000 morts attribuées au coronavirus vient précisément d'être dépassé et que le nombre moyen journalier de décès repart à la hausse. C’est le résultat des décisions prises le 23 septembre dernier par le Conseil national de sécurité, lequel a partiellement rendu les Belges à la vie sociale.

Premier signe de cette détente : le masque n’est plus obligatoire partout à Bruxelles depuis le 1er octobre en dépit du taux de contamination qui est allé crescendo ces dernières semaines. La mesure est toutefois laissée à la discrétion des bourgmestres de la capitale qui l’ont généralement maintenue dans des endroits très fréquentés et aux abords des écoles. L’heure de fermeture des bars a été de surcroît avancée à 23h. Les restaurateurs, les organisateurs de fêtes de mariage et les pros de l'événementiel restent pour leur part tenus à des règles sanitaires strictes sur tout le territoire national.


(FILES) In this file photo taken on April 20, 2020 Funeral services employees wearing protective gears carry the coffin of a victim of the COVID-19 outside the morgue of the Saint-Luc Hospital in Namur, amid the spread of the coronavirus. - More than one million people have died from the coronavirus, according to an AFP toll, with no let-up in a pandemic that has ravaged the world economy, inflamed diplomatic tensions and upended lives from Indian slums and Brazilian jungles to America's biggest city. (Photo by JOHN THYS / AFP)
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Ce déconfinement partiel vaut également pour la commune bruxelloise de Saint-Josse. Pauvre et densément peuplée, c’est aussi l’endroit du pays où le covid bat des records. Le bourgmestre Emil Kir a pourtant pris les choses en main dès le début de la pandémie. Les lieux publics (piscine, bibliothèque, maison de jeunes, etc.) avaient été fermés.

Aujourd’hui, à Saint-Josse, la quarantaine reste fixée à 14 jours, et non à 7 jours comme l’a décidé le dernier Conseil national de sécurité. Les activités non essentielles à l’intérieur sont interdites. «Ce sont des mesures fortes. Mais malheureusement peut-être pas suffisantes», explique Emil Kir au Soir. Pour accroître ses chances d’être entendu de la population d’origine immigrée, le plus souvent musulmane, le bourgmestre a demandé aux imams de lui prêter main-forte en distillant un message de prudence sanitaire.

Les universités

Mais c’est peut-être à Charleroi que la situation est la plus complexe. On peut lire ainsi dans le dernier arrêté du bourgmestre que le port du masque n’est plus obligatoire depuis le 1er octobre sauf « dans l’intraring (le cœur de la ville), aux heures de fréquentation les plus denses ». « On entend ici les lundis, mardis, jeudis et vendredis entre 7h et 9h et entre 15h et 17h ; les mercredis entre 7h et 9h et entre 11h et 13h », précise l’arrêté. Inutile de dire que les Carolos s’y perdent un peu.

Les universités continuent quant à elles à prôner un retour à la vie normale. L’enseignement s’y donne majoritairement en présentiel. Toutes ont fait fermer les cercles, à l’exception notoire de l'UC Louvain qui veut parier sur le maintien des usages estudiantins. Pari tenu puisqu’après les retrouvailles arrosées et très «collé-serré» des premiers jours, les règles sanitaires semblent désormais suivies à la lettre. La police veille au grain – ce qui n’empêche pas des fêtes privées de se tenir «sous le radar» autour et alentours de toutes les universités. 


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En cas de danger sanitaire imminent, les recteurs pourraient faire repasser rapidement les campus en «mode orange». Les étudiants retourneront alors de nouveau chez eux et le mode d’enseignement à distance se substituera aux auditoires. Mais on n'en est pas là.

A noter encore que le nouveau gouvernement fédéral d’Alexander De Croo a mis la lutte contre la pandémie tout en haut de ses priorités. Un « commissaire Covid » sera notamment désigné pour coordonner la lutte contre le coronavirus.

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