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Turquie: Au moins 13 soldats tués et 48 blessés dans un attentat
International 3 min. 17.12.2016 Cet article est archivé

Turquie: Au moins 13 soldats tués et 48 blessés dans un attentat

Au moins 13 soldats turcs ont été tués et 48 blessés dans l'attentat qui a visé un bus qui les transportait samedi matin à Kayseri.

Turquie: Au moins 13 soldats tués et 48 blessés dans un attentat

Au moins 13 soldats turcs ont été tués et 48 blessés dans l'attentat qui a visé un bus qui les transportait samedi matin à Kayseri.
Reuters
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Turquie: Au moins 13 soldats tués et 48 blessés dans un attentat

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Au moins 13 soldats turcs ont été tués et 48 blessés dans l'attentat qui a visé un bus qui les transportait samedi matin à Kayseri, dans le centre de la Turquie, a déclaré l'armée turque.

(AFP) - Au moins 13 soldats turcs ont été tués et 48 blessés dans un attentat visant un bus qui les transportait samedi matin à Kayseri, dans le centre de la Turquie, a déclaré l'armée turque.

Les soldats -des non gradés et des sous-officiers - avaient obtenu la permission de quitter le quartier général des commandos pour la journée, a expliqué l'armée dans un communiqué.

Elle a précisé qu'il pourrait y avoir des blessés civils.

L'explosion, survenue à 8H45 (5H45 GMT), s'est produite une semaine après l'attentat qui a fait 44 morts dans le coeur d'Istanbul, revendiqué par un groupe armé kurde.

Le vice-Premier ministre Veysi Kaynak a déclaré dans une annonce télévisée que l'attaque de Kayseri «ressemble malheureusement» à celle de la semaine précédente à Istanbul.

De premières images télévisées montraient le bus réduit en une épave fumante par l'impact de l'explosion.

Le bus appartenait à l'agence de transports municipaux de Kayseri mais transportait des militaires en permission au marché local, selon l'agence de presse Dogan.

La bombe, placée dans une voiture, a détonné au passage du bus, précise l'agence. Il n'y avait encore aucune indication des auteurs potentiels de l'attaque.

De nombreuses ambulances et véhicules de polices ont été dépêchés sur place. Kayseri est l'une des principales villes du centre du pays et un centre industriel habituellement épargné par les attentats.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été informé par le chef d'Etat major, le général Hulusi Akar, ajoute l'agence de presse.

Le ministre de l'Intérieur, Suleyman Soylu était en route vers le lieu de l'incident.

Le gouvernement a imposé une interdiction temporaire de diffuser les images de l'attaque, une pratique devenue courante depuis la multiplication des explosions ces derniers mois.

Un lourd tribut

La Turquie a subi depuis l'été 2015, avec la reprise du conflit kurde et les combats en Syrie voisine, une vague d'attentats attribués au groupe Etat islamique (EI) ou au PKK et ses émanations.

En juin, 47 personnes ont été tuées dans un triple attentat-suicide à l'aéroport international Atatürk d'Istanbul, dans un attentat attribué à l'EI.

Dans le sud-est de la Turquie, à Gaziantep, 57 personnes ont été tuées en août lors d'un attentat-suicide au cours d'un mariage kurde, attribué à l'EI.

Le 10 octobre 2015, 103 personnes avaient été tuées dans un double attentat-suicide devant la gare principale d'Ankara lors d'un rassemblement prokurde. Cet attentat, le plus meurtrier jamais commis en Turquie, a été attribué à l'EI.

Le pays se remet également du coup d'Etat manqué du 15 juillet imputé au prédicateur islamique Fethullah Gulen, installé aux Etats-Unis et qui dément ces accusations.

Les autorités turques ont déclenché dans la foulée de vastes purges qui, allant au-delà de la chasse aux putschistes présumés, ont visé les milieux prokurdes et les médias.

Le double attentat du 11 décembre à Istanbul visait des policiers près du stade de football de l'équipe de Besiktas. Il a été revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe radical kurde lié au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Cet attentat a conduit à une réponse vive du président Erdogan qui a juré qu'Ankara lutterait «jusqu'au bout contre cette malédiction qu'est le terrorisme».

Les auteurs de la double attaque «paieront un lourd tribut», avait-il ajouté.

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