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Un Brexit sans accord reste «très réel» selon Juncker
International 18.09.2019 Cet article est archivé

Un Brexit sans accord reste «très réel» selon Juncker

Boris Johnson a rencontré Jean-Claude Juncker lundi à Luxembourg, sans parvenir à trouver un terrain d'entente.

Un Brexit sans accord reste «très réel» selon Juncker

Boris Johnson a rencontré Jean-Claude Juncker lundi à Luxembourg, sans parvenir à trouver un terrain d'entente.
Photo: Guy Jallay
International 18.09.2019 Cet article est archivé

Un Brexit sans accord reste «très réel» selon Juncker

A six semaines de la date prévue du Brexit et deux jours après sa rencontre avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson, le président de la Commission européenne a, à nouveau, abordé l'épineux dossier de la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

(AFP) - «Ce sera peut-être le choix du Royaume-Uni, mais jamais le choix de l'UE», a dit M. Juncker dans l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg, deux jours après une rencontre infructueuse avec le Premier ministre britannique Boris Johnson à Luxembourg.

Qualifiant néanmoins ces entretiens de lundi, auxquels avait participé également le négociateur de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, d'«amicaux» et «constructifs», M. Juncker a affirmé: «il n'est pas sûr que nous réussirons à trouver des solutions, mais nous devons essayer».

Pas de propositions concrètes

«Il ne s'agit certainement pas de faire semblant de négocier», a prévenu le Français Michel Barnier, une critique voilée qui pourrait viser Boris Johnson, accusé dans son pays de manquer de sérieux dans les négociations.

Dimanche, le Premier ministre britannique avait fait état d'«énormes progrès» alors que selon l'UE, il n'y a toujours pas de propositions concrètes sur la table de la part du Royaume-Uni pour faire avancer les négociations.

Michel Barnier aux côtés de Xavier Bettel, lundi 17 septembre à Luxembourg.
Michel Barnier aux côtés de Xavier Bettel, lundi 17 septembre à Luxembourg.
Photo: Guy Jallay

L'Irlande au cœur des discussions

Dans «cette extraordinaire et complexe négociation (...) il est de notre responsabilité de poursuivre ce processus avec de la détermination, avec de la sincérité», a ajouté M. Barnier qui s'exprimait juste après M. Juncker.

La question irlandaise reste le principal point de blocage des discussions. Londres veut la suppression du «backstop» ou filet de sécurité, la clause de sauvegarde prévue pour empêcher le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord, province britannique, et la république d'Irlande.

Une solution «juridiquement opérationnelle»

Ce dispositif prévoit de garder le Royaume-Uni dans un «territoire douanier unique» à défaut d'autre solution. Mais jusqu'à présent, Londres n'a pas présenté de solutions alternatives satisfaisantes pour les Européens.

«Le nouveau gouvernement britannique (...) a souligné les aspects du filet de sécurité qu'il n'aime pas. Ce n'est pas suffisant pour parvenir à une solution», a constaté M. Barnier. «Nous avons besoin d'une solution juridiquement opérationnelle dans l'accord de retrait qui répond pleinement à chacun des problèmes, aborde chacun des risques», a ajouté le Français.

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